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l'aventure #LOVEISLOVE s'arrête là, le forum ferme ses portes

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 i hate you i love you #RAFASTIAN

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↳ ÂGE : 45 année déjà
↳ CÔTÉ COEUR : Célibataire au coeur brisé, jamais recollé
↳ ORIENTATION : Bisexuel qui s'assume
↳ OCCUPATION : Professeur chercheur en littérature européene
↳ QUARTIER : Titanic Quarter, #36
↳ RP EN COURS : RAFASTIANCOCOTTE
↳ INSCRIT LE : 19/11/2016
↳ CLICS : 160 ↳ POINTS : 0
↳ PSEUDO : GroggySoul
↳ AVATAR : Hugh Dancy

MessageSujet: i hate you i love you #RAFASTIAN   Dim 20 Nov - 15:46

i hate you i love you
Don't want to, but I can't put nobody else above you
Sebastian ✧ Rafael
Belfast est une jolie ville. Tu dois bien l’avouer. Elle a su te séduire, malgré que le temps soit beaucoup moins ensoleillé que ce à quoi tu as été habitué. Ce n’est pas si grave que ça, tu devrais pouvoir t’y faire. Au pire, tu te mettra aux UVs pour rattraper tes carences. L’énergie de cette ville est délectable. Ça te donne envie de faire tout un tas de choses. La faculté est intéressante, elle aussi. T’as déjà eu l’occasion d’y donner quelques cours et t’as adoré. Ton accent n’est pas trop rouillé, ce qui t’as évité d’être raillé. T’aurais eu l’air bête si tu avais gardé ton accent français teinté de provence. Tu ne dis pas qu’il a totalement disparu. T’as beau avoir voyagé, tu as toujours cette accent chantant. Surtout qu’entre l’accent provençale et l’italien, tu t’es habitué à parler des langues très musicales. L’anglais aussi a une certaine sonorité musicale, peut-être pas la même, mais elle te plait, tu aimes cette langue que tu es obligé de pratiquer chaque jour maintenant. C’est ce que tu aimes le plus dans tes voyages, le fait de t’habituer à une nouvelle culture, à de nouvelles habitudes. C’est tellement grisant. T’as déjà eu l’occasion de faire quelques rencontres. Des bonnes comme des moins bonnes, mais tu es de ceux qui préfèrent se concentrer sur les bonnes. À quoi bon se concentrer sur du négatif ? Tu ne peux pas plaire à tout le monde - tu ne cherches même pas à plaire à tout le monde - et tu ne vas pas gâcher ta journée pour quelqu’un qui ne t’aime pas. Tu devrais pouvoir t’en remettre. Tu profites simplement de cette nouvelle expérience qui s’offre à toi. T’as même la chance de participer à quelques expositions. Tu ne t’imaginais pas te déconnecter totalement du monde de l’art en arrivant ici. Puis ça te permet de voir la différence entre l’art français et l’irlandais. Curieux, tu ne te lasses pas de voir la créativité des gens s’exposer devant toi. Peut-être qu’avec un peu de chance, tu pourras exposer ici toi aussi. Certainement pas tout de suite, il faut que tu te fasses des contacts et surtout que tu prouves ton talent. Tout est a refaire, mais tu ne t’en fais pas pour ça. L’art coule dans tes veines, tu n’as peut-être pas pu en faire ton métier, mais ça reste une partie de toi. D’ailleurs ton arrivée à Belfast t’as permit d’avoir un regain d’inspiration. Ces derniers mois, tu n’as pas touché à un fusain ou à un pinceau très souvent. T’as bien cru que ta muse t’avais totalement abandonnée, mais apparement, elle préfère le climat irlandais. C’est tout aussi bien comme ça.

Seulement, aujourd’hui, tu n’as pas envie de peindre ou de dessiner. Tu as envie de faire de nouvelles rencontres. Être un peu sociable ne pourra pas te faire de mal, tu en es sur. Tu te souviens d’avoir entendu parlé d’un bar gay, l’union bar ou quelque chose comme ça dans Cathedral Quarter. Tu n’as pas encore eu l’occasion d’aller y faire un tour et tu te dis que c’est peut-être le moment. Après tout, tu n’as rien d’autres de mieux à faire et puis un bar, c’est toujours une bonne idée pour faire des rencontres, non ? Sans plus attendre, tu changes de chemise et tu files vers Cathedral Quarter à la recherche de ce fameux bar, bien décidé à t’amuser. Et ta surprise est plutôt bonne quand tu entres dans ce bar haut en couleurs. Tu n’es pas déçu, vraiment et l’ambiance a l’air plutôt pas mal. Tu t’avances vers le comptoir pour commander de quoi boire, après tout t’es un peu là pour ça aussi et ton regard scrute l’assistance en attendant que ton verre te soit servi. Tu détailles les gens, jusqu’à tomber sur un visage connu. Du moins, connu depuis peu. Sebastian, fantôme de ton passé que tu as redécouvert quand tu as préparé ton déménagement ici. Premier amour, premier coeur brisé. On ne peut pas vraiment dire que vous vous êtes séparés en bon termes. Il t’as beaucoup trop fait souffrir pour rester amis et puis, il est parti et tu as refais ta vie en essayant de l’enterrer le plus profondément possible. Malgré tout, il est là, un peu plus loin, comme un zombi revenu d’entre les morts. Ton coeur se sert en le voyant là, comme si de rien était. Tu ne peux t’empêcher de penser, pendant un quart de seconde, que l’âge n’a rien terni de sa beauté. Au contraire, la maturité ne fait que la sublimer. Tu te mord la lèvre à cette idée. Non. Ce n’est pas le moment de penser à ça. Ton verre arrive et t’en bois une gorgée, grimaçant légèrement quand l’alcool atteint ta gorge, pas encore habitué à l’effet. Ça changera vite. Tes yeux ne peuvent se décoller de Sebastian. Il est accompagné et avant, ça t’aurais suffit pour garder tes distances, mais tu n’es plus cette ado peu sûr de lui devant le beau jeune homme qu’il était. Non, tu as grandis, tu as mûri et surtout tu as changé. Ton assurance tu l’as gagné et tu as bien l’intention de le prouver. Tu te redresses, ton verre à la main et tu t’approches des deux hommes, un mince sourire aux lèvres. « Je peux ? » que tu demandes en accrochant le regard de Sebastian au passage. Tu attends à peine la réponse que déjà tu prends place. Face à lui et rapidement, tu t’arranges pour éclipser l’inconnu. Il est tellement banal. Tu es sûr d’être bien plus intéressant que lui. « Je suis désolé de venir vous aborder de la sorte, ce n’est pas dans mes habitudes, mais j’avoue que dès l’instant où mon regard a croisé le vôtre, je n’ai pas pu penser à autre chose que de vous rejoindre. J’espère que vous ne m’en voudrez pas » tu accompagnes tes derniers mots d'un sourire timide, ton ton est posé, à peine charmeur. Flatter l’égo d’un homme est toujours un bon moyen de l’atteindre. Maintenant, à voir si tu as réussi à toucher le sien.  
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MessageSujet: Re: i hate you i love you #RAFASTIAN   Dim 20 Nov - 17:31

