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l'aventure #LOVEISLOVE s'arrête là, le forum ferme ses portes

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 would you like me to say i did not want to ? (romah)

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Hazel Grant
elzahmtg

↳ ÂGE : vingt-neuf ans
↳ CÔTÉ COEUR : mariée, confuse
↳ ORIENTATION : hétérosexuelle
↳ OCCUPATION : pompier
↳ QUARTIER : titanic quarter, #121
↳ RP EN COURS : romygabrielfreya
↳ INSCRIT LE : 17/11/2016
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MessageSujet: would you like me to say i did not want to ? (romah)   Jeu 24 Nov - 19:09


≈ ≈ ≈
{would you like me to say i did not want to ?}
crédit/ tumblrromy.

Les heures s'enchaînent, mais ne se ressemblent pas. C'est toujours comme ça dans ce métier et c'est ce qui me plaît. Malgré les nombreux accidents de la route et les incendies auxquels on doit faire face, il n'y en a pas un d'identique. J'ai beau aimer tout ceci, je suis toujours ravie quand ma garde prend fin. Ce n'est pas encore exactement le cas, mais ça se rapproche. Je n'ai plus qu'à espérer que le camion ne soit pas appelé lors des deux prochaines heures. Une légende dit que si nous nous vantons à voix haute de ne pas être appelé souvent, alors, dans la minute qui suit, tu te retrouves sur une mission. Pour aujourd'hui, nous allons garder ça pour nous et se satisfaire du peu d'appels que nous avons eu. Disons que nous nous rattrapons des précédentes gardes qui ont été plutôt chargées. Le rythme de vie n'est jamais fixe à la caserne et quand nous ne courrons pas suite à l'alarme, nous avons d'autres choses à faire. Liées au matériel ou à nous. Aujourd'hui, je ne suis pas de corvée pour nettoyer le camion, mais bien pour celle de la vaisselle. J'ai pour habitude de le faire avec Romy, mais depuis quelques temps, j'ai trouvé le moyen d'échanger ma place avec l'autre ambulancier et je me retrouve donc moi-même avec quelqu'un d'autre, un autre membre du camion. Les gens ne sont pas dupes ici et ils sentent bien qu'il se passe quelque chose. En six ans, jamais je ne me suis séparée de Romy, pas même suite à mon mariage. C'était toujours elle et moi, même si Thybalt était là. J'ai toujours cru qu'il y avait uniquement de l'amitié entre nous, mais depuis peu, depuis le baiser que j'ai échangé avec elle, je commence à douter de ça. Je tente de gérer cela comme je peux et même si je suis un peu maladroite, je pense que je ne me débrouille pas trop mal. Mes collègues pensent qu'ils ont affaire à une querelle d'amies et non pas à une remise en question totale de moi-même. Il faut dire que je ne laisse pas beaucoup d'indices et heureusement pour moi, la blonde ne crie pas sur tous les toits ce qu'il s'est passé entre nous. Elle est peut-être autant gênée que moi. Je n'en sais rien à vrai dire. Comme je l'évite depuis l'incident, c'est dur de savoir ce qu'elle pense.

Une fois la vaisselle faite, je me suis lancée dans une machine avec les vêtements que j'ai utilisés lors du précédent appel. Le temps qu'elle tourne, ça me laisse le temps d'aller me laver. Avec un peu de chance, je n'aurais pas à le refaire avant de revenir chez moi. Je retire toutes les affaires que je porte et m'enroule dans ma serviette. Il ne faut pas être pudique en travaillant ici. N'étant pas une adepte des douches qui durent des heures, je suis très rapidement dehors et de retour devant mon casier. Le soucis, c'est que les vêtements que j'ai laissés il y a quelques minutes ne sont plus là. « C'est quoi cette.. » Je me retiens de cracher une injure. En refermant la porte, je tombe nez à nez avec ma meilleure amie. Il ne me faut pas longtemps pour remarquer que c'est elle qui possède mes affaires. « À quoi tu joues Romy ? Donne-moi ça. » Dis-je, avant de m'avancer un peu plus d'elle pour attraper les vêtements qu'elle tient entre ses doigts. Mais à mesure que je m'avance, la jeune femme recule. Je finis par m'arrêter et fronce légèrement les sourcils. « Vraiment ? Tu veux que je me balade comme ça dans toute la caserne ? » Je tente de trouver la raison qui pourrait la pousser à faire cela, mais rien ne me vient à l'esprit. « Je ne trouve pas ça drôle Romy. »


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↳ ÂGE : trente-cinq ans
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MessageSujet: Re: would you like me to say i did not want to ? (romah)   Ven 25 Nov - 12:26

would you like me to say i did not want to ?
Elzah & Romy



J’ai toujours aimé mon métier et ça ne risque sûrement pas de changer de sitôt, peu importe, dans quel caserne je me trouve c’est ce que j’aime faire. Je le fais depuis déjà si longtemps, c’est un réel plaisir de se laisser porter par cette routine. Celle-ci n’en est pas forcément une, car il est vrai que ce qui m’a toujours attiré au-delà du simple fait de pouvoir jouer un rôle dans le sauvetage d’une vie, bien sûr, c’est que l’on ne fait pas toujours la même activité. L’occupation est la même certes, sauver des gens coûte que coûte, leur laisser une chance de pouvoir retrouver leurs proches et de les serrer dans leur bras. Mais les activités sont bien différentes et changent non pas de jour en jour mais d’heures en heures. Je n’aurai pas pu trouver mieux. C’est exactement la phrase que je me suis dit lorsque j’ai rejoint cette caserne dans laquelle je me sens comme à la maison. A la petite différence que ces derniers jours, j’appréhende d’y mettre les pieds pour mes gardes. Pourquoi ? Tout simplement, parce que là-bas se trouve, la personne qui a sans doute le plus de valeur dans ma vie que tout le reste de la populace réunie, Elzah.

Elle aurait la simple raison de rester à la caserne des jours et des jours sans prendre un seul congé mais tout a changé. Je n’aime pas ce fait. Je ne l’accepte pas tout simplement. Pourquoi me faudrait-il perdre ma meilleure amie ? Au prix d’un baiser échangé lors d’une nuit trop arrosée ? Je pensais que Hazel se dirait que c’était une erreur évidemment mais pas qu’elle m’éviterait comme la peste. Honnêtement, c’est assez douloureux comme situation et maintenant que les jours passent, ça commence sérieusement à m’irriter. Ce n’est pas Hazel qui m’irrite. Je veux dire, elle est ma meilleure amie, je l’aime. Mais plutôt les circonstances qui ont fait que peut-être notre amitié est terminée. Je ne sais pas ce qu’elle pense, ni pourquoi elle m’évite réellement. A vrai dire, je ne comprends pas. Je suis sa meilleure amie depuis plusieurs années à présent, on s’est toujours confié à l’autre. Aujourd’hui, elle a peur de me parler alors qu’elle me connait mieux que personne.

Dans ma tête, je me suis fait un tas de scénarios probables suite au baiser mais aucun ne me convient réellement. Peut-être Hazel est-elle en colère que j’ai profité d’elle, est-elle gênée, se sent-elle coupable vis-à-vis de son époux, est-elle perdue… encore que ce dernier point me parait invraisemblable. Je ne cesse de me dire qu’Elzah est hétéro et mariée… surtout mariée à un homme. Que viendrait-elle faire avec une fille comme moi ? De plus, cela fait des années que l’on se connait si elle n’avait eu qu’un brin d’attirance envers moi, elle me l’aurait déjà témoigné, non ? Je me fais des idées et c’est agaçant. Ma meilleure amie me fuit, voilà. J’avais décidé de lui laisser quelques temps pour qu’elle se remette les idées en place et il faut dire que c’était aussi la solution de la lâcheté en premier temps. Mais aujourd’hui, je ne peux plus attendre. Cela fait des jours que j’essaie de l’attraper pour qu’on puisse avoir une discussion d’adulte mais elle continue à me fuir, allant même jusqu’à changer son tour de corvée vaisselle pour ne pas être avec moi.

Nos collègues l’ont remarqué au sein de la caserne. Je sens sur moi leurs regards, les questions au fond de leurs prunelles, certains inquiet, d’autres simplement curieux. Je n’ai rien dit. Cette histoire ne leur appartient pas, amitié ou non, elle ne concerne qu’Elzah et moi et personne d’autre ne pourra s’y immiscer. Et jamais je n’aurais balancé ma meilleure amie là-dessus. Cependant, il faut que cela cesse. En arrivant à la caserne pour ma garde, j’ai pris la décision de la confronter aujourd’hui dès que j’en aurais l’opportunité. Profitant de l’absence d’appel, je quittai mon partenaire en lui expliquant que j’avais quelque chose à faire et que je revenais au plus vite pour l’aider avec l’inventaire. Je commençais donc par chercher ma meilleure amie. Je me dirigeais vers les vestiaires ayant pris le temps d’analyser son emploi du temps pour mieux la coincer.

Bingo ! Un petit sourire étire mes lèvres. Ces affaires sont bien là. Elle doit être sous la douche en ce moment même. J’attrape ses habits et vais me caler dans un coin, contre un casier en l’attendant. Je suis nerveuse et il est difficile de le masquer. Je ne sais même pas quoi lui dire malgré les nombreux scénarios qui ont défilé dans ma tête depuis des jours. Etant une femme d’action, je préfère laisser mon instinct me guider pour cette fois. Heureusement, je n’ai pas trop à cogiter, la voilà qui arrive. Bien sûr, ma meilleure amie n’est pas ravie de sa découverte. Je ne fais aucun commentaire, aucun bruit et me contente de la fixer jusqu’à qu’elle me remarque après avoir claqué son casier. Ses yeux glissent sur moi pour constater que je tiens ses habits en otage. Et oui ma belle, tu es piégée cette fois-ci.

« Non. » répondis-je calmement en reculant de quelques pas pour bien lui faire comprendre que je ne lui rendrai pas ses affaires. Je n’avais pas l’intention de la laisser filer et j’espérais qu’elle n’ait vraiment pas l’idée de fuir dans cet état. Le hic c’est qu’elle en serait peut-être capable. J’aurai du fermer la porte à clé. Hazel me jette un regard que j’interprète comme de mauvais augure mais tant pis, je ne reculerai pas. « Je ne vais pas te donner tes affaires. Pas avant que nous ayons une petite discussion toi et moi. » lui expliquai-je, en tentant de garder mon calme.

Mes yeux partent malgré moi sur son corps enveloppé par sa serviette. Hum. Oui, bon relève les yeux Romy, tu n’es pas là pour ça. Ce n’était peut-être pas mon idée la plus intelligente du moment. Allez, on lève les yeux, tu es là pour tout autre chose que de reluquer ta meilleure amie que tu as déjà vu dans sa serviette à ce même endroit. Bon c’est vrai que dans ces cas-là, je n’avais pas en tête la douceur de ses lèvres sur les miennes et de l’effet électrisant que ça m’avait fait. Je déglutis légèrement, chassant ses idées de ma tête, pour reporter mon attention sur Hazel. J’espérais qu’elle n’avait pas remarqué mon malaise sinon franchement ça commençait mal. Je pris une profonde inspiration.

