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l'aventure #LOVEISLOVE s'arrête là, le forum ferme ses portes

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 leave me alone. alone. [Leilee]

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Kenlee Prescott
serendipity

↳ ÂGE : 41 ans
↳ CÔTÉ COEUR : mariée à un homme de qui elle est infidèle, et toujours amoureuse d'une femme qu'elle a quittée il y a 16 ans.
↳ ORIENTATION : publiquement hétérosexuelle, intimement homosexuelle
↳ OCCUPATION : soliste dans un grand orchestre symphonique et professeur de musique au conservatoire de belfast
↳ QUARTIER : queen's quarter
↳ INSCRIT LE : 27/11/2016
↳ CLICS : 101 ↳ POINTS : 120
↳ PSEUDO : shutterisland
↳ AVATAR : kate beckinsale

MessageSujet: leave me alone. alone. [Leilee]   Jeu 29 Déc - 10:13

Je peine à trouver le sommeil depuis quelques jours, depuis cette nouvelle agression. C’est un retour en arrière de dix-sept ans, une régression totale. J’ai l’impression d’avoir vécu à nouveau ce traumatisme, d’avoir été saisie de plein fouet par la violence des coups, des mots. Mes nuits sont teintées de cauchemars, de cette violence qui revient, qui me percute. En moi c’est un mélange de nombreux sentiments. Je m’en veux d’avoir laissé Leither m’embrasser en pleine rue, je lui en veux de ne pas m’avoir écoutée, de ne pas avoir compris mes peurs. J’aurai dû l’en empêcher, j’aurai dû lui dire qu’il ne fallait pas qu’on fasse ça à la vue de tous. Mais le désir présent a pris le pas sur le reste, et je me déteste de m’être laissée berner par cette foutue attirance. Une main se faufile à ma taille et je me débats instantanément avant de me rendre compte, réveillée en sursaut, qu’il ne s’agit que de Lewis. Je me redresse dans notre lit conjugal et passe mes mains sur mon visage trempé de sueurs. « Chérie qu’est-ce qu’il se passe. Je te trouve bizarre depuis quelques jours… » Je soupire. « Excuse-moi. Ça va, je fais pas mal de cauchemars, je sais pas trop pourquoi. Je vais aller voir ma psy aujourd’hui. T’inquiètes pas. » Je vis avec cet homme depuis pas loin de quinze ans et il ne me connaît pas. Il ne sait pas qui je suis, et pire encore il ne cherche pas à savoir. Oh, il est gentil, tendre, je n’ai pas à me plaindre de ça. Il pourrait faire un mari parfait. Mais je ne lui laisse pas réellement la place de l’être. « Je vais aller prendre une douche. Tu bosses aujourd’hui ? » Il sort de notre lit et enfile un t-shirt par dessus son caleçon de nuit. « Oui. Quant à toi, tu devrais aller te détendre, appelle une de tes amies et allez au spa. Ne te renferme pas encore dans ton studio aujourd’hui… » Je serre les mâchoires et en profite d’être dos à lui pour qu’il ne voit pas mon visage fermé. « Oui. Je vais appeler une amie et on va faire ça, tu as raison. » Tu parles. Je me lève et file droit dans la douche. L’eau brûlante qui coule sur mon corps me fait du bien. Mais je n’irai nulle part aujourd’hui. Je vais me terrer dans mon studio et faire pleurer mon violon pour évacuer ce que je pourrai. Je n’ai envie de parler à personne, de voir personne. Je veux qu’on me foute la paix, et je ne veux surtout pas mettre un pied dehors. Une fois douchée, je m’habille d’un simple pantalon stretch et d’un pull en cachemire sous lequel je ne porte rien, parce que j’ai toujours adoré cette matière contre ma peau nue.

Après un petit déjeuner partagé avec Lewis, à l’écouter me parler de son boulot, je le laisse aller se préparer, et je file droit vers mon studio. Je relève mes cheveux dans un chignon brouillon, mes yeux sont fatigués et les cernes sous mes yeux traduisent de cet amas de nuits sans sommeil. Mon teint est pâle et je ne ressemble à rien. Mais peu importe. Je vais rester là et m’user les doigts sur mon violon le temps qu’il le faudra pour m’apaiser. Le temps passe sans que je n’en ai conscience, et quand j’entends la porte du studio s’ouvrir, je m’arrête instantanément, les sourcils froncés par l’exaspération que je me porte à moi même de n’arriver à rien sortir ce matin. Même ça je suis incapable de le faire correctement. Je me tourne et mon regard se pose sur Lewis, la main sur la poignée de la porte insonorisée du studio. « Chérie, ton amie est arrivée. Je suis content que tu m’écoutes pour une fois ! Je dois filer au boulot. » Il s’approche de moi et dépose sur mes lèvres un baiser avant de me sourire. « Passez une bonne journée ! » Je me contente de hocher la tête et le regarde partir, les mâchoires serrées, avant de poser mon regard sur Leither qui se trouve là, à l’entrée du studio. Pendant quelques secondes, c’est un duel de regards qui électrise la pièce. Mais pas dans le bon sens du terme. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Mon ton est froid, sec, cassant. Je me retourne pour poser mon violon sur son pied et mon archet à côté. Dos à elle, je suis saisie par des flashs de notre agression. Ses baisers passionnés, et puis cet homme qui l’arrache à moi avant de la pousser au sol avec violence, avant de lui donner des coups de pieds. Je ressens la main froide du junkie sur mon ventre, prêt à faire de moi sa victime. Et puis plus rien. Je vacille, prends appui sur le piano pour ne pas crouler, pour ne pas sentir mon corps s’enfoncer dans le sol. Et puis sans crier gare, ce sont des flashs de mon agression avec Niamh qui remontent à la surface. Ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Et là, c’est pire encore, je me sens trembler, faiblir, et mes jambes ne me tiennent plus. Je me retrouve accroupie, puis assise sur la moquette, le souffle coupé. Leither s’approche précipitamment mais je la repousse avec violence, rejetant les mains qu’elle voulait sûrement poser tendrement sur mes épaules. « Laisse-moi ! Ne me touche pas ! Tout ça c’est à cause de toi ! T’as tout fait foirer putain. Pourquoi t’as fait ça Leither ? Et pourquoi t’es là ? Va-t-en ! » Je me recroqueville sur moi-même et prends mes genoux contre ma poitrine, entre mes bras, me balançant comme un enfant traumatisé, les larmes roulant sur mes joues. « Laisse-moi. Laisse-moi tranquille. » Je ne suis plus que l’ombre de moi-même, et je doute que quelqu’un puisse y changer quoi que ce soit. Il m’a fallu des années pour réussir à me sortir un tant soit peu de la torpeur de ma première agression homophobe, et je ne pense pas que cette fois sera plus facile, bien au contraire.
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Leither Brooke
Soundwaves

↳ ÂGE : 25 ans
↳ CÔTÉ COEUR : Célibataire
↳ ORIENTATION : Pansexuelle
↳ OCCUPATION : Etudiante en art et musique / Auteur compositeur
↳ QUARTIER : #35 appart, Cathedrale Quarter
↳ RP EN COURS : Sasha #Kenlee (end) #Kenlee (end) # Skye (end) # Kenlee & Niahm (end) #Skye



↳ INSCRIT LE : 18/11/2016
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MessageSujet: Re: leave me alone. alone. [Leilee]   Mer 18 Jan - 3:01

Leither, Kenlee
Leave me alone. Alone..


Précédemment...