I hate you, I love you

ft. Raf' & Sebastian


Que pouvais-je bien faire si loin de mon quartier ? Et bien tout un tas de choses, ce n'est pas parce que j'habite le Titanic Quarter que je ne peux pas me rendre ailleurs. En fait, j'étais allé faire une visite à un couple d'amis à moi, mais pendant que j'étais là, ils se sont disputés et, ne voulant pas compter les points, j'étais donc parti prendre l'air et j'ai eu l'envie soudaine d'aller dans un bar. Je ne connaissais pas celui dans lequel j'étais entré, mais il me semblait assez accueillant. J'avais dans l'idée de passer une soirée tranquille, à siroter mon cocktail sans alcool. Oui, je n'aime l'alcool, je ne l'ai jamais aimé et ne l'aimerai jamais. Cela ne s'explique pas, je n'ai vécu aucun traumatisme lié à cela, une chose est étrange cependant, j'aime beaucoup cuisiner avec de l'alcool, du whisky, du kirsch entre autres, du vin également, c'est pour cela qu'on trouve tout de même quelques bouteilles chez moi et puis cela me permets d'avoir quelque chose à proposer à boire quand je reçois.

Mes projets de tranquillité furent cependant perturbés par l'arrivée d'un type, un dragueur sur le retour. Ses techniques de drague étaient clairement à revoir, pourtant, voulant effectuer ma bonne action du jour, je le laissais s'installer près de moi, je le laissais également me raconter sa vie, me dire d'où il venait. Je m'en moquais éperdument, mais il semblait que son sujet de conversation favori soit lui-même. J'esquissais de temps en temps quelques sourires polis, mais je priais intérieurement que quelqu'un vienne me sortir de cet enfer. Soudain, ma prière fut entendue. Un charmant jeune homme me demanda l'autorisation de s’asseoir près de moi. Je n'eus pas le temps de répondre que déjà il prenait place, s'arrangeant pour que mon dragueur du dimanche s'en aille. Un sourire amusé se dessina sur mes lèvres.

- Oh non, ne soyez pas désolé, je ne vous en veux absolument pas, bien au contraire, vous venez de me sauver d'un ennui mortel, alors je devrais plutôt vous remercier et c'est bien ce que je compte faire. Vous buvez quelque chose ? Je vous l'offre, c'est bien le moins que je puisse faire.

Je fis signe au barman de se rapprocher de nous pour que nous puissions passez commande, je demandais la même boisson que celle que je venais de terminer puis je laissais mon sauveur commander ce qu'il voulait. Lorsque ce fut fait, je me tournais de nouveau vers lui.

- Vous êtes du quartier ? Moi non, j'étais chez des amis, mais étant donné que je n'ai pas eu envie d'avoir le rôle de l'arbitre dans leur dispute de couple, j'ai préféré les laisser et venir ici. Quand je vous vois, je me dis que j'ai bien fait. A propos, je m'appelle Sebastian Davis.

Je tendis ma main. Oui, il était tout de même plus poli que je me présente, non ? J'étais vraiment heureux, parce que le type que j'avais près de moi valait beaucoup mieux que celui qui venait de partir. Pourtant, il y avait quelque chose chez mon "sauveur" qui m'étais familier, j'avais l'impression de l'avoir déjà vu avant, mais où ? Était-ce un patient ? Je ne savais pas trop, ce n'était pas une certitude, mais plutôt une impression.

- Au risque de vous paraître étrange, on ne se serait pas déjà vu quelque part ? J'ai l'impression que vous ne m'êtes pas inconnu, mais je n'arrive pas à me rappeler où est-ce que j'ai bien pu vous voir. A moins bien sûr que ce ne soit qu'une impression, ce qui est très possible aussi.

Je lui souris. Il avait énormément de charme et pas seulement, il était vraiment beau. Je ne suis pas du genre à m'arrêter sur le physique d'une personne, mais quand quelqu'un est beau, il n'y a aucun mal à le reconnaître.


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MessageSujet: Re: i hate you i love you #RAFASTIAN   Dim 20 Nov - 19:34

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Sebastian ✧ Rafael
L’idée de visiter l’union club s’avère plus payante que prévu. Tu savais que Sebastian vivait à Belfast, mais tu ne pensais pas tomber sur lui aussi vite. Apparemment, le hasard a voulu précipiter les choses. Tu ne vas pas t’en plaindre, ça t’éviteras de devoir fouiller un peu plus le net pour trouver un moyen de le croiser par inadvertance. La chance à l’air de ton côté. Tu t’approches de lui, l’air le plus naturel du monde. Tu n’as pas l’intention de jouer franc jeu tout de suite. Malgré toutes ses années, tu ne peux pas t’empêcher de garder une rancune tenace au fond des tripes. Il a été le premier à faire naître cette sensation de papillons dans le ventre et toutes ses conneries que l’on peut dire sur tomber amoureux. Il a aussi été celui qui t’as brisé le coeur et n’a pas hésité à te le piétiner. Il t’a humilié, mais en plus à pousser le vise plus loin en embrasant une fille, juste devant ton nez. Au cas où tu n’aurais pas compris la première fois. Tu t’es promis de te venger. Peut-être qu’il était temps de te venger, le plat doit être bien froid désormais.

C’est donc tout naturellement, que tu t’approches de lui, faisant fi du gars en face de lui, qui d’après ce que tu as pu entendre en t’approchant, essayait de le draguer, plutôt pitoyablement. À toi-même, tu te dis que t’as plutôt intérêt à faire mieux, sinon se serait bien triste. Tu t’assieds en face de Sebastian, sans attendre sa permission. De toute façon, une fois assis, il ne risque pas de te déloger tout de suite. Juste le temps d’attirer son attention et le tour sera joué. Tu lui explique que son regard t’as hypnotisé et il te répond qu’il ne t’en veux pas. Ce qui fait naître un léger sourire sur tes lèvres. Apparemment, monsieur s’ennuie et il te propose même de te payer un verre. On dirait que t’as réussi à attirer son attention plutôt facilement, mais tu ne lâches pas ta garde. On ne sait jamais, il pourrait se sauver aussi sec. Il faut rester vigilant. « Je suis ravi de savoir que j’ai pu vous sortir d’un ennui certain. » et au moins, ça t’offre une légitimité, tout bénef. « Ce serait avec plaisir pour le verre » un nouveau sourire, pour le moment tout à l’air de se passer plutôt bien, mais il faut que tu restes concentré. De près, tu peux mieux observer Sebastian, sans l’aide des réseaux sociaux, tu ne l’aurais peut-être pas reconnu. Le temps a changé ses traits, mais il garde toujours cet éclat dans les yeux qui a su te faire craquer des années auparavant. Pas question de plonger une seconde. Si tu es en face de lui, c’est pour une raison bien particulière. Il faut que tu t’y tiennes. Le serveur s’approche et tu commandes un whisky. Mélanger les alcools pourrait s’avérer dangereux pour ta volonté.