« Elzah, s’il te plait. » me radoucis-je, sans pour autant m’approcher ou lui rendre ses vêtements. « On doit discuter de ce qui s’est passé. Je ne veux pas te perdre, Elzah, pas pour ça. » Avouai-je, avec sincérité. J’espérais réellement que ma meilleure amie allait comprendre que ça ne pouvait plus durer comme ça, qu’on devait en parler, qu’elle devait arrêter de me fuir. Et puis, je n’avais pas envie de la plaquer au sol dans le vestiaire à la vue de tous pour être sûre qu’elle ne s’enfuit pas encore.


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Hazel Grant
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MessageSujet: Re: would you like me to say i did not want to ? (romah)   Ven 25 Nov - 19:21


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En une minute, tous mes efforts mis en place pour l'éviter sont réduits à néant. On ne dirait pas comme ça, mais c'est difficile pour moi d'agir de la sorte. Depuis six ans, Romy partage ma vie, chaque jour. Si ce n'est pas à la caserne, c'est grâce à un coup de téléphone ou à une visite surprise. Mais jamais, je dis bien jamais, je n'ai connu de jour sans elle depuis notre rencontre. Alors là, même si c'est moi qui suis à l'origine de la distance mise entre nous, c'est difficile de tenir. J'y arrivais car elle était loin de moi, mais si maintenant elle fait tout pour venir me parler, ça va devenir de plus en plus dur. « Non. » Me dit-elle, alors que je lui demandais simplement de me rendre mes affaires. Je soupire légèrement. Je pensais que ce genre de blague était fini depuis l'époque de l'école primaire. En vérité, si je réagis comme ça, c'est parce que je n'aime pas du tout la tournure que prend cette scène. En fuyant la jeune femme, j'avais le contrôle, mais désormais, c'est elle qui l'a. Il faut dire que je suis plutôt vulnérable avec ma petite serviette comme simple vêtement. « Je ne vais pas te donner tes affaires. Pas avant que nous ayons une petite discussion toi et moi. » Je tourne légèrement la tête pour fuir le regard de la jeune et passe une main dans mes cheveux toujours humides. Je savais bien que cette discussion finirait par arriver un jour, mais pour une raison qui m'échappe encore, j'ai voulu la fuir dès le problème posé. J'aurais dû savoir que Romy ne se laisserait pas faire, qu'elle ne se laisserait pas mettre simplement de côté. Elle aime quand les choses sont dites, quand il n'y a pas de secret ou de non-dits. Je reste quelques instants silencieuse, à la recherche d'une solution miracle. Mais je dois me rendre à l'évidence, si je sors d'ici dans cette tenue, je me fais siffler dès que je rencontre quelqu'un. Non pas parce que les pompiers sont machos, mais simplement par plaisanterie. Je suis donc obligée de rester là, avec ma meilleure amie, à écouter ce qu'elle veut me dire.

« Elzah, s'il te plait. » Je finis par relever les yeux vers elle. J'attrape le haut de ma serviette d'une main et tente de tirer dessus pour la remonter un peu, pour me cacher un peu plus, si seulement c'était possible. Pour moi, être habillé de la sorte face à elle pour parler d'un baiser, c'est comme être nue. Pourtant, cette serviette me cache, moi et tout ce que j'essaye de fuir depuis plusieurs jours. Espérons qu'elle puisse les cacher encore un peu, juste le temps de cette conversation, juste le temps qu'elle se décide à me rendre ce qui m'appartient. « On doit discuter de ce qui s'est passé. Je ne veux pas te perdre, Elzah, pas pour ça. » Je soupire de nouveau. Si seulement je pouvais savoir ce qu'elle pensait de tout cela, je parlerais peut-être plus sans paraître ridicule. Romy est la première femme que j'embrasse, la première personne différente de Thybalt depuis que nous sommes ensemble et je me retrouve perdue. Perdue dans l'inconnu et dans mes sentiments. Jamais avant aujourd'hui je n'aurais cru capable qu'un simple baiser mettrait autant de bordel dans ma tête. « De quoi veux-tu parler Romy ? Ce n'était qu'un baiser, rien de plus. » C'est bien beau de dire cela, il faut maintenant que j'arrive à y croire et à m'en convaincre. Et puis, mon comportement de ses derniers jours ne laisse pas sous-entendre que le baiser que l'on a échangé n'est pas un problème. « Je t'ai embrassée, je n'aurais pas dû, je suis désolée. » Voilà qui est dit. Nous pouvons maintenant passer à autre chose et oublier toute cette histoire. Enfin, elle peut le faire. Retourner à toutes ses conquêtes et oublier la petite Hazel qui est venue l'embrasser quand elle était bourrée, en espérant ainsi qu'elle ne s'en souviendrait pas le lendemain. « C'est bon ? Est-ce que je peux avoir mes vêtements maintenant ? » Dis-je en tendant une nouvelle fois la main vers elle. Je suis consciente d'avoir seulement détourné le problème et non pas de l'avoir réglé. Mais j'ai peur qu'en parlant de tout ça, je finisse par comprendre des choses qui me feraient peur et qui me pousserait à m'éloigner encore plus de Romy. Ce n'est pas ce que je souhaite, c'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai mis de la distance entre nous. Si j'arrive à oublier ce qu'il s'est passé entre nous, la sensation de mes lèvres sur les siennes, alors tout rentrera dans l'ordre.


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MessageSujet: Re: would you like me to say i did not want to ? (romah)   Sam 26 Nov - 0:31

would you like me to say i did not want to ?
Elzah & Romy



Ça y est, cette fois nous y sommes la confrontation qui hante mes pensées depuis des jours. Ni elle, ni moi ne pouvons y couper. De toutes manières, ce n’est pas ce que je souhaite comme mes actions viennent de le prouver à cet instant. Je ne lâcherai pas et je pense que Hazel finira par comprendre, du moins je l’espère. Ce qui compte c’est qu’on puisse s’exprimer toutes les deux et que je comprenne ses motivations à m’éviter de la sorte depuis des jours. Je n’aime pas son silence. Cette façon qu’elle a de détourner son regard de moi. Je ne comprends pourquoi elle agit ainsi. C’est ma meilleure amie. Pense-t-elle réellement que je pourrais la juger sur ce qui s’est passé ? Elle compte plus que tout pour moi. Elle fait quasiment partie de ma famille. C’est comme une sœur à mes yeux. Enfin… une sœur on ne l’embrasse pas comme je l’ai embrassé et comme j’aimerais l’embrasser encore évidemment. Mais ça, je peux y faire face et le contrôler si ça me permet de conserver sa présence dans ma vie.

Au moins, elle ne semble plus vouloir s’obstiner à me fuir. C’est déjà là une petite victoire. Nous allons peut-être pouvoir régler cette situation une bonne fois pour toute. Même si je doute que ce soit aussi simple. Je note son mouvement tentant de réajuster sa serviette. Oui, c’est sûr finalement mon idée n’apparaît pas des plus sensées du tout. Je me mords la lèvre en la regardant faire, regrettant mon geste. Je la mets mal à l’aise. Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ? Enfin, disons que je ne pensais pas qu’elle serait spécialement à l’aise devant moi mais après le baiser… elle doit penser que je suis capable de lui sauter dessus à la moindre occasion qui sait. Super, bravo Romy, tu es une championne pour faire flipper ta propre meilleure amie. Si ce n’est pas du talent ça. On peut se demander ce que c’est.

Au moins, mes mots ont l’air d’avoir eu l’effet escompté. Je comptais justement sur la sincérité et l’effet du Elzah pour qu’elle comprenne à quel point j’avais besoin qu’on parle – qu’elle me parle enfin ! « De quoi veux-tu parler Romy ? Ce n'était qu'un baiser, rien de plus. » Aie. Ses mots font plus mal que ce que j’aurai pu croire. J’ai l’impression que pour elle, ce qui s’est passé n’a pas d’importance que je n’ai pas d’importance à ses yeux. Si, ce n’était rien pourquoi m’évitait-elle de la sorte ? Je ne suis pas dupe. Hazel ne réagirait pas comme ça pour rien. Elle en aurait plaisanté, m’aurait dit que c’était une erreur à cause de l’alcool, on aurait même ri. Mais là, je n’ai pas du tout l’envie d’éclater de rire.

Un baiser, rien de plus. C’est douloureux. Ça doit se lire dans mes yeux mais je ne peux l’empêcher. Je me doutais de cette réponse mais l’entendre de cette manière de la bouche d’Elzah fait bien plus de dégâts que tous les refus du monde.« Je t'ai embrassée, je n'aurais pas dû, je suis désolée. » et ça continue évidemment. Je continue de la regarder dans les yeux. Je secoue la tête. « Tu n’as pas à t’excuser pour cela. Je ne t’en voudrais jamais pour ça, Elzah. Tu me connais, non ? » Et c’est vrai, ma meilleure amie n’a pas à s’excuser de m’avoir embrassé dans une autre circonstance si ça avait été un autre collègue, on aurait juste mis ça sur le compte de l’alcool. « On a trop bu. » ajoutai-je, tentant de rassurer Hazel. « Ce qui me blesse en revanche, c’est que tu me fuis pour cela. Es-tu sûre que c’est la seule raison ? » Tentais-je pour lui laisser une chance, peut-être même pour me laisser une chance.

Ce qui comptait pour le moment c’est que ma meilleure amie ne me voit pas comme une ennemie ou comme je ne sais pas la fille qui veut se la taper après un baiser. En clair, c’était un mensonge mais jamais je ne ferai de mal à Hazel. Je voulais la rassurer alors que je devrais être en colère. En colère de quoi ? Qu’elle soit gênée d’avoir embrassé sa meilleure amie par erreur ? Non, c’était ridicule. « C'est bon ? Est-ce que je peux avoir mes vêtements maintenant ? » Je hochai la tête en signe d’approbation. Je ne pouvais pas la laisser comme ça. Des collègues pouvaient entrer à tout instant. Je lui tendis ses habits.

« Tu n’es pas attirée par moi, ne t’en fais pas, je l’ai bien compris. C’était l’alcool. Mais s’il te plait, ne m’évite plus comme ça. Je ne crois pas le mériter. » mon ton était sérieux, mortellement sérieux. Hazel comptait pour moi mais sa décision de me fuir m’avait blessé et visiblement plus que ce qu’elle avait pensé.

Je reculai de plusieurs pas de telle manière à m’appuyer contre un casier, dos à Hazel, je ne voulais pas qu’elle se sente plus oppressée qu’elle l’avait déjà été suite à ce malheureux baiser. Parce que visiblement, il ne s’agissait que de ça – une simple erreur qui avait failli coûter leur amitié. « Tu arrêtes de me fuir comme la peste, maintenant ? » demandais-je avec un petit sourire amusé. Je cherchais à détendre l’atmosphère avant tout.  