- "Lei tu dois arrêter ça!
(s'approchant de moi l'air inquiet) Tu sais très bien qu'on ne mélange pas médicaments et alcool!" Souriant à mike, je pris une grande rasade de gin, re-deposant la bouteille vide sur la table basse... "Écoute mike... (mon regard accrochant le sien) Je t'aime... tu sais que je taime, mais là tu me fais chier!" Sursautant sous la violence de mes propos, mike se leva du fauteuil, visage fermé, regard mauvais... "Bien fais comme tu veux! après tout... (pivotant dans une révérence exagérée) tu es reine en ton royaume!" Prenant la porte, mike fit claquer celle ci en signe de son mécontentement. Je savais bien qu'il disait cela pour mon bien, parce qu'il tenait à moi, mais il n'endurait pas cette douleur H24 qui ne me laissait de repos que lorsque mon esprit se déconnectait de mon corps... J'avais commencé par prendre un peu plus d'antalgiques, puis à les associer à l'alcool et maintenant j'y ajoutais un peu d'herbes. Je dois dire que je n'étais pas une amatrice de weed, mais il n'y avait rien de meilleur pour atténuer la douleur ou du moins, échapper à celle ci. Bien qu'il ait été là pour moi depuis le soir ou lâchement kenlee s'était enfuie de mon appartement, ne donnant plus signes de vie; Je n'en restais pas moins "reine en mon royaume" et bien que prenant son avis en compte, je savais ce que je faisais ou du moins en avais je l'impression... Tiling, tiling, tiling... Portant mon regard sur mon ordinateur, c'est sourire aux lèvres et planant légèrement que je me précipitais pour lire un nouvel email de ma correspondante 2.0... Brooklyn, Brooklyn, Brooklyn! On peut dire que cette femme avait été une véritable bénédiction en ces heures sombres ou je ne rêvais que d'une chose: Revoir Kenlee et lui rentrer dedans comme jamais cela ne lui était arrivé auparavant... Apaisant ma colère, me faisant sourire, m'amenant même parfois à me remettre en question, la canadienne était devenue comme un espace de no war, un refuge, une "amie". Lisant avidement le mail, je ne pus m’empêcher de rire comme souvent avant que mes doigts ne courent sur le clavier. M'installant plus confortablement, je savais d'ores et déjà que nous en aurions pour la nuit....
---------------------------------------------
Présentement....

"- Je ne peux pas, tu ne...." M'emportant, ma voix résonnant avec force dans la galerie... "Tu ne peux pas, ou tu ne veux pas? Ce sont deux choses bien distinctes Nate!" Je ne m'attendais pas à me retrouver face à l'ami de kenlee lorsque j'étais venue présenter mes excuses à mike dans sa galerie, mais de l'avoir en face de moi, cela avait fait remonter toute ma colère contre la brune... Une semaine... Une semaine qu'elle se murait dans son silence et j'étais censée accepter cela sans broncher?! Mais malheur pour elle, je n'étais pas le genre de personne à subir sans rien dire... "Comprends moi leither... (cherchant ses mots) Ce n'est pas que je ne veux pas, c'est juste que kenlee est..." L'interrompant, voix teintée de colère... "Lâche! Irrespectueuse! Froide! Calcul..." M'interrompant à son tour, sa voix trahissant la colère qui était sienne..." Elle n'est pas ce que tu penses!! C'est plus compliqué que cela, beaucoup plus compliqué que tu ne le penses!!!" M’avançant rage au cœur..."Et comment je fais pour comprendre quelque chose, si elle refuse de s'expliquer!!! Elle n'a pas été la seule à se faire agresser Nate! Elle n'a pas manqué d'y passer !" Penchant la tête gêné... "Je sais mikeal m'en a parlé... (hésitant) Je... Je suis désolé!" Baissant le ton, soupirant de lassitude..." Nate tu es désolé de quoi? Ce n'est pas à toi d’être désolé, ce n'est pas de toi que doit me parvenir l'explication... Je ne suis pas une sous merde nate, j'ai droit à des explications pour pouvoir avancer moi aussi!" Soupirant Nate paraissait etre pris entre son amitié pour kenlee et la justesse de ma demande. Les pourparlers durèrent encore une heure avant que celui ci n'accepte de me conduire à kenlee, à la seule condition que je taise sa participation dans cette affaire, et que je me contrôle un minimum face à brune. Acceptant, nous nous donnâmes rendez vous dans une heure le temps qu'il règle quelques affaires... Me faisant reconduire chez moi par mike, je m'excusais encore une fois pour mon comportement, avant de monter dans mon appartement me préparer. J'étais plus que nerveuse et je dus prendre bien une demi heure pour trouver de quoi me mettre... Afin d'atténuer ma nervosité et la douleur qui gagnait en intensité, je me décidais à prendre mon petit "cocktail". Une vingtaines de minutes plus tard, après avoir presque vidé la bouteille de Gin, fumé un joint et pris quelques antalgiques, je sortais de la salle de bain et m'habillais beaucoup plus détendue... Ce fut le moment que choisi mon téléphone portable pour sonné, décrochant je prévins nate que je descendais de suite et en moins de 5 minutes j'étais dans sa voiture direction le chic quartier résidentiel du queen's.... Tout n'était que luxe et propreté. C'était comme évoluer dans un quartier sans âme ou tout se devait d’être conforme et lisse. Pas étonnant que kenlee soit aussi obsédée par l'apparat et le bon ton. Écoutant d'une oreille distraite les dernières recommandations de nate, nous ne tardèrent pas à nous arrêter devant une splendide demeure qui à n'en pas douter valait son pesant d'or... Légèrement impressionnée, j'attrapais mon sac à main dans lequel se trouvait à présent un couteau ou cas ou, et remerciais nate tout en lui "promettant" de me conduire bien. Me dirigeant vers l'interphone ou je m’annonçais sous le pseudonyme de Aurélia Vandersen, je prétextais avoir été invitée par Kenlee... La barrière électrique s'ouvrant, je pénétrais dans le domaine des Prescott, si tant est qu'elle portait le nom de famille de son mari...