Il te pose quelques questions sur toi, si tu es du coin, il t’explique la raison de sa venue ici. Tu es à l’écoute, avec attention, absorbant la moindre information qui pourrait t'être utile par la suite. Il te fait même la remarque qu’il est plutôt content d’avoir quitté ses amis pour te rencontrer. Flatteur. « Et bien, on dirait que c’est mon jour de chance, vous remercirez vos amis pour leur dispute ?  » tu ris, amusé par l’idée qu’il puisse aller remercier ses amis pour leur rencontre, ils risquent de ne rien comprendre. Tu hésites l’espace d’un instant quand il se présente, tu sais que tu vas devoir en faire de même, mais tu ne peux pas lui donner ta vraie identité. Il ne doit pas te reconnaître. Les choses seraient faussées. Tu observes sa main un instant, malgré l’âge ses mains ont toujours l’air aussi puissantes. Tu viens la serrer, relevant les yeux vers lui. « Ravi de faire votre connaissance, Sebastian. » ton accent fait rouler son prénom sous ta langue « Appelez-moi Henri » ce n’est pas tout à fait un mensonge, tu portes le nom de ton père comme second prénom. C’est juste beaucoup moins connu que Rafael. Et tu fais bien de lui donner un autre prénom, puisque rapidement il te dit qu’il semble t’avoir déjà croisé. Bien sûr qu’il t’as croisé. Vous avez passé des heures ensemble. Tu peux voir sur son visage qu’il cherche ton identité, ça t’amuses plutôt. Tu le laisses chercher encore un peu avant de finalement lui répondre « Je dois avoir un visage plutôt commun alors. Je m’en souviendrais si je vous avais déjà croisé. De plus, je viens d’arriver en ville. » tu ne précises pas que t’aurais pu le croiser dans un autre pays, tu n’es pas censé savoir qu’il n’a pas toujours vécu ici. Le serveur dépose vos verres devant vous, tu le remercies avant de reporter ton attention sur ton vis-à-vis. « Merci pour le verre » tu lèves le dit verre pour trinquer avec le Davis. « Aux nouvelles rencontres » ton sourire s’étire sur tes lèvres à l’évocation de ses quelques mots. Tu as tellement changé depuis la dernière fois que vous vous êtes vu qu’on peut parler d’un nouvelle homme. 
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MessageSujet: Re: i hate you i love you #RAFASTIAN   Lun 21 Nov - 13:31

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ft. Raf' & Sebastian


Tandis que le jeune homme s'était assit près de moi, je ne pouvais m'empêcher de le déshabiller du regard il correspondait en tout point à l'image que j'avais de l'homme qui pouvait me plaire. Bien sûr, le physique ne fait pas tout, on peut être beau, mais être un impérissable crétin, et, dans ce cas-là, ce n'est même pas la peine de continuer, mais j'avais bon espoir, je me disais que peut-être sa conversation serait intéressante. J'esquissais un sourire amusé.

- Oui, j'hésitais d'ailleurs à vous décerner le titre de "héro". Je ne suis pas contre le fait d'être dragué, bien au contraire, mais sincèrement, des techniques de drague comme celles qu'il utilisait, je ne sais pas où il les avait trouvés, mais il ferait bien de changer de livre ou d'amis, si jamais ce sont ses amis qui l'ont conseillé.

Je lui offris donc un verre et il commanda un whisky, j'aime bien cuisiner avec, cela flambe assez bien, mais je n'en boirais jamais une goutte, c'est certain. De mon côté, j'avais demandé un cocktail de fruits, le même que tout à l'heure. Je ne pu m'empêcher de rire lorsqu'il déclara que je devrais remercier mes amis pour leur dispute.

- Bien, je n'y manquerais pas, seulement s'ils commencent à vouloir me mettre la camisole de force, je vous ferais appeler et je n'aurais aucun scrupule à dire que c'était votre idée.

Puis vint le temps des présentations. Tout du moins, je commençais par me présenter et il me donna son prénom à son tour. Sans nom de famille, après tout, c'est son choix, nous venions seulement de nous voir, il n'est pas obligé de me sortir toute sa biographie maintenant. J'esquissais un sourire.

- Moi de même Henri. Henri, est-ce français ? J'ai remarqué que vous aviez un accent. J'aime beaucoup l'accent français, ma mère est française et à la maison nous parlions les deux langues, c'est sans doute pour cela que je suis un peu plus sensible à cet accent qu'aux autres.

Ainsi donc, il venait d'arriver en ville, il était évident alors que je ne l'avais pas vu avant, à moins bien sûr que je ne l'ai croisé que furtivement pendant l'un de mes voyages, mais cela m'étonnerait, je pense que c'est simplement une impression de le connaître déjà, cela arrive parfois, on rencontre quelqu'un que l'on croit connaître alors qu'il n'en est rien.

- Oh je vois, dans ce cas il s'agit juste d'une impression ou alors une vie antérieure, allez savoir. Quoi qu'il en soit, bienvenue ici, j'espère que vous vous y plairez.  

A peine avais-je fini de parler que le serveur nous amena nos boissons. Je levais mon verre pour répondre au toast lancé par Henri.

- Il n'y a pas de quoi. Oui, aux nouvelles rencontres.

Je bus une gorgée de mon verre et le posais sur le comptoir puis je me tournais de nouveau vers Henri.

- Alors dites-moi, que faites-vous dans la vie ? Si je suis trop indiscret, n'hésitez pas à me le dire hein.

Je terminais ma phrase sur un petit sourire. J'avais une étrange impression en sa compagnie, je ne saurais la définir, tout ce que je pouvais dire, c'était que je me sentais bien.  