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MessageSujet: Re: would you like me to say i did not want to ? (romah)   Sam 26 Nov - 13:51


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Lorsque ma meilleure amie m'avoue vouloir discuter de ce qu'il s'est passé entre nous, du baiser échanger lors de l'une de nos soirées, je réagis rapidement sur la défensive. Elle pourrait vouloir des choses dont je ne suis pas encore prête à avouer, alors je préfère être froide. « Tu n'as pas à t'excuser pour cela. Je ne t'en voudrais jamais pour ça, Elzah. Tu me connais, non ? » La jeune femme a toujours eu le don de savoir m'apaiser, de me faire rire, alors en l'entendant parler, je me dis que je suis méchante d'agir de la sorte. « On a trop bu. » Je rigole doucement. Ce rire est loin d'être naturel et n'importe qui qui me connaît pourrait le dire. « Ce qui me blesse en revanche, c'est que tu me fuis pour cela. Es-tu sûre que c'est la seule raison ? » À ces mots, je me retrouve comme bloquée. Elle est celle qui est censée me connaître le plus. Alors dit-elle ça comme une affirmation, parce qu'elle a compris, ou comme une réelle question, car elle est elle aussi perdue. Ne voulant rien répondre, je préfère lui demander une nouvelle fois mes affaires. Cette fois-ci, ma demande reçoit une réponse positive et la jeune femme me tend son trophée, mes vêtements. Je les attrape et ouvre de nouveau la porte de mon casier. Ce n'est pas beaucoup, mais cette chose mettra un minimum de protection entre nous. Je commence par enfiler mes sous-vêtements, je peux ainsi ranger complètement ma serviette. J'enfile ensuite la tenue de la caserne, le pantalon et le T-Shirt. « Tu n'es pas attirée par moi, ne t'en fais pas, je l'ai bien compris. C'était l'alcool. Mais s'il te plait, ne m'évite plus comme ça. Je ne crois pas le mériter. » Le ton qu'emploie Romy pourrait faire craquer n'importe quelle personne, moi y compris. On sent qu'elle ne veut pas s'énerver, qu'elle veut juste discuter et mettre les choses au clair. Une distance a été mise entre nous, par ma faute et c'est aussi déchirant qu'obligatoire. « Tu arrêtes de me fuir comme la peste, maintenant ? » Je soupire longuement, mais reste silencieuse. Ceci semble alerter Romy qui finit par me refaire face. Étant désormais habillée, je ferme mon casier. Je n'ai plus besoin de me cacher désormais et puisqu'elle semble vouloir continuer à parler, autant le faire. Je plante alors mon regard dans le sien, tout en posant mon dos contre le fer du casier. « Je n'étais pas ivre. » Voilà qui est dit. Je ne peux pas la laisser mettre tout ceci sur le dos de l'alcool. Je n'ai bu que quelques verres, pas assez pour ne plus être en capacité de contrôler tous mes faits et gestes. « Je savais pertinemment ce que je faisais. Quand j'ai posé mes lèvres contre les tiennes, j'étais consciente. » Je ferme les yeux quelques secondes, lorsque des souvenirs de la scène me reviennent en esprit. Maintenant que je suis lancée à parler, je ne peux pas la laisser m'interrompre, je dois poursuivre. De toutes façons, vu ce que je viens de dire, il y a de fortes chances pour que son esprit soit embrouillé. Par ce que je viens de dire, mais aussi par les non-dits que je continue de garder pour moi. Lorsque j'ouvre de nouveau les yeux, mon regard est directement attiré par le sien. Je pince alors ma lèvre inférieure entre mes dents et prends une grande inspiration pour poursuivre. « Maintenant, tu aimerais que je te dise que je n'en avais pas envie, n'est-ce pas ? Que ceci n'était qu'un geste comme ça, que la seule chose qui m'a poussé à faire ceci est liée à l'absence de Thybalt ? » Je secoue légèrement la tête de gauche à droite. Le mouvement est tellement faible qu'il ne peut pas laisser à la jeune femme l'impression qu'il s'agit d'un non. Pourtant, il ne serait pas complètement faux. Mais ça, je n'ai pas le courage de lui dire. Je me contente juste de rester silencieuse. Ne rien dire est mieux que mentir, non ? Pourtant, j'ai comme l'impression que mon regard me trahis. Il ne fait qu'osciller entre ses deux yeux, traduisant ainsi ma panique actuelle de devoir lui annoncer que j'avais envie de ce baiser, que j'ai fait ceci en connaissance de cause. Maintenant que j'ai tout dit, je n'ai plus qu'à attendre sa réponse. Mais comme un signe du destin, l'alarme se met à retentir dans la caserne. Dans ces moment-là, nous sommes tous sous pression jusqu'à ce que les engins soient appelés. « Ambulance 411, personne faisant un malaise au 12 du quartier Titanic. » Il n'y a que Romy et son coéquipier d'appeler pour cette intervention. J'ai comme un poids qui s'enlève de mes épaules. Elle est obligée d'y aller et cette conversation est donc mise en suspens pour le moment. « Tu dois y aller. » Lui dis-je pour bien insister sur le fait qu'elle doit partir.


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MessageSujet: Re: would you like me to say i did not want to ? (romah)   Sam 26 Nov - 20:09

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Cette situation est si compliquée pour une personne qui déteste les complications mais si ce n’était que cela. Hazel ne pourra jamais être une complication, c’est tellement plus que ça à mes yeux lorsqu’elle est concernée. Ce qui ne m’arrange pas, je ne suis pas objective, je ne le serai jamais. J’ai toujours eu dans l’idée de protéger Hazel. Non pas qu’elle n’en soit pas capable, au contraire, il vaut mieux éviter de se frotter à elle. C’est plus fort que moi et mes sentiments. C’est tout aussi instinctif et c’est ce que j’aime en sa présence, je suis juste Romy. Hazel est mal à l’aise, ça se sent, ça sent voir et c’est assez troublant. Ma meilleure est plutôt le genre à être maître de ses émotions et là, j’ai l’impression de la voir s’éparpiller entre excuses et tentatives d’esquives. J’essaie de la rassurer, de lui prouver que malgré tout ce qui a pu se passer, c’est toujours elle et moi et ce sera toujours le cas. C’est ce que j’espère en tout cas. Son rejet fait mal, c’est un fait indéniable mais au fond c’est d’une logique imparable. Hazel est hétéro et mariée. Elle a fait une erreur sans doute à cause de l’absence de son mari, l’alcool ayant fait le rapprochement entre nous et voilà c’est arrivé. J’essayais néanmoins de combler le vide ces derniers jours, de la dure réalisation que Hazel pouvait m’écarter de sa vie comme ça.

Malgré mes tentative, je la sens répondre toujours nerveusement et je ne comprends pas pourquoi. J’espérais enfin voir un dénouement à cette affaire mais il semble que c’est plus compliqué que cela en voyant la tête de ma meilleure amie. Un silence s’installe entre nous alors qu’elle se rhabille près de son caser. Mes pensées tourbillonnent face au comportement plus qu’étrange de mon amie. Je suis face au vide, c’est simple, je ne la reconnais pas. C’est vexant. Je la connais bien et là j’ai l’impression d’être face à un mur voir à une anguille. Peut-être une fois ses habits sur elle, sera-t-elle plus à l’aise ? Je l’espère et lui laisse le temps qu’il lui faut en silence. Celui-ci est lourd et pesant et me rend nerveuse. Hazel soupire fortement ce qui me fait froncer les sourcils. Que lui arrive-t-il à la fin ? J’en deviens presque inquiète. Alors je m’approche pendant qu’elle referme son casier pour me faire face, le visage fermé.

C’est inquiétant là c’est sûr. A-t-elle un problème dans sa vie dont elle ne souhaitait pas me faire part et c’est pour cette raison qu’elle me fuyait ? Ou est-ce que c’est lié au baiser encore. Ce misérable baiser qui risquait de tout gâcher entre nous. Je ne l’avais pas initié mais je le regretterai toute ma vie si c’était là, la raison qui me séparerait à jamais de celle que j’aime. « Je n'étais pas ivre. » Le choc de cette révélation se répercute son mon expression faciale. Je suis choquée, étonnée, perdue. Mes sourcils se froncent. « Quoi ? » demandai-je, incrédule, sans réellement parvenir à faire le lien entre cette information et le baiser. Elle n’était pas ivre. Est-ce que ça voulait dire qu’elle désirait m’arracher ce baiser ? Je me faisais l’idée d’une adolescente incrédule à la fixer avec cette tête-là.

«  Je savais pertinemment ce que je faisais. Quand j'ai posé mes lèvres contre les tiennes, j'étais consciente. »

Je cligne des yeux alors que mon cerveau daigne enfin faire le lien entre l’ensemble des informations qu’elle me révèle. Elle n’était pas ivre. L’alcool n’avait donc rien à faire dans cette affaire. Je ne suis pas sûre de bien comprendre là où elle veut en venir. Mais mon cœur s’est mis à s’accélérer, ses battements sont puissants dans ma poitrine. Ses mots m’emportent comme une vague déferlante. Je suis muette et je la fixe. Peut-être pour la première fois de ma vie, je ne sais pas quoi dire, pas quoi lui dire à elle. Alors qu’elle vient peut-être tout juste de m’avouer ce que j’avais espéré en vain il y a des années. Ma main passa sur mon front, incapable d’empêcher ce geste trahissant mon état d’esprit torturé par la tournure de cette conversation.

Mes yeux se posent sur son visage tendu. Elle ferme les yeux. Je comprends qu’elle vient de m’avouer quelque chose de grand, quelque chose qui lui pesait tous ces jours. J’ai enfin la raison de cette distance entre nous, du moins je le crois. Cependant, Hazel est mariée et jamais elle ne chercherait à tromper son mari. Elle n’est pas comme ça. Mais pourquoi m’embrasser moi ? C’est une histoire de dingue qui me trouble au plus haut point. Elle doit le sentir. Elle sait qu’elle ne peut pas me laisser ainsi avec ce maigre début d’explication pour moi et ce déluge pour elle. Son regard s’accroche au mien alors qu’il semble qu’elle ait repris contenance pendant ces quelques secondes durant lesquelles ma respiration s’était presque éteinte.

« Maintenant, tu aimerais que je te dise que je n'en avais pas envie, n'est-ce pas ? Que ceci n'était qu'un geste comme ça, que la seule chose qui m'a poussé à faire ceci est liée à l'absence de Thybalt ? »

Oui, peut-être, ce serait plus simple et non à la fois. Hazel en quelques phrases vient de complètement me chambouler. Le peu d’assurance que j’avais pour lancer et tenter de rétablir cette situation venait de s’éclipser, d’être balayé en un coup de vent. Et puis, elle secoua la tête. Je m’y quelques temps à comprendre ce que ça devait signifier, ce que ça représentait pour moi, pour elle, pour nous deux. Elle m’avait embrassé parce qu’elle en avait ressenti le désir ? C’était cela qu’elle voulait me dire depuis le début ? Ou plutôt qu’elle cherchait à me cacher depuis des jours. Effectivement, ça pourrait expliquer son comportement qui ne lui ressemblait pas le moins du monde.

Serait-ce réellement possible ? Non, je me faite des idées. Hazel devait simplement trouver cette idée ridicule. L’idée que je puisse penser que ma meilleure amie puisse avoir envie de moi, tout simplement. Nous continuons de nous fixer. Mon regard ne la quitte pas une seule seconde. Elle me parait encore plus nerveuse, perturbée… j’ai l’impression d’en être la cause. Mais pourquoi m’aurait-elle volontairement embrasser ? Serait-ce un défi idiot réalisé avec les collègues ?