Parvenant à la porte d'entrée, je fus accueilli par Mr "Prescott" qui paraissait ravi de ma visite à sa femme... "Vous savez, je la trouve un peu pâlotte ces jours ci, votre présence lui fera j'en suis sur le plus grand bien..." Et bien mon vieux, je n'en étais pas si sur que cela, mais je n'allais surement pas briser ses illusions. Se dirigeant vers un espace reculé de la maison ou devrais je dire du château au vu du luxe et de la grandeur de celle ci, il s’arrêta devant une grande porte qui à n'en pas douter au vu de son apparente épaisseur devait être insonorisée, et ouvrit celle ci sourire aux lèvres... « Chérie, ton amie est arrivée. Je suis content que tu m’écoutes pour une fois ! Je dois filer au boulot. » Pénétrant dans le studio, celui ci s'approcha de sa femme et déposa sur ses lèvres un tendre baiser... « Passez une bonne journée ! » En retrait je n'avais osé pénétrer dans le studio, mon regard ne parvenant à se détacher de kenlee... Pâlotte? Il était aveugle ou quoi?! La brune était livide, le teint blafard, ses yeux sans expression posés sur son époux étaient cernés, sans compter ce chignon brouillon... J'étais prise entre deux sentiments: l’empathie ou la colère, l'un et l'autre oscillant à mesure que mon regard glissait sur la soliste. Puis soudain ses yeux accrochèrent les miens, fauves, scrutateurs, se défiant nos regards s'électrisèrent une bataille silencieuse et violente faisant rage. Ce fut cet instant que son mari choisi pour quitter les lieux, précisant qu'il rentrerait tard avant de fermer la porte derrière lui... « Qu’est-ce que tu fais là ? » Son ton était froid cassant, mais il n'avait aucun effet sur moi... Apparemment la brune avait profité de cet instant pour poser son instrument, car lorsque mes yeux se reposèrent sur elle, celui ci se trouvait dans son socle. Instinctivement mon regard se posa sur les hanches de la brune visibles dans son pantalon stretch, mes yeux de femme appréciant la beauté de son pull en chandail... Je me surpris même à penser que j'aurai aimé avoir celui ci dans ma garde robe, ce qui fit naitre sur mes lèvres un sourire amusé, car la situation ne prêtait en rien à de telles pensées... Kenlee... Son apparente fragilité me donnait envie de la prendre dans mes bras, mais sa puterie manifeste me donnait elle l'envie de lui foutre mon poing dans la gueule! Elle m'attirait autant qu'elle me révulsait et je dois avouer que cela d'une certaine manière me "plaisait". Déposant mon sac en silence sur le tabouret du magnifique violoncelle qui se trouvait à ma gauche, mes pas se firent feutrés, mes mouvements fluides et silencieux comme ceux d'une lionne sur le point de fondre sur sa proie... De nouveau un sourire étira mes lèvres à cette pensée, alors que le souvenir de cet échange fougueux me percuta, freinant mon approche... Ses soupirs, sa langue chaude, si chaude que j'en ressentais encore la brulure et ce regard d'abandon... Sans que je ne parvienne à le refréner, je vins mordre ma lèvre, mon regard se faisant plus appuyé, mon corps se parant d'un million de grains. Mon petit "cocktail" n'était pas étranger à la démultiplication de ces sensations ressenties, ni même à cet "tranquillité" qui était mienne. J'étais venue pour combattre, blesser aussi bien physiquement que psychologiquement la brune, et voila que je me retrouvais à vouloir l'heurter d'une toute autre manière....

Je n'étais plus qu'à quelques pas de ce corps, de cette femme qui m’exaspérait à me faire passer d'un état à un autre sans aucune pause; Quand soudain, je la vis partir et prendre appui sur le piano afin de ne pas s'effondrer au sol. Sous l'effet de la weed, je ne réagis pas au quart de tour et pris un court instant avant que mon corps ne se décide à obéir. Je pouvais voir kenlee trembler, perdue comme au prise avec un ennemi invisible qui la terrassait.  Accroupie au sol, le souffle court, la respiration anarchique, je ne pus résister à l'envie de la prendre dans mes bras... Bien mal m'en prit, car c'est avec une force lui venant de je ne sais ou, que la soliste me repoussa loin d'elle. Malheur pour moi, elle m'avait repoussé du plat de la main au niveau de ma cote cassée...  « Laisse-moi ! Ne me touche pas ! Tout ça c’est à cause de toi ! T’as tout fait foirer putain. Pourquoi t’as fait ça Leither ? Et pourquoi t’es là ? Va-t-en ! » J'aurai aimé lui répondre, mais là je ne pouvais rien faire. Paralysée par la douleur, je peinais à trouver mon souffle, ma main venant frapper avec force le sol à intervalle régulier... « Laisse-moi. Laisse-moi tranquille. » J'étouffais plusieurs injures et c'est mâchoire serrée que je me redressais prête à foutre mon poing dans la gueule de cette, pardonnez moi l'expression, pétasse! "Tu n'es vraiment qu'une...." Choquée je ne parvins à finir ma phrase... La devant mes yeux ébahis kenlee s'était recroquevillée sur elle meme, ses genoux contre sa poitrine, ses bras entourant ceux ci, la soliste se balançait comme ces patients en asiles que l'on voyaient dans les films, des larmes roulant sur ses joues... J'avais mal, pour sur j'avais un mal de chien, mais le choc fut si brutal que je ne ressentais plus rien. Restant une bonne minute sans réaction, je finis par sortir de mon hébétement et m'approchais doucement de la brune afin de ne pas éveiller de réaction violente de sa part... A quelques centimètres d'elle, je posais ma main droite sur son épaule gauche déclenchant une violente réaction de sa part... De suite je tentais de maitriser ses gestes anarchiques, son regard se faisant mi apeuré, mi animal. Il n'y a pas à dire, la brune faisait preuve d'une force insoupçonnée et je dus fondre sur elle, mettant tout mon poids sur son corps afin de faire celui basculer en arrière sur le sol. Entourant de suite mes pieds des siens de manière à bloquer ses mouvements de jambes, je me saisis par la meme de ses poignets... "Calme toi kenlee! (luttant pour maintenir ma prise sur ses poignets) Calme Kenlee!" Parvenant à libérer son poignet gauche de ma prise, la brune tenta de me repousser plaçant sa main sous mon menton... "Kenlee! (repoussant un peu plus fortement mon menton en arrière) Kenlee putin! (libérant son pied droit, je remis de suite celui ci sous mon emprise) KENLEE!" Parvenant à pénétrer mon bras à l’intérieur du sien, j'écartais celui avec force, ôtant par la même sa prise sous mon menton... "ARRETE CA!" Son regard était comme fou, la force dont elle faisait preuve était celle propre aux fous, mais tout fou avait son maitre! Le seul moyen pour moi de la maitriser complétement était de paralyser ce bras avec lequel elle m'assenait de coup. Profitant d'une ouverture, j'enroulais mon bras autour du sien, remontant ma main jusqu'au cou de la soliste que j'enserrai sans trop de force... "MAINTENANT TU VAS TE CALMER!" Prise de furie et malgré la position plus qu'inconfortable et surement douloureuse de son bras, la brune ne baissait pas les armes. J'en étais soufflée, impressionnée et d'une manière assez tordue troublée... La brutalité seule ne fonctionnerait pas, il me fallait la ramener plus ou moins doucement à la réalité! Approchant mon visage  à quelques centimètres du sien, nos corps exerçant une forte pression l'un sur l'autre, je plongeais mon regard dans celui de la brune captivant celui, l’empêchant d’échapper à son emprise... Je pouvais sentir son souffle chaud sur mes lèvres, comme elle le mien sur les siennes. Cette proximité pour ne pas dire cette "union" faisait naitre en moi une douce chaleur et des désirs qui n'avaient rien de chastes... "(voix chaude) Kenlee respires avec moi... (humectant mes lèvres pour chasser l'empreinte de son souffle sur celles ci) Juste respires avec moi..." Inspirant et expirant lentement, j'invitais la brune à faire pareil, à calquer sa respiration sur la mienne... Son regard se faisait déjà moins animal, sa respiration moins anarchique, sa rébellion moins forte... "C'est ca... (me noyant dans ses yeux) respires avec moi.." Je pouvais sentir à cette sensation de chaleur et fraicheur sur mes lèvres, que la brune calquait sa respiration à la mienne, son corps se faisant plus moue, les battements de son cœur plus régulier sous les miens qui s'accéléraient. Mon regard se chargeait de désir je pouvais le sentir, tout comme ce feu qui courrait dans chaque veine de mon corps... Comment arrivait elle quelque soit la situation à m'emmener si loin dans mes retranchements. Déglutissant difficilement, mon souffle se faisant plus chaud et profond, je me mordis l’intérieur de la lèvre pour ne pas céder à mes pulsions... "(voix  légèrement enraillée) On y est..." Regard ancré à celui de la brune je n'avais plus aucune envie de la frapper, plus aucune envie de me battre, juste celle de rester là, kenlee tout contre moi...