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Dernière édition par Sebastian Davis le Lun 21 Nov - 20:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: i hate you i love you #RAFASTIAN   Lun 21 Nov - 20:12

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Sebastian ✧ Rafael
Tu souris quand il te parle de te décerner le titre de héros, tu hoches légèrement la tête de gauche à droite. « Ne vous donnez pas ce mal, je ne suis pas sûr d'assumer le slip au-dessus des collants. » tu n'as d'ailleurs jamais compris pourquoi ils sentaient obligé de représenter tous leurs héros comme ça. C'est plutôt ridicule quand même. Il t'explique que le gars avant toi avait une façon plutôt étrange de draguer. Ça ne t'étonne pas. « La drague forcée, ce n'est jamais agréable, mais c'est souvent la faute à l'endroit, les gens pensent que parce qu'on sert de l'alcool on n'a plus besoin de faire d'effort pour séduire l'autre. Puis, les hommes ce n'est peut-être pas votre "truc" » sur ses mots, tu lui sors un joli sourire dont tu as le secret. La question glisse entre tes autres propos, mais ça t'intéresse, est-ce que monsieur Davis se serait décidé à changer de bords ? Tu dois avouer que les jeux de séductions te plaisent toujours. Cette fin incertaine, la petite vague d'adrénaline qui se déverse en toi, le plaisir de plaire. Tout ça te plaît énormément et puis, avec Sebastian, il y a quelque chose de différent, peut-être un goût de vengeance. Lui qui se disait hétéro à l'air de te dévorer des yeux à chaque fois que tu détournes le regard. Plus si hétéro que ça.

Puis tu lui demande de remercier ses amis pour leur dispute, ce qui t'as permis de faire sa rencontre. Son rire qui résonne soudaine dans les airs, te fait frissonner. Ton corps ne réagit pas de la même façon que ton cerveau et ça risque de te poser des problèmes à la longue. « J'en assume toute la responsabilité » tu souris de nouveau, amusé. Après tout, tu ne les connais pas alors, ça ne te dérange pas tant que ça d'être mis en faute. Puis, ce n'est pas comme si c'était toi qui les a forcé à se disputer. Tu te présentes et préfère donner ton deuxième prénom, plutôt que celui que portes  tous les jours. Question d'anonymat en quelque sorte. Tu acquiesces quand il te demande si tu es français. Pas besoin de mentir, tu sais bien que ton accent à tendance à te trahir, mais ça ne te dérange pas. Tu sais que les britanniques aiment l'accent français. Il paraît que c'est sexy. Tu ne vas pas t'en plaindre. Il t'explique que sa mère est française et que donc, il connait bien la langue. Tu le sais déjà ça, t'as même eu l'occasion de croiser sa mère, sa grand-mère aussi et même son frère. « Oh vraiment et vous avez déjà eu l'occasion de visiter la France ? » tu joues celui qui ne sait pas, après tout, tu n'es pas sensé savoir qu'il a passé ses vacances dans le sud de la France. Tu joues les innocents et faut avouer que ça t'amuses plutôt.

Forcément, il te dit que ça ne devait être qu'une impression, qu'il n'a pas pu déjà te croiser. Si seulement il savait. C'en est que beaucoup plus amusant. Il parle d'autres vies et au fond, c'est certainement ça, après tout ce temps, t'as l'impression que tu l'as rencontré la première fois dans une autre vie. « J'espère que notre rencontre c'est bien finie dans nos autres vies. » il faut dire que se serait difficile de plus mal finir que la dernière fois « J'ai toujours aimé l'Irlande, je suppose que je suis tombé au bon endroit » le climat est différent de quoi tu as été habitué, mais tu devrais pouvoir t'y faire. Tu bois tranquillement ton verre, ton regard quittant rarement Sebastian, détaillant son visage avec une minutie certaine. Il fini par briser le silence en te demandant ce que tu fais dans la vie. Juste avant de s'excuser à peine de son indiscrétion. Tu balayes ça d'un geste de la main. « Je n'ai aucune raison de le cacher, je suis enseignant, en littérature. » lui qui a quitté un futur peintre se retrouve face à un professeur, ça change. Tes yeux se posent un instant sur ses mains « je suppose que votre travail est manuel ? Avec des mains comme les vôtres se serait dommage de ne pas les utiliser » avant de te quitter il avait comme projet de devenir chirurgien, tu te demandes s'il a atteint son but.

 
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MessageSujet: Re: i hate you i love you #RAFASTIAN   Mar 22 Nov - 20:36

I hate you, I love you

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J'écoutais ce que me disait Henri tout en buvant un peu de ma boisson. Chose dangereuse que ceci, à peine avait-il évoqué le slip par-dessus le collant, aka la tenue officielle de tout super-héro qui se respecte, que je failli recracher mon cocktail par le nez. Heureusement, à mon âge, je sais me tenir, mais je manquais de peu de m'étouffer. Un sourire amusé naquit sur mon visage.

- Effectivement, il vaut mieux oublier, je ne pensais plus à ce léger détail et il est clair que cela ne vous irait pas du tout.

J'écoutais ensuite l'avis de Henri sur la "drague forcée" et je hochais la tête pour signifier que j'étais effectivement d'accord avec tout ce qu'il disait. La seule chose, c'est que moi j'étais clair, n'aimant pas l'alcool, j'avais carburé au cocktail de fruits toute la soirée. Ensuite il glissa un sous-entendu sur mes préférences sexuelles. Un petit sourire s'affiche de nouveau sur mon visage. Je prend une gorgée de ma boisson pour me donner une certaine contenance puis je consens à lui répondre.

- En fait, pendant des années, j'ai cru que j'étais hétéro, jusqu'à l'âge de trente ans à peu près et puis, j'ai finalement réussi à assumer qui j'étais vraiment, à savoir un homme que les courbes féminines indiffère totalement, et qui est beaucoup plus attiré par un torse masculin...et le reste qui va avec, naturellement. Il m'en a fallu du temps pour assumer ça et il y a eu...des dommages collatéraux comme on dit.

Une vague de tristesse déferla en moi au souvenir de Rafaël, j'avais été un impérissable crétin avec ce môme. Il avait seize ans, j'en avais vingt-et-un, je n'aurais jamais dû le repousser comme ça, je n'aurais jamais dû lui dire toutes ces horreurs. J'entends encore les paroles que j'ai prononcé à l'époque, la hargne avec laquelle ces mots sortaient de ma bouche. A peine avaient-ils franchis mes lèvres que déjà je les avais regretté, mais il était trop tard. Aujourd'hui, je me demande ce qu'il devient, j'aimerai tellement pouvoir le revoir et m'excuser, même après tant d'années. Quelle serait sa réaction ? Est-ce qu'il me mettrait son poing sur la figure ? S'il le faisait, ce serait mérité. Je me repris et affichait un sourire de façade.

- Enfin, je ne vais pas vous ennuyer avec ce genre d'histoire.

La conversation reprit un tour un peu plus léger lorsqu'il déclara assumer toute la responsabilité au cas où j'irais remercier mes amis de leur dispute. J'eus un petit rire.

- Oh alors dans ce cas, tout va bien.