La situation m’échappait et ça commençait doucement à me rendre folle. C’est pour cela que je fis un pas vers elle, bien décidé à en avoir le cœur net. Je suis à deux doigts de pouvoir la toucher. Pour quoi faire ? Ça, je n’en ai pas la moindre idée. C’est une nécessité je crois. « Elzah… » débutai-je, sans trop savoir où aller. Mais l’alarme de la caserne retendit. « Ambulance 411, personne faisant un malaise au 12 du quartier Titanic. » Sérieusement ? Je secoue la tête sans me gêner de masquer ma frustration. Hazel doit bien avoir saisi mon état. Je ne veux pas partir et  ça me tend. Je veux comprendre, démêler cette situation qui me rend complètement folle. « Tu dois y aller. » Je ferme les yeux un instant en serrant la mâchoire puis j’ouvre mes paupières pour la fixer un instant avant de tourner les talons. J’ai l’impression d’être sur un mode automatique, comme un robot. Elle a raison. Je dois y aller. Une vie pourrait être en jeu c’est plus important que nos démêlés, pour le moment du moins.

Je me mets à courir pour rejoindre l’ambulance. Mes pensées doivent s’éclaircir. Je dois chasser Hazel de mes pensées au plus vite. C’est toujours ce que je me dis alors que je démarre notre véhicule. Notre intervention se passe sans encombre. Le patient est acheminé rapidement vers l’hôpital une fois stable. Je laisse mon partenaire s’occuper des papiers préférant retourner à notre véhicule. La tension contenue dans mes épaules est douloureuse. Hazel occupe toutes mes pensées à nouveau, comme si ma maigre barrière venait de s’effriter pour doucement être réduite en miettes. Sur le trajet du retour, aucun mot ne s’échappe de mes lèvres. Je n’ai pas envie de parler. Je pense juste à notre conversation et c’est déjà bien assez. Arrivée à la caserne, je constate avec amertume que la garde s’est terminée il y a une demi-heure.

On m’informe que ma meilleure amie en a profité pour s’éclipser. Agacée, je pars me changer réfléchissant à mes options. Je pourrais tenter d’oublier cette histoire, rentrer chez moi, me changer et sortir. Mais il s’agit d’Elzah pas de la voisine, bon sang. Je ne peux pas faire ça. Je dois être fixée ce n’est pas possible, ça ne peut plus continuer. Déterminée, j’attrape mon sac et file chez elle. S’il faut défoncer sa porte pour la voir, je le ferai. Je roule jusque chez elle dans un état de transe. J’ai du mal à croire qu’après tout ça, elle s’est simplement enfuie encore. Je descends de la voiture et me retrouve nez à nez avec la porte de son appartement. Je sonne et avant qu’elle ne puisse m’échapper à nouveau, je me permets d’entrer en bloquant la porte. Mes yeux se posent dans les siens, déterminés et peut-être avec une légère flamme de colère.

« Arrête de me fuir. » lui dis-je en prenant soin de bien détacher tous les mots utilisés pour être certaine que le message la marque cette fois-ci.


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Hazel Grant
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MessageSujet: Re: would you like me to say i did not want to ? (romah)   Mer 30 Nov - 9:09


≈ ≈ ≈
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Romy prend sur elle pour me parler, je le sens. Elle tente de tout dire pour me rassurer, mais il faut arrêter de se mentir : tout ne peut pas bien aller après ce qu'il s'est passé entre nous. « Quoi ? » Mes révélations semblent être une surprise pour ma meilleure amie. Il faut croire que mon secret était bien gardé. Mais là, j'ai besoin que ça sorte. Je me voile la face, la distance que j'impose entre Romy et moi n'arrange rien à tout ça, elle me rend coupable même. Ce qui est peut-être le cas dans le fond. Je suis coupable d'avoir engendré ce baiser, c'est certain. Mais il n'y a pas que ça. Je suis effrayée par toutes ces nouvelles choses, par ces nouveaux sentiments et j'ai peur de ne pas être objective avec l'absence de Thybalt. Je n'arrive pas à savoir si cela est lié ou s'il s'agit de quelque chose de plus profond, de plus ancien. Après tout, je connais Romy depuis longtemps, je n'avais peut-être juste pas remarqué les signes. Je continue mon discours et même si je tente de cacher la vérité, j'ai l'impression de lui crier haut et fort qu'il y a une possibilité pour que mes sentiments pour elle soient plus fort que je ne le pensais. « Elzah... » Commence-t-elle à dire. Mon coeur se serre rapidement. C'est facile de parler, mais c'est plus difficile d'écouter et j'ai peur de ce qu'elle s'apprête à me dire. Heureusement pour moi, ou pas, l'alarme de la caserne retentit et appelle ma meilleure amie sur une intervention. La jeune femme met du temps à partir, mais comme elle n'a pas vraiment le choix, elle finit par tourner les talons et partir. Je soupire légèrement et reste seule quelques instants. Une fois mes esprits retrouvés, je retourne à la salle commune où se trouvent les autres pompiers. Il faut croire que mon visage cri au monde entier que quelque chose cloche. Le lieutenant s'approche de moi et me demande si tout va bien. Je ne sais pas vraiment quoi lui répondre. En vérité, tout va bien, je suis juste perdue. Voyant que je ne semble pas prête à parler, il me suggère de rentrer chez moi pour me reposer et me retrouver au calme. Il ajoute que pour les deux dernières heures de garde, ils y arriveront bien sans moi. J'aimerais bien refuser la proposition, après tout, c'est mon boulot, je suis censée restée. Mais il insiste, alors je vais chercher mes affaires, dont celles que j'ai mis à laver et quitte la caserne bien décidée à tenter de mettre les choses au clair dans ma tête.

Arrivée chez moi, je me dois de trouver une activité. Pour m'occuper, mais surtout pour penser à autre chose qu'à cette conversion qui a été lancée à la caserne. Je devais me douter qu'elle finirait par arriver, qu'elle allait changer les choses et pourtant, une petite partie de moi continue d'espérer qu'il n'y a rien de plus que de l'amitié entre Romy et moi, qu'il n'y aura jamais rien de plus. C'est finalement dans la cuisine que je me dirige pour me changer les idées. J'ai toujours aimé cuisiner, certainement parce que je n'ai jamais été mauvaise dans ce domaine. C'est donc une bonne solution. Je pourrais penser à autre chose et ensuite me consoler dans la nourriture. Il ne me faut pas longtemps pour choisir ce qui pourrait me faire plaisir : une pizza. C'est l'un de mes plats favoris, même si généralement j'en mange des déjà prêtes, livrés lors de mes soirées avec ma meilleure amie. Romy. Encore et toujours elle, il faut croire que je n'arrive pas à la sortir de mes pensées. Ça s'annonce donc compliqué pour la cuisine. D'ailleurs, je m'en rends rapidement compte, lorsque le détecteur de fumée se déclenche. Je n'étais pourtant pas partie, j'étais là, juste à côté du four, mais j'étais tellement loin dans mes pensées que je n'ai pas surveillé la cuisson et maintenant, cette pizza est immangeable. Je soupire longuement et lance quelques injures, destinées non pas au détecteur de fumée qui ne semble pas décidé à s'éteindre, mais bien à moi, pour les conneries que j'enchaîne depuis ce fameux soir. Je monte sur un tabouret et décroche l'objet d'où s'échappe le bruit insupportable et répétitif et je retire les piles. Alors que je descends tout juste, quelqu'un sonne à ma porte. Ne m'attendant pas à avoir de la visite, je suis plutôt surprise. Je me dirige vers la porte d'entrée et en ouvrant, je tombe sur Romy. Elle semble inquiète et visiblement, elle croit que je suis capable de lui fermer la porte au nez, c'est pour cette raison qu'elle vient la bloquer. « Arrête de me fuir. » Me dit-elle. Je ferme alors les yeux et prends une grande inspiration. Elle doit savoir que je ne pourrais pas faire cela indéfiniment, je suis bien incapable de rester loin d'elle longtemps. Je ressens toujours le besoin de l'appeler, de lui raconter ce qu'il s'est passé dans ma vie ou d'autres choses dans le genre. J'appuie mon épaule contre la porte et croise mes bras contre ma poitrine. « Tu es venue me voir juste pour me dire cela ? » Paraître distante, sûre de moi est la seule solution que je trouve. Si je commence à lui parler de nouveau du baiser ou de mes sentiments changeant à son égard, je ne suis pas sûre de pouvoir m'arrêter après. « Si c'est le cas, c'est bon. Tu peux y aller. » Mon regard se pose sur la jeune femme et j'attends sans bouger qu'elle décide de partir. Mais visiblement rien. Elle reste juste statique. Il ne me faut pas plus de temps pour comprendre que si elle est là, c'est pour bien plus que quatre mots soufflés à ma porte. Je m'éloigne un peu de l'entrée et lui laisse ainsi la place pour passer. « Entre. » Dis-je timidement. La jeune femme s'exécute et je referme derrière elle. Connaissant parfaitement ma maison, elle s'avance et je la suis. Nous arrivons dans le salon, où la cuisine ouverte donne. Alors que la jeune femme reste à proximité du canapé, je retourne à l'endroit où j'étais avant d'aller ouvrir la porte. « Je t'aurais bien proposé un morceau de pizza, mais elle a été un peu trop longtemps dans le four. J'avais autre chose en tête. » Dis-je alors que mon regard se porte sur elle. Je n'ai pas besoin d'en dire plus, il est facile de savoir où je veux en venir. Un silence, presque désagréable s'installe entre nous. Je tourne alors les talons et attrape dans un meuble haut deux verres, je sors ensuite une bouteille d'alcool de l'un des placards. Je pose le tout sous l'îlot central de la cuisine, entre Romy et moi. On risque d'en avoir besoin. « Tu ne vas pas t'arrêter à ce que je t'ai dit, n'est-ce pas ? »


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MessageSujet: Re: would you like me to say i did not want to ? (romah)   Ven 2 Déc - 14:52

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En arrivant chez Hazel, je me rends bien compte que j’ai agi totalement branché sur le mode automatique. Il m’était impossible d’éclaircir mes pensées. Cette situation troublante m’empêchait de pouvoir réfléchir, d’être Romy normale pas Romy qui est complètement ballotée d’un sentiment à un autre en un record de temps. Cela dit, il est vrai que seule ma meilleure amie aurait pu parvenir à ce résultat. D’ailleurs, c’est un challenge totalement réussi, je suis tout aussi perdue que si je me trouvais au beau milieu du labyrinthe. L’analogie n’est peut-être pas si mauvaise au fait, on s’y retrouve pas avec tous ses sentiments et ses paroles échangées. Il n’empêche que cette situation me plonge dans une certaine impuissante qui m’agace réellement. Les paroles d’Hazel me trouvent bien plus que ce qu’elle ne devrait. Il y a tant de sous-entendus derrière…c’est troublant. Je sais qu’Hazel aime son mari et puis ce n’est pas le genre à penser à un autre lorsqu’elle est en couple… même si dans ce cas, il s’agirait plutôt d’une autre en l’occurrence moi.