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Kenlee Prescott
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MessageSujet: Re: leave me alone. alone. [Leilee]   Mer 18 Jan - 14:30

Je n’ai pas demandé à ce qu’elle vienne, je ne voulais voir personne, je voulais seulement me refermer sur moi-même comme je le fais depuis une semaine déjà, et c’est très bien. Bien mieux, pour tout le monde d’ailleurs. Je n’ai personne à faire chier, personne à mettre an danger, personne à voir, personne à craindre. Je suis là, seule, et c’est ce qu’il y a de mieux à faire. Mais certaines personnes comme Leither sont beaucoup trop têtues, c’est comme si elle avait besoin de venir me rappeler que tout ça est arrivé à cause d’elle. Elle cherche quoi au juste ? Me pourrir la vie ? Me dire qu’elle a souffert, qu’elle a été blessée autant physiquement que moralement dans cette histoire. Mais je le sais, et qu’elle ne s’imagine pas que je m’en fous. Seulement, un coin de ma tête me hurle que c’est bien fait pour elle. De l’autre, je regrette de toutes mes forces d’avoir cédé à cette foutue attirance. Je vais finir par faire voeu de chasteté, ou tiens mieux, voeu de fidélité envers mon mari. Plus de femmes, plus d’hommes, personne. Une vie de merde pour éviter tout problème. Bien. Très bien. Je me renferme sur moi-même après avoir hurlé sur la jeune femme. Grand bien lui fasse. Je ne veux pas la voir, je ne veux plus sentir son regard inquisiteur sur moi, je ne veux plus qu’elle me juge, je ne veux pas entendre sa voix ni même sentir son souffle. Qu’elle s’en aille. Je l’engueule, la repousse du mieux que je peux pour lui faire comprendre qu’elle n’a rien à faire ici et surtout que je n’ai aucun besoin de sa présence. Pire, je n’en ai même pas envie. Je me referme sur moi-même et tente de me clouer dans cette bulle soit-disant protectrice. En boule au milieu du studio, je me balance pour essayer du mieux que je peux de repousser toute tentative extérieure de me faire du mal, et je ne me rends même pas compte que c’est moi qui suis en train de faire mal à Leither. Les yeux fermés, les larmes coulant le long de mes joues, je ne me rends compte de rien, je m’enferme, à double tours, refusant toute aide.

Mais l’entêtement de Leither me fait entrer dans une sorte d’état second. Elle m’approche encore et pour l’en empêcher, je la pousse à nouveau. Je ne me rends même pas compte que mon état ressemble à celui d’une putain de déglinguée, de folle à lier. Je me débats alors que Leither tente de me maîtriser, je ne sens pas ma force, je ne supporte pas de la sentir sur moi, de sentir ses bras m’empêcher de bouger. Je peine presque à respirer, je suffoque. Je l’entends hurler mais je ne sais même pas ni quoi ni pourquoi. Je ne suis plus moi-même et je continue de pleurer comme si ma vie en dépendait. J’ai besoin de sortir toute cette colère, toute cette rage qui fulmine en moi. Je m’en veux de tellement de choses, et c’est en train de retomber sur Leither. Je ne voulais pas ça, mais c’est elle qui est venue le chercher. Elle hurle mon prénom en pensant qu’elle arrivera plus facilement à stopper mes mouvements, mais ça ne suffit pas. Elle doit user de force et d’astuces pour arriver à m’immobiliser totalement alors que les sanglots obstruent ma gorge et m’empêche de respirer correctement. Son corps totalement allongé sur le mien, nos visage si près que je peux sentir son souffle, je n’ai pas d’autre choix que de me calmer, ou du moins essayer de le faire. Je garde les yeux clos, je ne veux pas la regarder. « Kenlee respires avec moi… Juste respires avec moi… » J’entends sa respiration et je peux la sentir sur ma peau. Doucement, je tente de me caler sur cette dernière, aspirant son souffle et expirant au moment où je l’entends inspirer. Je réouvre doucement les yeux brumeux et je sens mon corps se relâcher lentement. « C'est ca...respires avec moi.. » Je garde mon regard ancré dans le sien, j’ai l’impression d’être sur une autre planète. Je ne sais plus où je suis, qui je suis, ni même ce que je ressens. Elle vient d’aspirer ma douleur et jusqu’à chacun de mes sentiments. Je ne suis plus. Présentement je ne ressens plus rien, je suis une enveloppe vide et je finis par refermer les yeux le temps de refaire surface. « On y est… » La musicienne décide de défaire son étreinte serrée sur mes membres pour me rendre ma liberté mais elle ne se lève pas pour autant, son corps restant sur le mien encore quelques instants. Je suis épuisée, j’ai l’impression qu’on vient de me forcer à courir un marathon, voire deux sans jamais me laisser le temps de respirer.

Doucement je bouge pour inciter Leither à se décaler et me rendre ma liberté. Je me relève doucement, restant assise par peur de me lever et d’avoir des vertiges tellement je me sens faible. Je passe mes mains sur mon visage pour retirer les mèches de cheveux qui s’y sont collées, mêlées aux larmes. Je soupire largement, les sanglots me faisant faire des à coups secouant mon corps. « Pourquoi tu es venue Leither ? Si tu attendais que je t’accueille les bras grands ouverts, tu n’as pas frappé à la bonne porte. » Je me risque à remonter mes yeux rougis et gonflés vers la jeune femme et je continue mon laïus d’une voix terriblement faiblarde. « Je suis désolée si tu as été blessée pendant cette agression. Désolée de ne pas être restée cette nuit là, désolée de ne pas avoir donné de nouvelles. Mais je maintiens ce que je disais tout à l’heure. C’est toi qui a cherché tout ça et il y a peu de chances pour que j’arrive à te pardonner. » Je ne me sens pas prête à lui parler de mon passé, de ce qui me pousse à lui parler de cette manière, à la repousser comme je le fais, à m’empêcher de vivre depuis trop longtemps. Mais Niamh est la seule qui serait possiblement capable de me faire sortir de cet état catatonique. Niamh est la seule qui aurait potentiellement assez d’influence sur moi pour m’aider à me relever.
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MessageSujet: Re: leave me alone. alone. [Leilee]   Mer 18 Jan - 18:33

Leither, Kenlee
Leave me alone. Alone..