Il me demanda ensuite si j'avais eu l'occasion de visiter la France. Ah ça, pour l'avoir vu, je l'ai vu. C'est en français que je m'exprimais pour lui répondre.

- Oui, tous les étés, lorsque j'étais plus jeune, mon frère et moi allions en vacances chez nos grands-parents, nous passions en général un mois là-bas, dans le Sud, à Nice, plus précisément. J'aime la France, sincèrement.

Je bus encore un peu de ma boisson et acquiesçais à nouveau lorsqu'il me parla. Je reposais mon verre sur le comptoir et poursuivi la conversation, mais en anglais cette fois-ci.

- Oui, espérons. Je suis heureux de vous l'entendre dire, l'Irlande est vraiment un très beau pays.

Je lui avais demandé ensuite ce qu'il faisait comme métier. Il était donc enseignant. Je hochais la tête.

- Oh bien. Et vous enseignez à des lycéens ou bien à l'Université ?

Naturellement, il me demanda ce que je faisais dans la vie, parlant de mes mains. Je les regardais en esquissant un sourire teinté d'amertume. Sans le savoir, il avait mit le doigt sur ma deuxième blessure importante.

- Vous avez presque deviné. Jusqu'à il y a cinq ans, j'étais chirurgien cardiaque au Royal Victoria, l'hôpital de la ville, mais un accident de voiture a sectionné quelques tendons dans ma main droite et depuis, je n'ai plus le droit d'opérer. Vous conviendrez que pour un chirurgien, ce n'est pas l'idéal. Je ne suis cependant pas inactif pour autant, j'ai ma propre page Facebook où je donne des conseils médicaux, qui ne dispensent pas bien sûr de la visite chez le médecin et j'ai également une colonne santé dans le magazine d'une amie, styl'in.


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MessageSujet: Re: i hate you i love you #RAFASTIAN   Jeu 24 Nov - 18:35

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Sebastian ✧ Rafael
Tu as l'air plutôt détendu à l'extérieur, même si à l'intérieur t'as l'impression que ton sang bout dans tes veines. La proximité de Sebastian fait remonter chez toi beaucoup trop de vieux souvenirs, des bons, comme des moins bons, ils se bousculent dans ton crâne, t'essayes malgré tout de te concentrer sur la conversation. Tu acquiesces quand il te dit que les collants ne t'iront pas. Tu ne peux pas vraiment le contredire. Tu n'as jamais essayé, mais t'es presque certain que tu aurais l'air ridicule si tu te baladais avec un slip au-dessus de tes collants. Déjà faudrait une raison pour que tu te décides à mettre des collants. T'es pas Peter Pan non plus. Tu lui poses une question discrète sur son orientation sexuel. Ça t'intéresse. Quand tu l'as laissé, il t'assurait être hétéro, il te l'as même prouvé de la pire des façon qu'il soit. Pourtant, il se trouve bien dans un bar gay à l'heure actuelle. Peut-être que le vent a tourné du côté des préférences de Monsieur Davis.

Il fini par t'avouer que jusqu'à l'âge de trente ans, il se pensait hétéro, mais que finalement il a fini par accepter l'évidence. Tu ne sais pas comment tu dois le prendre et tu te retiens tant bien que mal de ne pas pester contre cette révélation. Effectivement, il y a de quoi avoir la rage. Il t'as assuré qu'il était hétéro quand tu as trouvé le courage de lui montrer qu'il te plaisant et il te l'a prouvé de la pire des façons qu'il soit et maintenant, il ose te dire qu'il est hétéro. Tu mords l'intérieur de ta joue pour pouvoir reprendre tes esprits et sa dernière phrase attire ton attention. « Je vais peut-être passer pour un vilain curieux, mais qu'est-ce que vous appelez dommages collatéraux ? » forcément, ça attire ton attention et t'as bien envie d'en savoir plus à ce sujet. Peut-être qu'il va refuser de te répondre, mais au moins tu auras essayé. Il te dit qu'il ne veut pas t'embêter avec ça. « Vous ne m'embêtez pas voyons. Je suis venu jusqu'ici pour apprendre à vous connaître » il te faut bien une excuse à tout ça.

Ton vis-à-vis parle de ses amis, mais tu n'y es plus, tu contentes d'acquiescer et de sourire. Vaguement amusé. Ton sourire s'élargit quand tu l'entends parler français. Depuis que tu es ici, tu n'as plus forcément l'occasion d'entendre ta langue natale. Bien sûr, il t'arrive de la parler, que ce soit quand tu fais du sport un peu trop violent ou dans tes cours, mais rares sont les occasions de l'entendre d'une autre bouche. « Très belle performance. J'aime beaucoup le sud de la France. » tu lui réponds en français toi aussi, assez amusé. Tu gardes pour toi le fait que tu as aussi passé tes vacances à Nice. Il n'a pas besoin de le savoir, même si au fond il le sait déjà. Tu plonges tes lèvres dans le liquide ambré de ton verre. Tu hoches la tête quand il te dit qu'il est content de savoir que tu aimes Belfast. Se serait difficile de ne pas apprécier.

C'est au tour de ton travail d'être abordé. « À l'université, je ne sais pas si j'aurais été capable d'affronter des adolescents toutes une années » l'horreur, puis de toute façon, avec ton doctorat et ta place de chercheur tu n'auras pas pu travailler au lycée. Tu n'aurais pas eu de temps pour tes recherches. Puis, tu lui demandes ce qu'il fait lui. Tu te souviens qu'il faisait des études de médecine quand vous vous êtes quittés. Il voulait devenir chirurgien et tu te souviens d'une conversation où il t'avait confié qu'il avait peur d'un jour laissé des choses à l'intérieur de ses patients, ce qui t'avais bien fait rire. Il t'explique qu'il a été chirurgien, mais qu'un accident a mit fin prématurément à sa carrière. T'en aurais presque mal au coeur pour lui, parce que tu te souviens à quel point c'était important pour lui. Il ajoute quand même qu'il n'est pas inactif et qu'il écrit pour un magasine et une page FB. C'est déjà ça. « C'est vrai que ça doit être plutôt frustrant pour un chirurgien de ne pas pratiquer son art. Je ne sais pas ce que je ferais si on m'obligeait à tourner le dos à mes bouquins. » tu lui souris « Mais vous avez l'air de vous en être bien sorti. Les aléas de la vie nous réservent souvent des surprises » de grosses surprises, comme celle de retrouver ton première année presque trente ans après votre dernière rencontre.