Mais c’est totalement ridicule. Depuis quand Hazel serait-elle devenue lesbienne ? C’est incompréhensible. Serait-elle bi et elle ne m’en aurait jamais parlé ? Ou alors n’était-ce qu’un simple fantasme à assouvir et que j’étais la parfaite lesbienne sous  la main ce soir-là ? Mais tout cela ne ressemble tellement pas à ma meilleure amie. C’est assez compliqué de réfléchir à tout cela. Je déteste les non-dits et là, on est en plein dedans. Elle doit sûrement être aussi perdue que moi. Le fait de la savoir perdue, seule, inquiète et je ne sais quoi d’autre, tord mon estomac. J’aime Hazel. C’est un fait que personne ne pourra jamais changer. Que ce soit purement amicale ou des sentiments plus puissants que ce qu’on peut penser, je l’aime réellement. C’est mon amie. Ma meilleure amie. Je n’ai jamais été le genre à collectionner les amitiés pour m’en servir. Je préfère en préserver certaines, les plus fortes, et les chérir. C’est ce que je fais avec elle, je veux la protéger. J’essaie du moins.

C’est pourquoi ma colère ne durera pas longtemps. Je le sais aussi bien qu’elle, qui doit bien se douter que je n’allais pas la laisser m’échapper comme ça jusqu’à notre prochaine garde. Elle devait sûrement m’attendre. D’ailleurs lorsqu’elle ouvre, elle n’a pas l’air étonnée du tout. Je ne souris pas. Je n’ai pas envie. D’ailleurs, je n’en ai même pas l’idée. Je veux d’abord entrer que je puisse me trouver face à elle dans son environnement. Hazel n’a pas l’air de vouloir me laisser entrer de suite. Elle a l’air différente peut-être épuisée émotionnellement à cause de notre « dispute » voire froide.  Mon regard s’adoucit en se posant sur ses traits. Je le savais. Mon propre cœur me trahit, c’est super. Je sens qu’elle garde de la distance, veut-elle simplement garder le contrôle de la conversation ? C’est fort possible. Mais je ne me laisserai pas avoir, pas encore.

« Tu es venue me voir juste pour me dire cela ? » Je dresse un sourcil, légèrement troublée. Pourquoi veut-elle me repousser à ce point-là ? La colère revient doucement s’insinuer en moi. Je n’aime pas qu’elle me traite ainsi, qu’elle nous traite ainsi ! Nous sommes amies bon sang ! Elle ne me laisse pas le temps d’en placer une et poursuit sur la même lancée. «Si c'est le cas, c'est bon. Tu peux y aller. » Est-elle sérieuse ? Je lui jette un regard peu convaincu et réaffirme ma position face à elle, en croisant les bras, bien campée sur mes jambes. Pas question que je m’en aille autant qu’elle le comprenne tout de suite. Je ne craquerai pas si c’est ce qu’elle veut. Une petite lueur victorieuse se glisse dans mes prunelles lorsque mon amie recule visiblement acceptant la défaite pour cette manche. C’est déjà un bon point pour moi.

Elle m’invite à entrer d’une petite voix. Je n’attends pas pour m’exécuter et pénètre dans son antre. Son ton a changé. Il est plus incertain. Elle aurait enfin compris qu’elle n’échappera pas à tout ceci maintenant que la machine est lancée. Je m’avance chez elle, faisant comme chez moi, comme s’il s’agissait simplement d’un moment que j’allais passer en sa compagnie en buvant quelques verres et regardant des films. Nous nous rendons dans le salon que je complètement sans trop m’attarder mais pour l’instant ayant senti le trouble de mon amie, je préfère éviter son regard. Disons qu’étant là, c’est à moi d’en placer une et de répondre à tout ce qu’elle m’a dit et ce, même si je suis toujours troublée par ces propos plus qu’ambigus concernant notre situation et ses sentiments. C’est elle qui brise le silence.

« Je t'aurais bien proposé un morceau de pizza, mais elle a été un peu trop longtemps dans le four. J'avais autre chose en tête. »

Je me retourne finalement vers mon amie et la contemple, mon regard glissant sur elle. Bien sûr, qu’elle n’est pas bien. Ce qu’elle m’a dit la trouble tout autant que moi. Je hoche doucement la tête.

« Ce n’est pas grave. » la rassurai-je, presque avec douceur avant d’ajoute. « On pourra toujours commander quelque chose. » Cela voudrait dire que Hazel ne mettrait pas à la porte et que l’on pourrait mettre tout cela à plat. Sans aucun doute se rassurer toutes les deux. J’espérais surtout que notre discussion n’allait pas tout faire empirer mais comment tout cela pourrait-il être pire ? On ne se voyait déjà plus depuis quelques jours et son absence me brisait le cœur. Elle nous sert à boire et je la rejoins près de l’ilot central. Mes yeux captent son regard alors que j’attrape doucement sa main dans la mienne. « Tu ne vas pas t'arrêter à ce que je t'ai dit, n'est-ce pas ? » Je secoue doucement la tête pour lui indiquer qu’effectivement, je ne compte pas m’en tenir à sa maigre explication qui n’en est pas vraiment une d’ailleurs.

« Regarde-moi, dans les yeux et ose me dire que tu veux que je m’en aille. Si c’est le cas, alors je m’en irai. » lui soufflais-je doucement. « Dans le cas contraire, j’aimerais qu’on se parle. Elzah, je suis complètement perdue à cause de ce que tu m’as dit. Je ne sais pas comment agir. »

Je me mords la lèvre incapable de poursuivre sans réfléchir un peu à la suite. Je lutte contre les sentiments qui étreignent mon être de la voir ainsi. J’aimerais la prendre dans mes bras et lui souffler que tout ira bien, que ce n’est rien mais c’est faux. Ce n’est pas rien, pas d’après ce qu’elle m’a dit. Puis, je regarde nos mains et caresse doucement la sienne pour la rassurer. J’attrape la bouteille, relâchant sa main, pour nous servir deux verres en lui faisant un petit clin d’œil.

« Ce n’est que nous. » je lui offre un petit sourire rassurant. « Alors, dis-moi, as-tu réellement envie que l’on s’arrête là-dessus ? »

Je voudrais que cela vienne d’elle. Je n’ai pas envie de lui asséner des questions qui la mettraient encore plus mal à l’aise. De l’autre côté, je veux juste comprendre son geste pour savoir ce que moi j’ai le droit de dire pour ne pas briser notre amitié. Je préférais jouer la carte de la vérité. De toute façon, on se connaissait assez pour savoir que si nous mentions l’autre le saurait bien.



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MessageSujet: Re: would you like me to say i did not want to ? (romah)   Jeu 8 Déc - 21:09


≈ ≈ ≈
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La jeune femme se trouve devant moi et je suis bien incapable de la repousser, c'est plus fort que moi. Je l'invite à entrer et lui explique rapidement que je ne pourrais rien lui offrir à manger vu que je viens de rater une pizza. J'ajoute la raison de ce désastre, mais je comprends rapidement que je n'aurais rien dû ajouter, ça me rend encore plus coupable. « Ce n'est pas grave. On pourra toujours commander quelque chose. » Et prétendre que tout est normal, c'est ce qu'elle essaye de me dire ? Nous avons toujours l'habitude de commander à manger quand on se retrouve toutes les deux, ce n'est pas très équilibré, mais on s'en fiche un peu. Je sors une bouteille et deux verres et commence à les remplir, alors que Romy se rapproche de moi. Elle attrape ma main et un frisson parcourt mon corps dès que ma peau rentre en contact avec la sienne. Il faut croire que je me voile un peu la face, la jeune femme a peut-être plus d'effets sur moi que je ne l'aurais cru. « Regarde-moi, dans les yeux et ose me dire que tu veux que je m'en aille. Si c'est le cas, alors je m'en irai. » Ma respiration s'accélère à mesure que Romy parle. « Dans le cas contraire, j'aimerais qu'on se parle. Elzah, je suis complètement perdue à cause de ce que tu m'as dit. Je ne sais pas comment agir. » Elle n'est pas ici pour entendre un refus de ma part et puis de toutes manières, ce n'est pas la meilleure des choses à faire. Repousser la conversation ne me permettra pas de passer au-dessus. Mais je dois avouer que c'est dur, dur de lui avouer que j'avais envie de tout ça, dur de lui dire que je suis complètement perdue. J'ai toujours été le genre de filles à savoir ce qu'elle veut et pourtant là, mon esprit est plus que confus. Je n'aime pas ceci, ça m'effraie. J'aime quand tout roule droit, quand tout est prévu à l'avance. « Ce n'est que nous. » C'est bien là le problème. En ce moment, elle est bien la personne qui m'effraie le plus. Quoique, si Thibalt revient de mission dans les jours à venir et que je n'ai pas encore mis les choses au clair, je risque de paniquer aussi en le voyant. « Alors, dis-moi, as-tu réellement envie que l'on s'arrête là-dessus ? » Mon regard oscille entre ses deux yeux et je reste un petit moment silencieuse, j'ai besoin de temps pour trouver la réponse à cette question. D'un côté, j'ai envie de lui dire non, car j'ai besoin de savoir, de comprendre ce que je peux ressentir pour elle, mais d'un autre côté, l'envie de lui répondre oui est forte. Après tout, ce simple mot suffirait pour que tout ceci s'arrête, pour que la gêne n'aille pas plus loin. Finalement, c'est la raison, ou plutôt la curiosité qui prend le dessus. « Non. » Je ne peux pas faire plus clair et même si je suis persuadée que c'est la chose à faire, je lâche un petit soupire après ma réponse. Le soucis maintenant, c'est que je n'ai aucune idée de comment continuer cette conversation. Lui parler de tout cela, c'est prendre le risque de mettre notre amitié en péril. « Je ne veux pas que tout ceci impact notre amitié. Je ne veux pas que tout ceci change. » Romy est la femme qui compte le plus pour moi, hormis ma mère bien sûr et l'amitié que nous avons est très importante pour moi. Pourtant, je sens, ou plutôt, je sais que tout ce que je risque de lui dire va faire changer les choses et les rendre beaucoup plus bizarres. Je prends mon verre entre mes doigts et le bois d'une traite avant de le remplir de nouveau. « Qu'est-ce que tu souhaites savoir ? » Peut-être que la jeune femme pourrait m'aiguiller sur ce que j'ai à dire, ce à quoi je pourrais être autorisée pour ne pas tout gâcher entre nous. Malheureusement pour moi, elle reste pour le moment muette, continuant seulement de me regarder. « Si j'en avais envie ? Peut-être.. » En vérité, cette phrase est sortie toute seule et ce n'est peut-être pas plus mal. Si jamais j'avais réfléchi, elle ne serait certainement jamais venue. « Ne me demandes pas pourquoi, je n'en sais rien. C'est venu comme ça, je n'ai pas compris. » Jamais je n'avais embrassé une femme avant ce soir-là, ce qui me perturbe encore plus. Le fait que ce soit Romy joue certainement aussi.¨Pourquoi ? Parce que je sais qu'elle aime les femmes, j'ai toujours été au courant, mais son attirance n'a pourtant jamais posé de problèmes dans notre amitié. Aujourd'hui, je vais être à l'origine de l'ambiguïté entre nous, c'est le monde à l'envers. « C'est pour cette raison que j'ai commencée à te fuir. Je ne voulais pas qu'une simple pulsion change tout entre nous, mais il faut croire que ça n'a pas eu l'effet voulu. » Jamais je n'ai voulu que Romy prenne cette distance pour elle. Jamais elle n'a été fautive dans toute cette histoire. « Je suis mariée Romy, je ne peux pas laisser de telles choses arriver. » Ou de tels sentiments naître en moi, ça dépend du point de vue.