« On y est… »
Regard ancré à celui de la brune, j'étais comme aspiré par ces yeux bruns... Oubliant ou nous nous trouvions, oubliant jusqu'à ma propre respiration, je n'étais plus présente mon être entier tendu vers cette femme présente sous moi. Inspirant et expirant ensemble à rythme régulier, nos corps se détendirent lentement, notre contact se faisant plus doux... Dire que je ne désirai pas me saisir de ses lèvres serait un mensonge, tout comme nier l’irrépressible envie de cueillir ses larmes courant le long de ses joues empourprées sous l'effort fourni. Mais voila, je savais qu'il me fallait lutter, ne pas céder à mes pulsions afin de ne pas brusquer la soliste... Alors je me contentais de rester là, me nourrissant de cet échange muet, mes muscles se déliant sous sa chaleur corporelle qui se diffusait lentement le long de mes membres... Il y avait de ces moments de grâces ou tout était simple, parfait, ou l'esprit était vide, le corps presque inexistant; Oui il y avait de ces moments ou le temps semblait suspendu, ou plus rien n'avait d'importance. En cet instant précis plus rien n'avait d'importance, ni ma colère, ni les évènements passés, ni les tribulations de la vie... Seul ce contact visuel, cette électrique connexion importait, rien d'autre... Mais rapidement, bien trop rapidement je sentis kenlee bouger lentement, et dus me résigner à à son corps auquel je m'étais habitué...  Se redressant lentement en position assise, la brune paraissait sortir d'un rêve ou du moins d'un cauchemar, se reconnectant doucement à la réalité. Quand à moi, c'est à ma cote cassée que je me reconnectais de la manière la plus désagréable qui soi... De manière assez diffuse, je pouvais sentir la douleur reprendre ses droit au niveau de mon flan droit. Il faut dire qu'avec ce qui venait de ce passer, je ne pouvais espérer que mon petit "cocktail" fasse encore effet; Et c'est donc mâchoire serrée que je tentais de maitriser ma souffrance sans grand succès, La douleur se faisant de plus en plus présente, de plus en plus aiguë... « Pourquoi tu es venue Leither ? Si tu attendais que je t’accueille les bras grands ouverts, tu n’as pas frappé à la bonne porte. » La voix chargée d'émotions de kenlee me déconnecta un peu de mon état. Portant mon regard sur la soliste, je ne pus m’empêcher à la vue de ses yeux rougis, d'éprouver une forte empathie pour elle. Je ne savais toujours pas ce qui l'avait conduit dans cet état, mais au vu de ses diverses réactions, la ou les raisons ne pouvaient être que graves, les blessures profondes et visiblement à vifs... « Je suis désolée si tu as été blessée pendant cette agression. Désolée de ne pas être restée cette nuit là, désolée de ne pas avoir donné de nouvelles. Mais je maintiens ce que je disais tout à l’heure. C’est toi qui a cherché tout ça et il y a peu de chances pour que j’arrive à te pardonner. » Un léger voile de colère traversa mes iris avant de disparaitre tout aussi rapidement... Je n'avais pas envie de rentrer dans son petit jeu du "c'est toi, c'est moi"; D'ailleurs, je ne me sentais aucunement fautive de ce qui nous était arrivé, de même ne devait elle pas se sentir fautive pour ce qui m'était arrivé... En y réfléchissant bien, si cela avait été à refaire, je ne crois pas que je changerai grand chose, si ce n'est que j'ouvrirai cette portière pour y engouffrer la brune à l’intérieur... A cette pensée, un léger sourire se glissa sur mes lèvres alors que sans quitter kenlee du regard, je me levais le plus doucement que possible, serrant des dents sous l'effort. Il me fallait boire quelque chose et rapidement... Jetant un coup d’œil circulaire à la pièce, j'aperçus sur une commode une bouteille de Martini, juste ce qu'il me fallait!! Reportant mon regard sur la soliste, c'est la voix calme teintée d'une certaine souffrance que je tentais de masquée, que je lui répondis... "Honnêtement (sourire aux lèvres) j'étais venue pour te foutre mon poing dans la gueule, donc on peut dire que je n'en avais strictement rien à faire que tu m’accueilles les bras ouverts." Un petit bruit moqueur s’échappant d'entre mes lèvres, je bifurquais sur moi même me dirigeant à petit pas vers mon sac, main gauche sur mon coté droit...

Je savais pertinemment que cela ne calmerait pas ma douleur, mais c'était un réflexe bien humain de poser notre main à l'endroit ou nous éprouvions de la douleur. Pourquoi? Quelle en était utilité? Je n'en avais aucune idée, mais j'étais sur à quatre vingt dix pourcent, qu'une bonne partie de la population mondiale n'avait pas de réponse à ce phénomène commun à tous...  "(voix calme, grimaçant légèrement) Tu sais kenlee, je suis désolée aussi..." Glissant ma main à l’intérieur du sac, j'attrapais la boite de pilules, avant de poser de nouveau mes yeux sur la brune... "Je suis sincèrement désolée... (jetant quelques pilules dans ma paume de main, sans en tenir le compte)... de tout cette merde qui sort de ta bouche!" Mon ton était resté neutre, je n'avais pas la force de me battre, alors autant que les choses soient dites avec calme et pondération.. Me dirigeant vers la commode en quête du martini je poursuivis... " Et effectivement j'ai été blessée cette nuit... (Attrapant la bouteille et un verre avant de bifurquer vers la brune)... et au cas ou ça t’intéresserait... (montrant ma cote droite a l'aide de la bouteille) une cote cassée, et je peux te dire que ça fait un mal chien!" Contournant la brune, je posais la bouteille au sol ainsi que le verre non sans grimacer, avant de m'assoir sur celui ci face à la soliste... "Oh, et tu n'as pas à t'excuser pour cela. Ce n'est pas de ta faute, ni de la mienne si des skinheads en vacance ont décidé de "casser du gay"! (remplissant le verre que je fis glisser en direction de kenlee) On était juste là au mauvais moment... (enfournant les pilules dans ma bouche, je bus une franche rasade de martini à même la bouteille) Humm, (la pointant de mon index) Et ôtes toi de la tête qu'il s'agissait d'une punition pour avoir enfreins tes règles (réduisant l'espace entre mon pouce et mon index) légèrement à la con! (Sortant de ma poche une petite boite plate et un briquet) Non pas qu'il faille se jeter l'une sur l'autre dans la rue à la vu de tous... (Souriant malicieusement) Quoi que te faire jouir en public sans que personne ne le remarque (jouant d'un sourcil, large sourire aux lèvres) serait plus que jouissif! Mais bon, la n'est pas le sujet!(ouvrant la boite et sortant un joint que j'allumais) Le fait est que tu ne m'en veux pas à moi (tirant sur la "cigarette") mais bien à toi de t'être laissée aller entre mes bras. Hors... (expirant une longue fumée parfumée) même souffrant le martyr, je ne regrette pas de t'avoir rattrapé cette nuit là! Tu n'es pas un sujet de regret pour moi kenlee, quoique tu puisses dire ou faire... (souriant malicieusement) Ou presque..." Tirant une nouvelle fois sur le joint, yeux posés sur ceux de la soliste, je laissais un court silence s'installer avant de reprendre... "A vrai dire kenlee... (réduisant l'espace entre nous, yeux plissés) Je ne sais pas si c'est moi qui suis complètement maso, ou si il y a quelque chose en toi sur lequel je ne parviens encore à mettre le doigt... (dé-plissant mes yeux) Mais tu me plais... (riant légèrement) Aussi complexe, chieuse, entravée et visiblement atteinte que tu sois... (souriant tendrement) tu me plais!" Me reculant, retrouvant ma place initiale, je tirais de nouveau sur mon joint, accompagnant celui ci d'une rasade de martini... "(ancrant mon regard à celui de la brune) Donc nous avons un problème, car tu ne veux pas de moi dans ta vie; Et je veux y être pour l'instant! Sachant que tu as devant toi une femme aussi butée que toi, et que tu désires préserver cette illusion de perfection (pinçant mes lèvres, mine taquine) Tu as donc un gros problème... (sourire malicieux) Que vas tu donc faire pour te sortir de là?" Je sais, je sais, cela tenait beaucoup du chantage, mais à ma décharge j'avais été abandonnée et avait failli y passer; J'étais restée une semaine sans nouvelles, ayant l'impression d’être plus qu'une sous merde! Sans compter qu'elle cherchait à présent à me mettre tous ses malheurs sur le dos... Elle méritait une petit correction quand même! Loin de moi l'idée de vraiment faire chanter la brune, si je voulais lui nuire cela aurait déjà été fait, mais j'étais stone et bourrée, et ce bien avant d'arriver dans son palais; Et j'avais envie de la torturer un peu, juste un petit peu... 