 
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MessageSujet: Re: i hate you i love you #RAFASTIAN   Jeu 24 Nov - 22:10

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Je ne savais pas vraiment si la conversation prendrait un tournant qui allait me plaire, en fait, j'en doutais même énormément. Pendant presque trente ans, je n'avais jamais parlé à quiconque de ce qu'il s'était passé avec Rafaël, enfin si, Henry le savait, mais c'est normal, il est mon meilleur ami et là, allais-je oser dire à un type que je venais de rencontrer ce qu'il s'était passé à l'époque ? Après tout pourquoi pas. Il est évident que j'allais prendre des "points négatifs" en racontant cela, mais à dire vrai peu importe, je n'allais pas nier ce que j'avais fait.

Je plongeais mon regard dans celui d'Henri puis j'avalais quelques  gorgées de ma boisson comme pour me donner du courage. Je posais le verre sur le comptoir et parti dans mes pensées tandis que je racontais ce qu'il s'était passé ce jour-là.

- J'avais environ vingt-et-un ans, c'était l'été, j'étais en vacances chez mes grands-parents avec mon petit frère, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, c'était ce que je faisais depuis que je suis tout gamin. En France il y avait ce gars, il s'appelait Rafael, Rafael Delaunay et il était...je ne sais pas comment le dire, il était vraiment adorable. C'était un garçon vraiment gentil et j'aimais beaucoup passer du temps avec lui.

Un sourire tendre étira mes lèvres, oui, j'aimais beaucoup passer du temps avec Rafael. Est-ce qu'à l'époque j'étais amoureux de lui ? Probablement, c'est peut-être pour ça que je l'ai repoussé si violemment d'ailleurs, je devais avoir peur de ressentir ce genre de chose pour un garçon, je ne sais pas. Je continuais donc mon histoire.

- Quoi qu'il en soit, un jour alors que nous discutions tous les deux, il se passa quelque chose qui...Seigneur, même trente ans après je me sens mal lorsque j'en parle. Nous discutions donc et là, Rafael m'embrassa. Au début, surpris, je l'ai laissé faire, mais rapidement, je me suis ressaisi et je l'ai repoussé. A l'époque, je me pensais hétéro. Je ne me cherche pas d'excuse cependant, je n'aurais jamais dû le repousser aussi durement, je n'avais juste qu'à lui faire comprendre gentiment que ce n'était pas mon truc, mais non...je l'ai insulté et pour lui montrer que je n'étais pas comme lui, j'ai embrassé une fille sous ses yeux. Je me dégoutte. Je vois encore la douleur dans son regard, la blessure que je lui ai causé doit être vraiment très profonde. A peine les mots prononcés, à peine le baiser fait, je les regrettais, mais c'était trop tard, le mal était fait. Après cela, j'ai arrêté de venir chez mes grands-parents l'été, lorsque je venais, je faisais en sorte qu'il soit absent. Non pas parce que je ne voulais pas le revoir, mais parce que je savais que si lui me revoyait, cela le ferait probablement souffrir et je ne le voulais pas, je l'avais déjà fait assez souffrir comme ça, inutile d'en rajouter. Aujourd'hui je me demande ce qu'il est devenu, je sais qu'il voulait devenir peintre, enfin il voulait au moins faire des études d'Arts plastique, mais ses parents n'étaient pas vraiment d'accord. J'espère qu'il a réussi malgré tout. Je ne sais pas quelle serait sa réaction s'il me revoyait, me mettrait-il son poing dans la figure ? Probablement, mais je l'aurais mérité.

Sur ces mots, je terminais mon verre et me tournais vers Henri.

- Vous vouliez me connaître un peu mieux ? C'était là la partie la moins reluisante de ma personnalité, j'ai été un sale con quand j'étais plus jeune.

Ensuite, il me félicita pour mon français. J'esquissais un sourire.

- Merci. Oui, c'est vrai que c'est une belle région.

Je hochais positivement la tête lorsqu'il m'expliqua qu'il enseignait à l'université et qu'il ne savait pas vraiment s'il aurait pu enseigner à des lycéens.

- Il paraît qu'ils sont un public assez compliqué.

Le sujet dévia ensuite sur mes mains. Oui, ça pour être frustrant, c'était frustrant.

- C'est le moins que l'on puisse dire, mais il est vrai que j'arrive tout de même à m'en sortir. Naturellement, j'aurais préféré continuer d'opérer, mais je dois faire une croix dessus. Comme la médecine est une passion plutôt qu'un métier, je continue par d'autres voies. Quant aux surprises réservées par la vie...ce qui est embêtant avec elles, c'est qu'on ne sait jamais si elles seront bonnes ou mauvaises.

Sur ces mots je terminais mon verre. Un slow passa à ce moment-là.

- Vous voulez danser ?


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MessageSujet: Re: i hate you i love you #RAFASTIAN   Dim 27 Nov - 4:07

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La conversation dérive sur l'orientation sexuelle de Sebastian. Au début c'était plutôt innocent, mais il a lâché quelques mots qui ont attiré ton attention et t'as essayé d'en savoir un peu plus. Il t'explique qu'il a été un con plus jeune - tu ne peux pas lui donner tord pour le coup - tu sens quelque chose te pincer le coeur quand tu l'entends te complimenter, ou plutôt l'ancien toi. Le gamin qui adorait l'idée de passer ses vacances avec lui. Tant de choses ont changé depuis. Tellement qu'il ne te reconnaît même plus. C'est ta gorge qui se sert quand tu entends de sa propre bouche ce qui s'est passé. Les mots font mal, même après toutes ses années. T'as l'impression que c'était hier. Pour dire. T'es même obligé de te mordre l'intérieure de la joue pour contenir tes émotions. Tu n'aimes pas cette histoire. Définitivement. Elle n'est pas de celles que l'on raconte à ses petits enfants ou même autour d'un bon repas. Elle est sordide et surtout absolument douloureuse. Un jour, on t'as dis que le temps guérissait toutes les blessures, apparemment celle-là n'as pas encore eu le temps de cicatriser. Puis il te demande si un jour il venait à le recroiser, s'il venait à te recroiser en fait. Est-ce que tu lui mettrais ton poing dans la figure. Tu y as pensé, c'est vrai, peut-être que ça t'aurais fais du bien sur le coup, mais tu sais que tu as besoin de plus. De jouer avec lui, comme il a pu le faire avec toi. Un simple poing dans la face n'est pas assez fort, remarquable. Non, tu préfères mettre à profit ton sang froid pour savourer une vengeance que tu as amplement mérité. « Un poing dans la figure, c'est quelque chose d'impulsif, vous ne croyez pas qu'après tout ce temps, il est envie d'autre chose ? » la question semble innocente. Toi, tu sais de quoi il a envie. Tu dois juste garder ta couverture intacte. Ça fait parti du plan.