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MessageSujet: Re: would you like me to say i did not want to ? (romah)   Jeu 15 Déc - 13:55

would you like me to say i did not want to ?
Elzah & Romy





Ça y est, c’est le moment. Hazel ne peut plus fuir devant moi et dans mon cas il faut dire que l’incertitude de cette situation me noue le ventre. Je venais de lui donner toutes les cartes en main. Ce n’était pas à moi de régler cette histoire disons que je me plierai à la décision de ma meilleure amie, comme je l’ai toujours fait ou presque. On ne va pas se mentir en disant que notre ciel ne s’est jamais voilé de quelques nuages orageux, ce serait totalement faux mais le soleil a toujours su pointer le bout de son éclat que cela vienne d’elle ou moi. Nous sommes des aimants. C’est du moins ce que j’aime penser que rien ne pourra jamais nous séparer. Je ne suis pas naïve. On ne garde pas toujours ses proches autour de soi mais je me battrai toujours pour garder Hazel près de moi. Elle fait partie de ceux que l’on ne veut pas, sous aucun prétexte, voir nous quitter un jour. Je n’ai pas de honte à l’avouer. Je sais qu’il en est de même de son côté.

Alors oui, je lui laissai la possibilité de me renvoyer dans mon petit appartement avec le cœur lourd. Parce que je tiens à cette tête de mule plus encore que ma propre vie. Je ne la quittai pas du regard. Elle semblait pensive, trop pour me rassurer. Elle hésitait. Entre quoi et quoi ? Là-dessus, je n’en avais pas la moindre idée. Je voulais lui offrir un sourire rassurant mais la tension de l’air m’avait presque paralysé les nerfs faciaux. J’étais juste incapable de détacher mon regard du sien, comme une droguée ou un homme qui attend le verdict d’un juge. « Non. » Ce simple mot et un soupir qui me détende immédiatement. « Je ne veux pas que tout ceci impact notre amitié. Je ne veux pas que tout ceci change. » La tension ne s’en va pas totalement mais j’ai l’impression de pouvoir respirer à nouveau. Je hoche la tête avec un petit sourire et boit une gorgée. J’en ai besoin. Elle vient de faire le pas dont j’avais besoin, dont on avait toutes les deux besoin pour avancer. Heureusement, Hazel semble être prête à parler de tout ça. Alors je la laisse continuer, consciente que la couper maintenant ce serait la pire erreur à faire.

« Qu'est-ce que tu souhaites savoir ?

C’est une bonne question. Qu’est-ce que je voudrais savoir ? Tout. Oui, tout semble être la réponse adapté mais ce n’est pas ce qu’elle attend. Elle voudrait que je me confie sans doute. Mais c’est simple j’ai peur. J’ai terriblement peur de faire le pas, de lui dire tout ce que ce simple baiser m’a fait ressentir au plus profond de mon être – que j’ai aimé, que j’aimerais recommencer. Mais c’est impossible. Hazel est ma meilleure amie. Je me suis jurée de la protéger et toujours être là pour elle, ne serait-ce pas la trahir que de lui avouer maintenant mes sentiments si longtemps enfouies pour elle ? Je me colle une baffe mentale. Elle est mariée ! Je n’ai rien contre son mari. Ce n’est pas un mauvais gars du tout et je n’aurais jamais souhaité qu’elle sorte avec un type peu fréquentable, le seul reproche que je peux lui faire c’est d’abandonner une femme comme elle pour son métier. Hazel ne mérite pas ça. Elle mérite quelqu’un de présent pour elle, qui sache la soutenir et lui donner ce qu’elle mérite. Sûrement que le côté héroïque doit faire son petit effet…

Je remarque que je ne lui ai pas répondu. C’est idiot. Elle doit me penser idiote. Elle se dévoile, s’ouvre à moi et se retrouve face à un mur, un mur avec des expressions changeantes au fil de ses pensées. Génial. Elle doit me penser folle, que j’ai pris un coup sur la tête lors de la dernière intervention. Voilà sa meilleure amie est devenue un légume qui sait tout juste la fixer comme une idiote. C’est tellement pas moi tout cela. Je ne perds jamais la parole face à n’importe qui et encore moins face à une femme. J’ai toujours quelque chose à dire que ce soit intelligent ou non. Je sais désamorcer des situations compliquées en plaçant une blague lourde ou non. Mais là, rien, un poisson dans son aquarium. Hazel doit remarquer mon trouble et au lieu de s’en offusquer elle poursuit, ce qui me rassure et détourne mon attention de pensées stupides pour me concentrer uniquement sur ses propos.

« Si j'en avais envie ? Peut-être.. »

Voilà mon cœur se met à frapper durement dans ma cache thoracique. C’est presque douloureux tant il bat fort j’ai même peur que Hazel puisse l’entendre. Je me force à me calmer pour ne pas lui sauter dessus. Elle a dit peut-être… détends-toi. Mais ce peut-être cache un oui et ce oui compte visiblement beaucoup pour mon cerveau. Mes yeux se glissent sur ses lèvres. Les miennes sont si sèches, ma langue passe dessus inconsciemment avant de me mordre légèrement la lèvre me rendant compte que je perds les pédales comme une adolescente en manque.   « Ne me demandes pas pourquoi, je n'en sais rien. C'est venu comme ça, je n'ai pas compris. » Je dois me concentrer. Hazel se confie à moi. Elle me parle de son trouble qui dépasse de loin mon envie d’assouvir un désir trop longtemps contenu. La jolie brune doit être complètement perdue. Elle qui est purement et simplement hétéro et très mariée aussi. Voilà qu’elle embrasse sa meilleure amie. A-t-elle aimé cela ? Bordel Romy, ce n’est pas le moment. Serait-elle en train de se découvrir bi ?

C’est plus fort que moi, ma main vient prendre doucement la sienne et la serre entre mes doigts. Et puis, j’aime son contact. Je veux lui faire comprendre que tout va bien et l’invite à poursuivre. Il faut que ça sorte. Je ne veux pas la couper. « C'est pour cette raison que j'ai commencée à te fuir. Je ne voulais pas qu'une simple pulsion change tout entre nous, mais il faut croire que ça n'a pas eu l'effet voulu. » Tout s’explique finalement. Ses explications, je les comprends même si dans le fond je n’aime pas l’idée qu’elle ait voulu me fuir plutôt que de m’affronter. Je contourne le comptoir qui nous sépare pour me retrouver devant elle. « J’aurai aimé que tu me parles, je ne vais pas mentir. Tu m’as fait du mal, Elzah. » je pris une légèrement inspiration. « Cependant, je comprends. Et je te pardonne. Tu es ma meilleure amie, quoiqu’il puisse se passer entre nous, ça ne changera jamais. » Cédant à mon envie, je l’attirai dans mes bras, la serrant contre mon torse.

Puis je l’entends dire tout haut ce à quoi je ne cesse de penser depuis le début de cette conversation. « Je suis mariée Romy, je ne peux pas laisser de telles choses arriver. » C’est douloureux comme rappel mais terriblement vrai. A contrecœur, je la relâche, me reculant, mais avant j’embrasse le sommet de son crâne. Elle est mariée. Hazel respecte son mariage. Je dois en faire autant même si ça va être compliqué maintenant que je sais tout. C’est dur de résister à la toucher. J’en ai envie, terriblement envie même ne serait-ce qu’effleurer sa joue mais chaque geste pourrait être pris pour quelque chose qu’il ne doit pas apparaître. « Ce n’est peut-être rien de plus qu’une pulsion. J’ai déjà entendu des histoires similaires. Enfin, peut-être que tu t’es juste sentie bien avec moi parce que je suis ton amie et que je suis lesbienne et…» lui dis-je pour la rassurer enfin je crois, l’hésitation marque mon visage. Je ne peux pas finir cette phrase car je n’ai pas envie qu’elle soit d’accord avec mon analyse qui serait probable pourtant.   « Est-ce que tu …as aimé ? Je veux dire le baiser ? As-tu déjà ressenti cette envie avant nous deux ? » C’est important pour moi de savoir, pour elle aussi. Je suis avant tout sa meilleure amie et qu’importe mes sentiments, je me dois de l’aider à démêler les siens.


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Hazel Grant
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MessageSujet: Re: would you like me to say i did not want to ? (romah)   Jeu 22 Déc - 23:46