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Kenlee Prescott
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↳ CÔTÉ COEUR : mariée à un homme de qui elle est infidèle, et toujours amoureuse d'une femme qu'elle a quittée il y a 16 ans.
↳ ORIENTATION : publiquement hétérosexuelle, intimement homosexuelle
↳ OCCUPATION : soliste dans un grand orchestre symphonique et professeur de musique au conservatoire de belfast
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MessageSujet: Re: leave me alone. alone. [Leilee]   Mer 18 Jan - 21:26

Je reprends vie, ou du moins j’essaie. C’est doucement que mon corps semble reprendre ses marques, et mon esprit du service. Même si entre nous, je préfèrerai nettement être terrée dans mon lit, seule, plutôt qu’enfermée ici avec Leither. J’en viens à regretter d’avoir partagé avec elle ce moment musical, d’avoir échangé avec elle plusieurs baisers fougueux. J’arrive à regretter jusqu’à notre rencontre. Si seulement je pouvais remonter le temps et tout effacer, tout ça pour éviter notre agression et ce que ça a fait remonter en moi. Je me noie sous les regrets, jour et nuit ils me hantent, me brûlent, me défigurent et me meurtrissent jusqu’au plus profond de mon âme. Ils sont ma punition, celle d’avoir laissé Niamh seule à l’hôpital, enceinte, avec pour seul avenir celui d’une mère célibataire dont l’amour l’a mise à l’écart. Et tout ça pour quoi ? Ma putain d’éducation, mes putain de principes. Je déteste mes parents, je les déteste d’avoir fait de moi ce qu’ils voulaient, et encore aujourd’hui à plus de quarante ans, ne pas arriver à vivre la vie que je voudrais. Mais je voudrais quoi ? Je n’en sais rien moi-même. Les faux semblants sont en train de s’effriter de jour en jour et je regarde mon château de carte tomber en ruines sans rien pouvoir faire. Et le pire, c’est que tout ça se fait dans une lenteur abominable et que je suis, une fois de plus, incapable de bouger, de tenter de changer les choses. Je ne suis rien, personne, et je mérite tout ce qui m’arrive. Voilà tout. Je trouve l’énergie nécessaire pour dire à Leither ce que je pense. Elle en a sans doute rien à foutre, mais ça me fait du bien de le dire. Je m’excuse, et lui dis que je pense encore que c’est de sa faute. C’est sans doute puéril, tant pis. C’est comme ça. Je ne suis pas fière, je n’ose même pas la regarder. J’ai honte, honte de ce que je suis. Pourquoi je ne suis pas née hétéro aussi, pourquoi je n’ai pas filé le parfait amour avec le plus beau mec du lycée, avec qui je me serai mariée et fait de beaux enfants ? J’ai envie de vomir soudainement. Rien dans le bide depuis trop longtemps et trop d’émotions fortes. Elles finiront par me tuer. « Honnêtement j'étais venue pour te foutre mon poing dans la gueule, donc on peut dire que je n'en avais strictement rien à faire que tu m’accueilles les bras ouverts. » Je serre les dents sous le ton mesquin de Leither. Je la reconnais bien là. Je l’entends s’agiter, se lever, se déplacer. Elle fait comme chez elle. Grand bien lui fasse. Je reste pour ma part assise sur la moquette, incapable de me lever. Mes coudes en appui sur mes genoux relevés, je laisse mes mains parcourir mon visage quelques fois avant de finir leur course dans mes cheveux. Je suis épuisée. Je voudrais dormir pendant des jours, des semaines sans être réveillée par un cauchemar. C’est trop demander ?

Leither reprend une discussion, ou plutôt un monologue qu’elle a décidé d’entreprendre seule. Je ne compte pas la couper, je n’ai plus rien à lui dire, j’attends juste le moment où elle en aura fini, où elle décidera que je ne suis plus assez intéressante pour elle, et qu’elle sortira enfin de cette pièce. Je l’écoute m’asséner coup du coup, pas physique mais moral et je vous assure que c’est tout aussi difficile à encaisser. Elle me fait comprendre qu’elle a été blessée et je revois le visage de Niamh sur son lit d’hôpital. Mes yeux clos, j’écoute Leither mais c’est Niamh que je vois, son visage tuméfié, ses lèvres ensanglantées. De nouvelles larmes coulent le long de mes joues. « On était juste là au mauvais moment… Et ôtes toi de la tête qu'il s'agissait d'une punition pour avoir enfreins tes règles légèrement à la con! » Cette gamine a décidé de m’enfoncer plus bas que terre, et je la laisse faire, à bout de force. Elle enchaîne et je n’ai pas ni l’envie ni la force de l’arrêter. Qu’elle continue. Quand elle aura marre elle s’arrêtera. Peut-être. Elle enchaîne sur le côté plus sensuel de notre relation et je n’ai pas le désir de sourire, ni même de frissonner. Je ne suis pas en état. J’entends le bruit d’un briquet et je réouvre les yeux pour la regarder, assise là face à moi, avalant des pillules avec la bouteille de martini et tirant une première bouffée d’un joint. Elle se fout de ma gueule. « Tu veux bien éteindre ça s’il te plait ? » Evidemment elle ne m’écoute pas, je doute même qu’elle m’entende, et elle continue son monologue presque comme si je n’existais pas. Mais elle finit par dire quelque chose qui accroche mon attention. Ou alors c’est sans doute la proximité qu’elle met entre nous pour me dire ces nouvelles phrase qui me perturbe. « A vrai dire kenlee...Je ne sais pas si c'est moi qui suis complètement maso, ou si il y a quelque chose en toi sur lequel je ne parviens encore à mettre le doigt... Mais tu me plais... Aussi complexe, chieuse, entravée et visiblement atteinte que tu sois... tu me plais! » Mon coeur se met à battre plus fort, pas par sa déclaration étrange mais plutôt par les terme qu’elle emploi pour me qualifier. Je ne vois pas quel coeur elle pourrait faire chavirer avec une déclaration pareille. Mes yeux se teintent d’une certaine noirceur alors que je la fusille désormais du regard. « Donc nous avons un problème, car tu ne veux pas de moi dans ta vie; Et je veux y être pour l'instant! Sachant que tu as devant toi une femme aussi butée que toi, et que tu désires préserver cette illusion de perfection. Tu as donc un gros problème... Que vas tu donc faire pour te sortir de là? » C’est comme si elle rallumait la flamme en moi. Pas la flamme pour elle, mais juste l’envie de me battre et de jouer à la petite fille fragile. Elle aura au moins réussi ça. « Ce que je compte faire ? » Je serre les mâchoires. « Premièrement… » Je lui attrape furtivement le joint qu’elle a entre les mains et le glisse dans son entièreté dans le verre de martini qu’elle m’avait servi un peu plus tôt. « Je déteste l’odeur de l’herbe. » Je la regarde à nouveau et son sourire me donne envie de la gifler. « Et deuxièmement, je n’ai pas besoin d’une gamine comme toi pour faire du chantage et me dicter ce que je dois faire. J’ai des problèmes, je n’ai pas envie d’en parler, et certainement pas à toi. » Je prends appui sur mes mains, lui retire la bouteille des siennes et pose ma main libre sur le piano près de moi juste quelques secondes le temps d’habituer mes jambes à la position debout. Ma tête tourne. Très bien. Je soupire et d’un ton sec, ferme et froid, je m’adresse à nouveau à la jeune femme, tout en me dirigeant vers la porte du studio. « Alors maintenant tu prends tes affaires, ta côte cassée, tes déclarations à deux balles et tu sors de chez moi. » Je déverrouilles la porte, l’ouvre mais ne fais pas attention à ce qu’il se passe dehors puisque mon regard est posé sur Leither. « Je crois que tu en as assez fait. Va-t-en. » Le regard de Leither bifurque sur la porte et je comprends qu’il se passe quelque chose. Et pour cause, lorsque je tourne la tête à mon tour, mon regard accroche la silhouette de Niamh. Je me décompose et la bouteille de martini initialement dans ma main, m’échappe et vient inonder la moquette. « Niamh qu’est-ce que… » Son regard sur les traits de mon visage semble me passer au rayon x. Mon coeur s’accélère et je sens immédiatement qu’elle s’inquiète de me voir aussi livide, mes yeux doivent avoir doublé de volume d’avoir tellement pleuré et mes cernes s’apparentent à celles d’un mort vivant. Je n’arrive plus à retenir mes larmes qui roulent à nouveau sur les joues, dans le sillage des précédentes, sans que je n’arrive à les retenir.
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MessageSujet: Re: leave me alone. alone. [Leilee]   Mer 18 Jan - 21:27