Il te fait remarquer quoi toi qui voulais le connaître tu es servi. Tu souris, essayant de reprendre le dessus sur toutes ses émotions négatives qui fourmillent dans ton crâne. « Et bien ça me semble très intime ce que vous venez de me dire, je suppose être chanceux » sur ses mots tu bois une longue gorgé de ton verre, le whisky brûle à l'endroit où ta joue a été mordu, mais tu n'y portes pas attention. « J'ai moi-même rencontré mon premier amour dans le sud de la France. Ça a été... intense » là encore ce n'est pas un mensonge. Tu arranges ta vérité. Ton premier amour a été intense, le temps qu'il a duré. Le seul baiser que vous avez échangé a été beau, le temps qu'il a duré.

Puis tu parles de ton boulot et du choix de tes classes. Décidément, les lycéens ce n'est pas ton truc et t'es bien content d'être assez qualifié pour travailler à la faculté. Tu ne dis pas que tous tes élèves sont matures, mais au moins, tu n'as pas besoin de jouer au papa de substitution. C'est déjà ça. « Il paraît, c'est certainement pour ça que je n'ai jamais voulu m'y frotter » un léger sourire malicieux se dessine sur tes lèvres. Autant prendre ça à la légère. Ce n'est pas un sujet à l'importance capitale. Finalement, il te parle de son accident, de son incapacité à pratiquer ceux pour quoi il a travailler si dur et tu l'écoutes. Attentivement cette fois. Il te parle de la vie et ses surprises qu'on ne peut prévoir. « Justement, c'est ce qui est excitant » tu lui adresses un clin d'oeil amusé et tu es un peu déstabilisé par la demande qui suit. Danser. Un slow qui plus est. Avec lui. Ça veut dire le toucher. Être près de lui. Ce n'était pas prévu. cependant si tu refuses, il risque de s'envoler plus vite que prévu et tu n'y tiens pas non plus. Tu te mords la lèvre inférieur un instant avant d'acquiescer simplement. « Je ne suis pas sûr d'être un très bon danseur » tu passes l'une de tes mains dans ta nuque, un peu gêné. Tu ne veux pas te ridiculiser, non plus. Pourtant, tu acceptes d'attraper la main qu'il te tend. Son contact t'électrise. Sa peau est si chaude sous la tienne. Tu t'y perdrais presque.  
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MessageSujet: Re: i hate you i love you #RAFASTIAN   Dim 27 Nov - 13:29

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Je m'étais toujours demandé ce que ferait Rafael s'il me revoyait. Partirait-il en courant, me frapperait-il ? Je n'en avais aucune idée. Le Rafael que j'ai connu était doux et non-violent, mais je l'avais certainement détruit, peut-être son caractère avait-il changé. La phrase que prononça Henry me fit réfléchir. Il avait peut-être raison, peut-être la vengeance de Rafael serait plus subtile que cela, il voudrait certainement que je souffre autant qu'il a souffert, si ce n'est plus. Je plongeais mes lèvres dans ma boisson, ne quittant pas Henry du regard. J'avalais la dernière gorgée du cocktail que j'avais commandé à nouveau puis reposais le verre sur le comptoir. Mon regard se fit lointain.

- Oui, sans doute avez vous raison. Sans doute voudra t-il me faire souffrir...autant qu'il a souffert lui-même. Quoi qu'il veuille de toute manière, ce ne serait que justice.

Pour être intime, c'était intime, il n'y avait que mon meilleur ami qui était au courant de l'histoire, c'est pour dire. Je ne savais pas vraiment pourquoi je l'avais déballée à Henry d'ailleurs...enfin le Henry en face de moi, ne l'ayant jamais vu de ma vie jusqu'à aujourd'hui, si je voulais lui faire bonne impression, ce n'était pas vraiment ainsi que je devais m'y prendre, néanmoins, je sentais que je devais le faire, comme une certaine justification. Pourquoi j'avais ce sentiment ? Je l'ignorais et à dire vrai, je ne voulais pas vraiment me pencher dessus. J'esquissais un mince sourire.

- C'est le moins qu'on puisse dire, il n'y a que mon meilleur ami qui est au courant de cette histoire. D'ailleurs, coïncidence étrange, vous avez le même prénom lui et vous.

Décidément, il semblerait que le Sud de la France soit un vivier pour les histoires d'amour. Je penchais un peu la tête sur le côté.

- Intense dans le bon sens ? Ou intense parce que trop court ?

Oui, j'étais un peu curieux, mais je lui avais raconté une partie très intime de ma vie, alors je me disais que je pouvais poser cette question et tant pis s'il ne voulait pas me répondre, j'aurais au moins essayé. Un sourire compatissant s'afficha sur mes lèvres lorsqu'il évoqua le fait qu'il n'aurait vraiment jamais pu enseigner à des lycéens. Je ne peux qu'imaginer ce que cela doit être sachant que je n'ai pas pris cette voie.

- Excitant ? Oui, c'est une façon de voir les choses.

Ensuite, je lui ai demandé s'il voulait danser. Question relativement banale, surtout dans ce genre d'endroit, mais il semblait troublé, à moins que ce n'était qu'un impression. Quoi qu'il en soit, il me répondit qu'il n'était pas sûr d'être un très bon danseur. Cet argument ne me fera pas renoncer. Je lui tendis la main en souriant.

- Ceci n'est qu'une excuse mon cher, pour un slow, il vous suffit de vous laisser porter par la musique et de vous laisser guider par votre partenaire de danse, vous verrez, c'est très facile.

Il se décide finalement à prendre la main que je lui tendais. Un sourire se dessina sur mes lèvres et je l’entraînais sur la piste, avant qu'il ne change d'avis. Passant mon bras autour de sa taille, presque d'une manière possessive, je le rapprochais un peu de moi.

- Vous êtes un peu trop loin là, il faut vous rapprocher un peu. Normalement, nous devrions pouvoir nous murmurer quelques mots malgré la puissance sonore de cet endroit...voyez à quel point il faut être un peu plus proche.

Une fois que nous étions à la bonne distance, j'entamais les premiers pas. Une sensation indescriptible s'empara de moi en cet instant, je me sentais tellement bien, tellement à ma place, j'avais l'impression que plus personne n'existait autour de nous, j'avais l'impression que nous n'étions que tous les deux dans ce monde.