≈ ≈ ≈
{would you like me to say i did not want to ?}
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Romy veut une explication. Au fond de moi, j'ai l'impression d'être réticente à cette idée, mais en réalité, les mots sortent de ma bouche à une vitesse folle. Je commence à lui expliquer, à lui raconter la raison de mon éloignement soudain. J'ai été idiote sur le coup et je m'en rends compte aujourd'hui, prendre mes distances avec elle n'a pas été l'idée du siècle. Romy est l'une des personnes qui compte le plus pour moi et l'éviter, c'est comme me poignarder. C'était idiot, je l'avoue. Il faut dire que tous mes récents gestes sont idiots. « J'aurai aimé que tu me parles, je ne vais pas mentir. Tu m'as fait du mal, Elzah. » « Je suis désolée.. » Murmurais-je doucement avant qu'elle ne reprenne la parole. « Cependant, je comprends. Et je te pardonne. Tu es ma meilleure amie, quoiqu'il puisse se passer entre nous, ça ne changera jamais. » Un sourire, timide, se dessine sur mon visage. Si jamais elle ne m'avait pas pardonné, je pense que je m'en serais voulu toute ma vie : se faire la tête pour des raisons si futiles, c'est idiot quand même. Le geste de ma meilleure amie me rassure et je me sens rapidement mieux. C'est l'effet de son câlin ça. Je passe mes bras autour d'elle et inspire à pleins poumons son odeur. On dirait une enfant qui a besoin de réconfort. De réconfort oui, mais pas de plus. Pour contrer ce sentiment de bien-être, je me sens obligée de me rappeler, de nous rappeler, que je suis mariée. J'ai tendance à l'oublier en ce moment et ce n'est clairement pas une bonne chose. Ma remarque semble refroidir la jeune femme qui s'éloigne de moi. « Ce n’est peut-être rien de plus qu’une pulsion. J’ai déjà entendu des histoires similaires. Enfin, peut-être que tu t’es juste sentie bien avec moi parce que je suis ton amie et que je suis lesbienne et…» Et quoi ? Romy ne s'est pas découverte homosexuelle la veille de notre baiser, je l'ai toujours connue ainsi, alors pourquoi l'embrasser à ce moment-là ? « Est-ce que tu …as aimé ? Je veux dire le baiser ? As-tu déjà ressenti cette envie avant nous deux ? » Les battements de mon coeur s'accélèrent sous l'effet de la surprise. Je soupire légèrement en entendant ces questions, puis je relève le visage vers ma meilleure amie et plante mon regard dans le sien. Malheureusement pour moi, elle semble décidée à vouloir une réponse à ces questions. Pourtant, je n'ai rien à lui dire à ce sujet, rien qui me vient à l'esprit. Si j'ai aimé ? Oui. Mais je pense que toutes les personnes qui ont eu l'occasion d'embrasser Romy ont aimé, difficile de faire autrement avec une femme comme elle. Si j'ai ressenti les mêmes sentiments pour une autre femme, avant elle ? C'est bien là que la réponse se complique. Je n'y ai jamais vraiment fait attention, alors peut-être que oui, ou peut-être que non. En vérité, je n'ai pas envie de savoir, pas envie de me poser la question. Si cela avait été le cas, ça m'aurait marqué, non ? Si c'est le cas aujourd'hui avec la blonde, c'est peut-être que c'est important, que ce n'est pas quelque chose qu'il faut prendre à la légère. Ces choses, ces questions, je me les poserais plus tard, quand je serais seule et à tête reposée. Si je continue de douter de mes sentiments, de notre amitié devant Romy, je risque de lui faire peur. Je prends alors une grande respiration et me contente de répondre à une seule de ses questions. « Je n'ai jamais eu envie d'embrasser une femme, avant ce soir-là. Je ne pense pas en tout cas. » Une manière détournée de désamorcer la bombe et d'éloigner l'inévitable. « Tu dois me prendre pour une folle, non ? » Dis-je finalement, en rigolant légèrement. La jeune femme est censée être une experte dans les relations entre femme et moi j'arrive, avec mes petits problèmes minables, avec des doutes qui pourraient être ceux qu'une adolescente de seize ans. « Je n'ai pas envie de te faire peur Romy. » C'est une femme forte, mais je l'ai blessée, elle me l'a dit, alors je ne veux pas que ça recommence. Les sentiments que j'ai pu avoir après le baiser échangés avec Romy m'ont rendu bizarre, distante. En vérité, j'avais seulement peur que les choses changent en avouant tout à ma meilleure amie, mais visiblement, je n'aurais pas dû m'inquiéter pour ça. « J'aurais dû savoir que tu m'aurais aidée, que tu m'aurais soutenue. » Elle a toujours été là pour moi, dans les bons moments, comme dans les mauvais, lors de mes anniversaires, lors de mes coups de blues, lors de mon mariage. Mon mariage, encore et toujours. Si seulement Thybalt était là, ça rendrait peut-être les choses plus faciles. « Je vais tâcher de ne plus l'oublier. » Après tout, prétendre que tout est normal est peut-être la meilleure solution pour que ça le devienne vraiment. Je souris à la jeune femme et tente de lui faire oublier toute notre précédente conversation. Si nous nous arrêtons au fait que j'ai voulu l'éloigner de moi et non pas à ce que j'ai ressenti, tout redeviendra facile plus rapidement. Je me veux rassurante envers Romy, même si c'est généralement l'inverse entre nous, elle est plus solide que moi et j'aime me blottir contre elle. Aujourd'hui n'échappe pas à la règle et je suis persuadée qu'en reprenant nos petites habitudes rapidement, alors tout ceci ne sera qu'un mauvais souvenir d'ici un ou deux jours.  Cette fois-ci, c'est à mon tour de la prendre dans mes bras. J'ai besoin d'avoir ce contact, cette sensation de ne pas être seule. Je dépose ensuite un tendre baiser sur sa joue. « Merci d'être là, d'être toujours là. » Je m'éloigne d'elle, légèrement, de quoi rester en partie au contact avec elle. Mon regard se pose une nouvelle fois dans le sien et je me perds dans ses yeux azurs. Prétendre que tout est normal. Tout est normal.


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MessageSujet: Re: would you like me to say i did not want to ? (romah)   Mer 28 Déc - 13:49

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Elzah & Romy





Si j’avais su qu’un jour Hazel et moi on en arriverait à une situation pareille ou même à cette simple conversation, franchement je ne l’aurais jamais cru. C’est pour cela que très rapidement, j’avais appris à ne pas tourner autour des hétéros. Alors oui, j’avais de forts sentiments pour Hazel, du moins une forte attirance autant sur le plan physique que psychique, il faut dire que ça doit être difficile de ne pas ressentir ce genre de sentiments lorsqu’on côtoie une femme comme elle. Seulement, rapidement, ses pensées-là n’avaient plus eu leur place dans ma petite tête. Après son mariage autant dire que je m’étais faite une raison. Je n’étais pas, déjà à l’époque, le genre à m’imaginer des scénarios que l’on retrouve uniquement dans les fictions même si l’idée m’avait effleurée l’esprit inutile de se mentir. Et à présent quoi ? Elle m’avouait avoir ressenti quelque chose pour moi, de l’attirance. C’était complètement dingue cette histoire.

Maintenant, c’était moi qui allais avoir envie de lui sauter dessus, l’envie étant déjà présente bien sûr, ce serait trop facile de se maitriser sinon. Sauf que je ne pouvais décemment pas lui faire ça alors qu’elle s’ouvrait à moi avec ses craintes et ses incertitudes. Il ne me restait plus qu’à faire preuve de volonté et résister. Heureusement, le simple fait de la savoir confuse et perdue m’aidait grandement à tenir en laisse mes folles envies. Je tenais si fort à elle que je ne ferai jamais rien qui pourrait lui faire du mal, enfin c’est bien souvent ce que l’on dit mais parfois malheureusement ça finit par arrive. Qui ne s’est jamais senti très mal après ce genre de promesse rompue hein ? Bref, se concentrer.

Elle s’était excusée. Je lui avais souri pour la rassurer. Ce n’est pas ça qui me fera la quitter, elle pouvait en être certaine. Un instant nous étions à nouveau inséparable, dans les bras l’une de l’autre, appréciant ce sentiment qui nous envahissait et puis, l’instant d’après c’était terminé. La véritable raison, le vrai blocage, Thybalt. Que pouvais-je faire pour lutter contre le mari de Hazel ? Strictement rien. Je n’étais que la meilleure amie fidèle au poste et complètement lesbienne. Bien que le dernier point n’ait rien à faire dans la balance, je l’avoue. Cet homme m’avait volé ma meilleure amie d’une certaine manière. J’ai eu beaucoup de mal à accepter leur relation car je craignais qu’il finisse par la blesser, son métier ne m’inspirait pas confiance non plus mais au fond il y avait certainement beaucoup de jalousie aussi. Il avait eu la femme que je désirais, la seule que jamais je ne voudrais perdre. Elle l’avait choisi lui. Difficile de ne pas éprouver du ressentiment à son égard, peu importe le brave homme qu’il est.

Je n’aurais peut-être pas dû mais il me fallait poser cette question. Avait-elle seulement aimé notre baiser ? Sa réponse changerait tout, absolument tout. J’en viens même à craindre sa réponse. Mes yeux ne la quittent pas. C’est idiot car je sais très bien que sa réponse peut me décevoir voir même me faire mal. Bien sûr, elle n’y est pour rien là-dedans enfin si, mais nous étions deux dans ce baiser après tout. Bon là, je m’emporte. Il faut que je me calme et l’écoute. Que faire d’autres ? Elle soupire. Est-ce bon signe ou mauvais signe ? Mes lèvres sont pincées et sèches. « Je n'ai jamais eu envie d'embrasser une femme, avant ce soir-là. Je ne pense pas en tout cas. » Je ne sais pas si je dois être soulagée ou non d’entendre cela. Cela veut donc dire que je suis la seule qui lui a donné cette envie, mais malgré que cela flatte forcément mon égo, je ne peux m’empêcher de me dire que c’est uniquement car elle est hétéro. Et là, c’est la pierre dans l’estomac même si je m’y attendais. Je dois arrêter de me voiler la face.

« Tu dois me prendre pour une folle, non ? » « Bien sûr que non. » Comment le pourrais-je ? La seule folle dans l’histoire c’est celle qui s’imaginer des trucs là où il n’y en a pas. « Je n'ai pas envie de te faire peur Romy. » Je ne réponds pas. Je n’ai pas peur que tout change mais j’ai peur c’est vrai et trop tard. J’ai peur de l’aimer comme je n’ai pas le droit de le faire. Elle n’est pas comme les autres filles que l’on rencontre, qu’on flirte et qu’on met dans son lit. Hazel, je l’aime depuis des années, cet amour s’est renforcé au fil des ans, qu’elle soit ma meilleure amie ou non, je l’aime. Amour ou amitié ? Est-ce qu’il y a vraiment une nuance ? J’ai l’impression d’être face à la question est-ce qu’un garçon peut être ami avec une fille sans qu’il y ait une ambiguïté et ben voilà, le problème est le même ici. D’autant que la fille en question ne m’a jamais laissé indifférente. Je ne peux pas lui répondre. Je me contente de boire un coup tenté de garder un masque d’impassibilité et de faire celle qui maitrise parfaitement la situation.

« J'aurais dû savoir que tu m'aurais aidée, que tu m'aurais soutenue. » Je suis soudainement très mal à l’aise sous son regard. Elle m’idéalise bien trop. Si elle savait seulement les pensaient qui se bousculaient dans ma tête. Je pourrais craquer là tout de suite, cédant à cette envie de la laisser s’échapper. Si elle savait que j’étais à deux doigts de rompre ma promesse… Sous son regard, j’avais l’impression qu’elle scannait, je détournais le regard vers mon verre. Je ne voulais pas lui donner de fausses idées. Bien sûr que je veux la soutenir, seul son bonheur compte pour moi, mais elle ne sait pas de quelle manière je souhaiterais le faire. Je me sens coupable. « Je vais tâcher de ne plus l'oublier. » Oh Hazel. Je lève mes yeux dans les siens, grave erreur, qui ne m’aide vraiment pas là. J’ai perdu ma langue et mes mots. Son sourire me bouleverse. Visiblement, Hazel est prête à passer à autre chose et moi je reste bloquée, sans voix.

Hazel m’attire dans ses bras. Je n’y résiste pas et plonge mon visage dans son cou. Mon souffle doit la chatouiller. Mes bras passent autour de sa taille et la serre contre moi. Nous sommes bien trop près, je le sais, ce n’est pas le moment de flancher. Mais elle m’a offert sur un plateau ce dont je rêvais à l’instant, la tenir contre moi, la sentir contre moi. Je ferme les yeux. Il faut que je me calme, que je respire tranquillement avant de faire une connerie. Elle s’éloigne légèrement. Son baiser me brûle. Mon visage s’embrase sans me demander mon avis, pas sympa comme initiative. Et voilà la réaction de la femme qui prétend que rien n’a changé, ben bravo. Pourtant il n’y a rien de plus amical qu’un simple baiser sur la joue. Mais c’est plus fort que moi après toutes ces révélations. Je constate amèrement que je suis bien incapable de me réfréner, d’écarter mes sentiments même en s’armant de toute ma volonté.

« Merci d'être là, d'être toujours là. » Son regard effleure le mien, impossible de le décrocher. Mes yeux parcourent ce visage que je connais par cœur, s’arrêtant sur ses lèvres, y restant. C’est trop, c’est beaucoup trop. Ma main se posa sur sa joue la caressant doucement. « Je serai toujours là, Elzah. » dis-je d’une voix un peu rauque, oui c’est un euphémisme alors que je suis à deux doigts m’embraser totalement sous son regard. Je la sens pendue elle aussi à mes lèvres, à mes yeux. Alors je cède. Je glisse une main à sa taille à l’attire à moi, à nouveau, sans la quitter des yeux. Je veux qu’elle sache ce qui va arriver, je veux lui donner la chance de tout arrêter parce que moi j’en suis incapable. Je me fiche royalement de son mari et de tout le reste, à cet instant, il n’existe qu’elle et moi. Mes lèvres se posent sur les siennes, hésitantes et timides d’abord avant de se faire plus passionnées. J’aime la texture de ses lèvres, je la retrouve avec un grand bonheur, mon cœur fait un bond dans ma poitrine. Je m’abreuve de ses lèvres, appréciant ce sentiment de plénitude qui m’envahis. Les doutes et les craintes n’existent plus pour le moment je pense qu’à celle que je tiens dans mes bras.