Mes doigts glissèrent le long de la console en bois, appréciant la courbure particulière de la harpe. J’en fis le tour sans jamais oser m’installer sur la chaise placée spécialement pour m’inciter à faire vibrer les cordes. Lumen l’avait placée ici quelques années auparavant, la replaçant correctement dès que j’essayais de la replacer dans le bureau. Sans jamais désespérée, elle tentait régulièrement de me faire jouer, y arrivant qu’en quelques rares occasions, de plus en plus espacées. Mais aujourd’hui, je n’avais pas besoin d’elle pour me souvenir de l’émotion intense qui me faisait revivre dès que je m’approchais de ce cadeau inespéré. Je n’avais pas besoin de voir cette harpe pour me remémorer tous les instants partagés avec sa mère, les mots qu’elle avait prononcé lorsqu’elle m’avait fait cette surprise, l’amour qui brillait dans son regard. Un amour perdu dans la violence et la peur. Une étincelle pétillante disparue emportant à jamais avec elle une symbiose musicale inimitable. Plus jamais depuis ce jour je n’avais pu ressentir ce fourmillement si singulier aux bouts des doigts, celui qui me faisait ressentir ce lien intense entre nous, celui qui formait une bulle autour de nous et nous emportait dans une autre dimension, notre dimension. Ce fourmillement qui revenait doucement au contact du bois, me poussant à me placer devant les cordes, à les frôler sans les faire vibrer. Ma main droite se plaça naturellement pour faire une tierce, mes doigts se bloquèrent contre le nylon sans parvenir à relâcher la tension. J’avais peur, j’étais terrifiée de ce que la mélodie ferait ressortir en moi. Les rares fois où j’avais décidé de ne pas y faire attention, de ne penser qu’à jouer pour Lumen, j’avais bloqué toutes émotions. J’avais juste laissé mes habitudes techniques prendre le dessus pour créer une mélodie correcte. Mais revoir Kenlee avait tout changé, je ne pouvais plus contenir mes troubles. Je soufflai doucement, serrai un peu plus mes doigts contre les cordes, fermai les yeux et… Mes doigts s’écartèrent vivement des cordes sans bruit alors que je me tournai vers la porte de ma chambre le cœur battant à tout rompre. Je passai une main dans mes cheveux, tentai de reprendre contenance puis me dirigeai vers l’escalier sans un regard en arrière. Après avoir descendue à toute vitesse et avoir traversé l’appartement, je m’arrêtai quelques secondes pour reprendre mon souffle, la main posée sur la poignée, puis ouvris pour découvrir un homme inconnu devant chez moi. Je fronçai les sourcils à l’idée qu’un sondage quelconque venait de me déranger dans un moment si important pour moi. « Bonjour. Êtes-vous Niamh O’Neill ? Oui, bien sûr, vous êtes exactement comme elle vous avait décrite, même après toutes ces années… Excusez-moi, je m’appelle Nate et euh… » Je fronçai un peu plus les sourcils, n’appréciant pas qu’un étranger connaisse mon nom alors que son visage ne me disait absolument rien. Je fis un pas en arrière, prête à fermer la porte au premier geste suspect. « Je peux vous aider pour quelque chose ? Si c’est en rapport avec l’association, je vous demanderai de venir me voir au centre et uniquement là-bas. » Il secoua vivement la tête, mais il ne reprit pas immédiatement la parole. Il semblait avoir du mal à trouver ses mots, comme s’il se débattait avec une décision particulièrement compliquée à prendre. « Je ne sais pas comment vous dire ça. Peut-être que je ne devrais même pas… Elle me tuera si elle apprend que je suis là. » « Excusez-moi, Nate, c’est ça ? Je ne comprends pas où vous voulez en venir et ça me semble assez complexe. Je ne vais pas pouvoir rester attendre ici beaucoup plus longtemps, je vais devoir retourner travailler. Puisque vous savez où me trouver, que diriez-vous de me retrouver quand vous vous serez décidé ? Ou on peut se donner rendez-vous dans un café en ville si vous le souhaitez, ce sera peut-être plus simple ? » J’avais failli lui dire de me retrouver au centre, convaincue que son problème y était relié d’une façon ou d’une autre, mais s’il était venu jusqu’ici, c’était qu’il n’était pas assez à l’aise pour y aller. Un endroit neutre ne pouvait qu’être bénéfique pour nous deux, c’était la meilleure solution.