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MessageSujet: Re: i hate you i love you #RAFASTIAN   Ven 9 Déc - 3:14

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Sebastian ✧ Rafael
Tu ne t'attendais absolument pas à tomber sur Sebastian aussi facilement et surtout par pur hasard. Tu avais l'intention de le retrouver, bien entendu. L'idée te tourne dans la tête depuis que tu t'es rendu compte que vous alliez vivre dans la même ville. Seulement,tu pensais que tu allais devoir le chercher un moment avant de mettre la main dessus. Karma, destin ou peu importe. Le résultat est là. Sebastian est là, devant toi, à boire tranquillement son cocktail de fruits, sans la moindre idée de qui tu es. Plutôt étrange, n'est-ce pas ? Même si tu n'y était pas préparé, tu n'as pas l'intention de laisser passer une occasion pareille. T'as besoin de lui faire payer. C'est vital. Tu y penses depuis beaucoup trop d'années pour ne rien faire. Hors de question de sortir d'ici sans créer un lien, aussi basique soit-il avec le docteur Davis. Ça, tu en es certain. La conversation dérive sur son passé et ton prénom remonte à la surface. C'est plutôt étrange, tu pensais qu'il t'avait oublié après toutes ces années. Apparemment, e n'est pas le cas. Il se demande même comment tu pourrais réagir si seulement, vous veniez à vous recroiser. Tu te retiens de rire. Tu es juste devant lui, il ne s'en rend absolument pas compte. Et toi, tu jubiles intérieurement. « C'est bien de le prendre comme ça » tu préfères ne rien dire d'autre, au risque d'attirer l'attention sur un point que tu tiens à cacher. Il t'explique qu'il n'a parlé de ça à personne, mise à part son meilleur ami, qui porte le même prénom que toi. « Henri est un prénom que les britanniques et les français ont en commun. Il n'est pas très rare. » même s'ils ne s'écrivent pas pareils, l'effet est le même. Finalement, tu lui explique que le sud de la France est propice aux amourettes, puisque toi aussi tu es tombé amoureux là-bas. Tu passes sur le fait que c'était de lui dont tu es tombé amoureux. Il n'a pas besoin de le savoir. « Pour être court, ça a été très court, mais c'était la première fois que je suis tombé amoureux. Alors, je suppose que c'était fort aussi. Un sacré mélange dévastateur. » c'est le moins que l'on puisse dire. Ton premier amour c'est soldé par une jolie humiliation. Beaucoup auraient abandonné, seraient devenus homo refoulés. Caché derrière une petite vie parfaite, avec ses deux gosses et la jolie petite femme. Pas toi. Tu as décidé de ne pas te laisser abattre par un seul échec.

Tu te mets à parler du côté excitant de la vie. Des surprises qu'elle peut engendrer. C'est la raison pour laquelle tu te lèves tous les matins. D'ailleurs, en parlant de surprise, Sebastian t'invite à danser. Tu ne t'y attendais pas. Tu lui dis que tu ne sais pas danser, mais ça n'a pas l'air de l'arrêter plus que ça. Il te dit qu'il te suffit de te laisser guider par lui. Tu hésites un instant.Tu l'observes, pas convaincu, avant de saisir la main qu'il te tend. Après tout, tu es venu là pour passer du bon temps, alors se serait dommage de s'en priver. Tu n'as pas l'occasion de dire quoique ce soit, qu'il t'attire déjà sur la piste de danse. Ton cœur loupe un de ses battement quand son bras passe autour de ta taille, avec une force que tu ne lui soupçonnait pas. Il t'approche de lui. Tu ne t'attendais pas à être aussi proche de lui. T'en rougirais presque quand il te dit que vous n'êtes pas encore assez proches l'un de l'autre. Son corps se colle un peu plus au tien et un rire nerveux s'échappe de tes lèvres. Tu n'as pas été aussi proche de lui depuis la fois où tu avais voulu l'embrasser, il y a de ça des dizaines d'années. Tu reprends un minimum de contenance avant de t'approcher de son oreille et de lui murmurer. « et qu'est-ce que vous aviez de si important à me susurrer à l'oreille ? » tu souris légèrement. De là où tu es, tu peux sentir son odeur te chatouiller légèrement les narines, c'est carrément enivrant.

 
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MessageSujet: Re: i hate you i love you #RAFASTIAN   Sam 31 Déc - 16:07

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Je hochais la tête en souriant à la phrase d'Henri. Je ne savais pas vraiment s'il y avait réellement une bonne manière de prendre les choses, mais il fallait se rendre à l'évidence, celui qui avait merdé dans toute cette histoire, c'était moi et je n'avais absolument aucun droit d'espérer autre chose qu'une petite "vengeance" si jamais je revoyais Rafaël et pourtant, malgré cela, j'aimerais vraiment le revoir, ne serait-ce que pour pouvoir lui présenter des excuses, même s'il ne les accepterait pas forcément.

- Pour être honnête, je ne vois pas comment je pourrais prendre les choses autrement. Celui qui a merdé dans l'histoire, c'est moi, pas lui. J'aimerai bien le revoir, ne serait-ce qu'une fois, pour lui dire à quel point je suis désolé. Oh je suis conscient que cela ne changerait pas grand-chose, mais au moins il serait au courant.

Je me repris alors, Henri n'avait pas besoin d'entendre mes états d'âme, il n'était pas là pour cela et puis, ce n'était pas à lui que cela s'adressait. A nouveau j'hochais la tête en souriant.

- C'est vrai que c'est un prénom plutôt banal, il n'empêche que la coïncidence est plutôt amusante.

Je l'écoutais ensuite me parler de son premier amour, celui qu'il a connu dans le Sud de la France. Je ne pu empêcher une petite grimace, j'étais désolé pour lui. J'ose croire qu'il a su dépasser ce typhon dévastateur. Il n'est pas entré dans les détails, mais je ne cherchais pas plus loin non plus, c'est son histoire, s'il ne veut pas me raconter, il en a tout à fait le droit.

- J'espère en tout cas que cette personne n'a pas crée de dommages irréparables.

Ensuite, la conversation prend un tout autre tournant puisque je l'invite à danser. Et oui, après tout, l'endroit où nous sommes s'y prête très bien. Il commence à argumenter qu'il ne sait pas danser, mais cela ne m'arrête pas, j'ai bien l'intention de danser avec lui. Je l'entraîne donc sur la piste et le tient tout contre moi. Je peux presque sentir son souffle chaud sur mon cou et d'agréables frissons me parcourent la colonne vertébrale. Nous commençons à danser et je ne peux empêcher un petit rire à ce qu'il me dit.

- Pour l'instant pas grand chose, à part que vous dansez très bien.

Je plonge mon regard dans le sien. C'est étrange, la sensation de ma peau sur la sienne, c'est comme si je la connaissais déjà, comme si j'avais déjà tenu son corps contre moi. Cela ne risque pas, puisque je viens seulement de le rencontrer, il n'empêche que, en le tenant ainsi dans mes bras, j'ai cet air de "déjà vu", pas forcément désagréable, mais qui me laisse une impression étrange. Je rapproche mon visage du sien, jusqu'à frôler ses lèvres, mais je me recule doucement en souriant, non, si je l'embrasse, ce ne sera pas maintenant, pas alors que la danse vient seulement de commencer, mais peut-être pour la conclure. Le tenant toujours contre moi, j'enchaîne les pas de danses de façon aérienne. Oui, je me sens vraiment bien.


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