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Hazel Grant
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MessageSujet: Re: would you like me to say i did not want to ? (romah)   Mer 11 Jan - 16:11


≈ ≈ ≈
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Tous les mots sont durs à lâcher et le silence de ma meilleure amie n'arrange pas les choses, j'ai l'impression que plus j'avance, plus je fais une erreur et que dans la seconde qui va suivre, elle va prendre ses jambes à son cou et partir. Pourtant, elle ne bouge pas et se contente de me regarder. J'ai envie de crier, de lui crier de me dire quelque chose, de débloquer cette situation qui semble couler petit à petit. Je tente de dire les choses clairement, de ne pas faire de sous-entendus qui pourrait trahir mes sentiments, mais j'ai quand même l'impression de m'enfoncer. « Bien sûr que non. » Finit-elle par me répondre, alors que je viens de lui dire que tout ce qui est sorti de ma bouche doit certainement me faire passer pour une folle. Me voilà rassurée, elle est encore en capacité de parler et elle ne m'assimile pas à une folle furieuse. Elle en a tous les droits pourtant. J'ai l'impression de sauter d'une humeur à une autre, de dire n'importe quoi, je me demande même parfois si je parle vraiment ou s'il s'agit seulement de la petite voix dans ma tête. Quoiqu'il en soit, même si la jeune femme ne parle pas beaucoup, elle semble réceptive, elle semble comprendre tout ce que je lui dis. Pour terminer mon petit monologue, je décide de prendre la jeune femme dans mes bras, ainsi, tout ce qui ce sera passé avant sera effacé et on repartira sur une amitié saine et sincère. Je dépose un tendre baiser sur sa joue et la remercie d'être toujours là pour moi, malgré tout ce que je peux lui faire vivre. « Je serai toujours là, Elzah. » Je vois Romy se rapprocher de moi, je sens son souffle sur mon visage, mais je ne fais rien pour l'arrêter. Un peu tétanisée, beaucoup d'envie, un mélange qui ne fait pas bon ménage dans mon esprit. Je ne recule pas et laisse la jeune femme m'embrasser. Toujours là ? Oui. Pour éclaircir mes doutes ? J'en suis beaucoup moins sûre. Je viens de lui avouer la raison pour laquelle je l'évite depuis notre dernière échange, notre premier et unique baiser, et voilà qu'aujourd'hui, elle remet le couvert. Ma main, dans un premier temps en suspension dans le vide, finit par se poser sur le bras de ma meilleure amie, en même temps que mes yeux se ferment. Durant un court instant, je décide de tout débrancher, d'arrêter de laisser mon cerveau me dire si c'est bien ou mal. J'ai juste envie de vivre le moment présent, quitte à faire des erreurs. J'en ai envie, ne devrais-je pas me contenter de cela, sans réfléchir plus ? Si. Il faut que je me lance. Je glisse ma deuxième main dans la nuque de la jeune femme et participe un peu plus au baiser. Je n'étais pas inexistante avant, mais presque. Ses lèvres sont si douces, si différentes de celles de Thybalt. Parce que c'est une femme, ça va de soit. Cette sensation me ferait presque oublier celle que mon mari peut me faire ressentir, à cause de son absence certainement. À chacun de ses retours, j'ai pris l'habitude de l'apprendre à nouveau, de mémoriser ses traits, la douceur de ses caresses, la justesse de ses baisers. En deux mois et demi, j'ai commencé à oublier tout ceci et ça laisse à mon esprit de la place pour toutes les sensations que va m'offrir Romy. Après un échange qui me semble durer une éternité, nous finissons par nous séparer. Lorsque je sens mon visage assez loin du sien pour ne pas craquer une nouvelle fois, j'ouvre les yeux et plante mon regard dans le sien. « Woo.. » C'est ce que j'aimerais bien dire, à la place de ça, rien ne sort. Mes lèvres font le bon geste, mais mes cordes vocales sont aux abonnées absentes. J'aimerais lui dire tellement de choses, lui dire qu'elle me plaît, que je m'en rends compte maintenant, mais que je suis bien incapable de lui avouer. Faire cela serait prendre le risque de la perdre, mais aussi de mettre mon couple en danger. Je suis dans quelque chose de stable, plus ou moins, avec un homme que j'aime, ce n'est pas trop mal, non ? Devrais-je prendre le risque d'abîmer tout cela alors que je ne suis sûre de rien en face ? Je n'en suis pas certaine. « Merde. » Ce n'est clairement pas le mot le plus agréable et encore moins celui auquel on s'attend après un tel échange, mais c'est le seul qui sort enfin et Romy devra s'en contenter. Cette soirée ou même cette journée toute entière ne ressemble pas du tout à ce que j'avais prédit. Je partais ce matin avec l'objectif de fuir Romy, comme j'ai si bien appris à le faire, et me voilà au milieu de mon salon à l'embrasser. Je ne suis pas très raisonnable, c'est vrai. Mais comment résister à un tel visage, à une telle beauté et à une telle gentillesse. Une chose est sûre, je ne partirais plus, même si tout devient compliqué entre nous et pour lui prouver cela, je me précipite sur elle et glisse mes bras autour de son corps, puis dépose ma tête sur l'une de ses épaules. Pour lui prouver, mais aussi pour éviter d'avoir ou de donner d'explication. Il y a eu assez de mots pour aujourd'hui, j'ai envie de laisser un peu de répit à notre amitié. « Ne me laisses pas. » Finis-je par glisser à son oreille.


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MessageSujet: Re: would you like me to say i did not want to ? (romah)   Sam 28 Jan - 12:20

would you like me to say i did not want to ?
Elzah & Romy





Je venais tout juste de commettre ma plus belle erreur, celle que malgré tous les efforts mis en œuvre, je ne pourrai jamais l’effacer. Pas juste une erreur. Non, là il s’agissait de la plus belle et surtout la plus inaltérable des erreurs. L’empreinte de ses lèvres sur les miennes, son corps chaud contre le mien, tout était clairement trop fort pour pouvoir reculer à présent. Il était trop tard. D’une certaine façon, je n’en avais que faire. La seule chose qui comptait à cet instant c’était de la savoir dans mes bras en sécurité. Il était hors de question que tout s’arrête subitement alors mes bras resserraient leur étreinte, refusant simplement de la laisser s’échapper. Ce moment n’était  était pour nous, je refusais de laisser la moindre chose venir le troubler. La seule à qui j’aurai donné le pouvoir, celui de me repousser, de briser notre bulle, je la tenais dans mes bras. Elle accroche ses mains à ma nuque, me rendant d’autant plus fébrile. Elle le voulait autant que moi. Cette considération ne fit que renforcer ma fougue, transmettant tous ce que je pouvais ressentir, l’ensemble de ce que j’avais refoulé dans mon baiser. Hazel devait le savoir. Comment pourrait-elle faire un choix si elle ne connaissait pas mes sentiments brûlants pour sa personne.

Mon cerveau s’était déconnecté depuis longtemps et n’avait pas l’intention de refaire surface. Je ne voulais pas laisser cet échange se terminer mais doucement mes lèvres se décolèrent, à regret des siennes. Mes yeux se posèrent dans ceux d’Hazel. La réalité me frappait. Je venais d’embrasser ma meilleure amie comme je n’avais jamais embrassé aucune autre femme. Et elle… et elle n’avait pas reculé, elle m’avait accueillie. Un sourire naquit sur mes lèvres. Ce n’était pas un sourire de conquérante, non c’était un doux sourire qui reflétait l’état étincelant de mes prunelles, à sa manière. Si mon visage s’était éloignée du sien, je refusais de la lâcher, pas encore. Je scrutais son visage. Elle semblait si perdue mais si belle avec ses joues légèrement rosées. Ses yeux me troublaient. Je me doutais bien que mon geste n’allait rien arranger et devait la troubler d’autant plus. Le sourire me quitta. A présent, j’étais très anxieuse alors que le monde reprenait sa place autour de nous. Mon souffle restait bloqué. J’avais peur tout à coup qu’elle s’en aille, qu’elle me laisse plantée là. J’attendais son verdict comme si ma vie entière dépendait des mots qui allaient sortir de sa bouche. J’avais fait une connerie. Je n’aurais pas dû craquer étant la plus expérimentée des deux et puis mon amie était troublée et moi … est-ce que je venais de profiter de sa faiblesse ? C’était dur de penser à cela, mais je ne pouvais pas l’écarter. Son silence m’effrayait.

« Merde. »

Aie. Parmi tous les scénarios possibles, je ne m’attendais pas à ça, des cris, des insultes, un regard furieux… mais pas ça. Ce simple mot pouvait dire tellement de choses. Avait-elle détesté ? Me haïssait-elle à présent ? Pensait-elle à son mari ? Bordel, je venais vraiment de faire une belle connerie. Il fallait que je la rassure, que je lui dise que tout se passerait bien, qu’on ferait comme elle voudrait… que… mais je n’avais pas envie de redevenir la fidèle amie. C’était bien trop tard. Je la voulais, elle. « Hazel… » commençais-je, bien décidée à lui dire ce que je ressentais, à crever l’abcès. Je n’eus pas le temps de poursuivre qu’elle se précipitait dans mes bras. Je ressentais bouche-bée, incrédule. Ne venait-elle pas d’exprimer son mécontentement ? Ou alors, avais-je tout compris de travers ?  Machinalement, mes bras se fermèrent sur elle. Mon corps n’avait pas l’attention de lui refuser cela. Ce petit égoïste avait bien trop envie de retrouver sa chaleur et sa douceur. « Ne me laisses pas. » Mes bras se referment sur elle. Je frisonne. Elle ne me repoussait pas. Pour l’instant, cela me suffisait parfaitement. Mes lèvres vinrent trouver sa tempe sur laquelle elles appuyèrent un baiser. « Jamais. » lui répondis-je, caressant doucement sa nuque de mes doigts. Oh ma belle, je te le jure. Hazel venait de briser des années à me dire que mon cœur ne laisserait jamais de place pour une femme.

Nous restèrent un moment ainsi, enlacées et silencieuses. Je ne savais pas à quoi pouvait-elle bien penser et surtout je ne souhaitais pas la brusquer. Avec douceur je la détachais doucement de moi, en gardant mes mains autour de sa taille. Je ne voulais pas briser le contact. Mon regard cherchait à savoir si elle allait bien même si je me doutais qu’elle devait être complètement perdue. Je devais lui changer les idées au moins pour la soirée, assez d’émotions en une journée. « Je meurs de faim, pas toi ? » lui dis-je avec un sourire clairement destiné à la détendre. Nous aurions largement le temps d’en discuter plus tard, parfois les mots ne servaient à rien.


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