Voyant qu’il ne réagissait pas en dehors d’un pas en arrière, je lui fis un signe de la tête et commençai à refermer la porte lorsqu’il plaqua brusquement sa main contre le bois. « Attendez ! Ça ne peut pas attendre, elle ne peut pas attendre. Il n’y a que vous qui pouvez l’aider, elle a besoin de vous. Si vous n’y allez pas maintenant, ça va la détruire, elle va la détruire. Je n’aurais jamais dû lui dire… » « Eh, calmez-vous Nate. Commencez par me dire de qui vous parlez, qui a besoin de moi ? Est-ce que je la connais ? Est-ce une fille du centre ? » « Kenlee. C’est Kenlee. Elle s’est faite agressée la semaine dernière et… » « Kenlee ?! Quand ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Est-ce qu’elle va bien ? Elle est blessée ?! » Ma main se crispa contre la porte, mes jointures devinrent blanches alors que l’inconnu essayait tant bien que mal de me rassurer. Mais tout ce que parvenais à retenir parmi toutes ses paroles embrouillées était qu’une gamine avait poussé la brune à dépasser ses limites, elle l’avait provoquée, manipulée, l’avait mise à nue dans un espace public. Kenlee s’était faite agressée. De nouveau. Pour avoir embrassée une femme. Parce qu’elle n’avait pas été écoutée, entendue. « Leither voulait une explication et j’ai fini par la déposer chez elle. J’ai peur d’avoir fait une erreur… » « Amenez-moi là-bas. Tout de suite ! » Je me détournai juste le temps d’attraper mon manteau et les clés de l’appartement avant de sortir et de claquer vivement la porte derrière moi. Je ne laissai pas la chance à Nate de protester, me dirigeant droit vers l’entrée de l’immeuble, mais vue la tête qu’il faisait lorsque mes yeux se posèrent sur lui, il ne semblait pas avoir envie de me faire changer d’avis. Sans un mot, il me montra sa voiture et la déverrouilla pour que je puisse m’installer sur le côté passager. Je ne parvins pas à lui poser plus de questions, j’avais trop peur des réponses qu’il aurait pu me donner. Les yeux fixés sur l’autocollant d’assurance, des scénarios plus violents les uns que les autres se formèrent dans mon esprit. Avant que notre agression me revienne en mémoire, plus réelle que jamais. Mon souffle se coupa, les mots se répercutaient dans mes pensées. J’avais l’impression de sentir les coups tomber contre mon corps. Je fermai les yeux en tremblant, mes poings se fermèrent en poing contre mes cuisses. « Niamh… On est arrivés. Si tu ne la trouves pas, elle devrait être dans son studio, tout au bout du couloir. » Il avait attendu que je rouvre les yeux pour s’assurer que j’étais encore capable d’y aller avant de me donner ses indications. Je hochai la tête, plus déterminée que jamais, puis sortis de la voiture. D’abord hésitante, je marchai doucement vers l’entrée de la maison. Plus je m’approchai et plus mon pas s’accélérait. Je ne pris pas la peine de sonner avant d’ouvrir la porte, m’enfonçant dans l’inconnu terrifiant. Aucun bruit ne me parvenait, aucun son susceptible de me donner une indication sur l’endroit où elle pourrait se cacher. Mais je n’en avais pas besoin, je savais déjà où la trouver. Elle ne pouvait qu’être là-bas, c’était son échappatoire, ça l’avait toujours été. « Je crois que tu en as assez fait. Va-t-en. » Je venais d’arriver au bout du couloir lorsqu’une porte s’ouvrit avec fracas. Elle était là, juste derrière, le regard tourné vers une autre personne. Je ne parvins pas à détacher mes yeux d’elle pour voir qui était présent, j’avais trop besoin de m’assurer qu’elle était bel et bien vivante. « Niamh qu’est-ce que… » Le bruit de verre brisé me fit comprendre qu’elle pouvait encore réagir avec choc, c’était un bon signe, mais pas assez pour moi. Pas en voyant son visage aussi déformé par la terreur. Était-elle dans cet état lorsqu’elle avait fui, était-elle aussi détruite après avoir quitté Belfast ? Je comblai l’espace qui nous séparait et vins la prendre dans mes bras, ma main venant caresser doucement sa nuque. « Je suis là Kenlee. Tout va bien, tu vas bien ! » Je serrai un peu plus mes bras autour d’elle tout en la laissant poser sa tête contre mon cou. Mes doigts vinrent effleurer doucement son dos, la bercer avec tendresse, comme pour construire une bulle protectrice autour de nous. Seulement, un bruit intrusif me fit tourner la tête sur le côté et je vis une jeune femme à quelques pas de nous. Mon visage se ferma aussitôt sous la colère. Sans la brusquer, je décalai légèrement Kenlee de moi avant de me placer devant elle, une main toujours en contact avec elle. « C’est toi Leither ? Qu’est-ce que tu fais encore là ?! Tu ne penses pas avoir fait assez de mal comme ça ? Tu veux quoi, en rajouter un peu plus ?! La détruire jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus remonter à la surface ? Quand une personne te dit non, tu l’écoutes au lieu de la défier. Surtout quand tu ne sais pas qui elle est vraiment, ni ce qui lui fait si peur ! Tu n’es qu’une gamine, tu ne fais que suivre tes envies sans penser aux conséquences. Et si tu ne comprends pas ce qu’il se passe, apprends au moins de tes erreurs et respecte ce qu’on te demande. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé et je ne sais pas comment ça s’est passé, mais elle t’a demandé de la laisser tranquille et ça me suffit pour comprendre qu’il est temps pour toi de partir, et vite ! » Mon regard noir ne dévia pas de son visage.
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MessageSujet: Re: leave me alone. alone. [Leilee]   Jeu 19 Jan - 2:26

Leither, Kenlee
Leave me alone. Alone..


« Donc nous avons un problème, car tu ne veux pas de moi dans ta vie; Et je veux y être pour l'instant! Sachant que tu as devant toi une femme aussi butée que toi, et que tu désires préserver cette illusion de perfection. Tu as donc un gros problème... Que vas tu donc faire pour te sortir de là? » Regard amusé, c'est avec intérêt que je vis se rallumer cette flamme de vie dans les iris ternes de la brune... Elle reprenait du poil de la bête, et honnêtement je préférait avoir face à moi une kenlee guerrière prête à croiser le fer, qu'une kenlee désespéré se laissant tomber dans le gouffre... « Ce que je compte faire ? » Ouuuuh ce ton... Ce ton annonçait le début des hostilités et sonnait à mes oreilles comme la prise d'air d'une personne en apnée... « Premièrement… » Attrapant mon joint entre ses doigts, elle noya celui ci dans son verre de martini, son regard accrochant le mien, ses yeux lançant des éclairs... « Je déteste l’odeur de l’herbe. » J'étouffais un rire ne pouvant masquer le large sourire qui était né sur mes lèvres. Je ne raffolais pas de l'odeur de l'herbe non plus, c'est pourquoi j'avais demandé à Denise de m'en trouvé une parfumée... N'aurais je pas eu ce mal de chien, que je m'en serai bien passé. Je pouvais percevoir aux infimes changements s'opérant en kenlee que si elle l'avait pu, elle m'aurait surement gifler ou pire, ce qui élargie un peu plus mon sourire... « Et deuxièmement, je n’ai pas besoin d’une gamine comme toi pour faire du chantage et me dicter ce que je dois faire. J’ai des problèmes, je n’ai pas envie d’en parler, et certainement pas à toi. » ENFIIIIIIIIN! Enfin on y arrivait, au moins elle reconnaissait qu'elle avait des soucis, que cela n'était ni de mon fait, ni du fait de ce qui s'était passé. C'était beaucoup plus profond que cela et le simple fait de le dire à haute voix, était déjà une avancée par rapport à ses propos tenus dans la galerie!! Se relevant en m'extirpant sa bouteille de martini des mains, la brune pris appui sur le piano afin de se tenir droite sur ses jambes... J'aurai voulu l'aider, mais je savais qu'elle n'accepterait pas que je pose la main sur elle. Je me levais tout de meme au cas ou elle serait prise d'un mal aise, et profitais d'un moment d'inattention de sa part pour laisser transparaitre mon inquiétude à son sujet... Je n'allais pas mentir, je m'inquiétais énormément pour kenlee. La voir dans l'état ou je l'avais trouvé en entrant dans ce studio, m'avait tout simplement brisé le cœur... Mais je ne pouvais pas la rejoindre dans son apitoiement sur sa personne ou sa situation! Certes je la bousculais, mais au moins elle réagissait meme si je me transformais en cible vivante, elle réagissait! Déjà ses larmes s'étaient taries, sa voix de petite fille perdue s'était faite plus claire et impérieuse, son maintient plus droit et ses yeux, humm ses yeux... Je souris tendrement, mais retrouvais ce faciès d'insolence lorsqu'elle soupira me faisant de nouveau face, avant de me dépasser d'un pas décider en direction de la porte du studio. « Alors maintenant tu prends tes affaires, ta côte cassée, tes déclarations à deux balles et tu sors de chez moi. » Je ne pus retenir un rire léger sous le "ta cote cassée", mais retrouvais rapidement mon calme quand je la vis déverrouiller la porte... Je ne comptais pas partir et la laisser seule pour qu'elle replonge dans ses travers. Elle pouvait toujours compter dessus et boire de l'eau! On allait franchir cette porte et sortir dans son immense jardin, histoire qu'elle reprenne un peu de couleur! Puis on irait visiter son réfrigiteur histoire qu'elle est quelque chose sur l'estomac, et si elle était sage, je partirai plus tot pour revenir le lendemain, jusqu'à ce qu'elle aille mieux! « Je crois que tu en as assez fait. Va-t-en. » Je m’apprêtais à lui répondre, lorsque mon regard fut attiré par la silhouette d'une femme blonde dans l'embrasure de la porte... Fronçant les sourcils, j'attirais l'attention de kenlee qui bifurqua pour faire face à l'inconnue. Presque instantanément la bouteille de martini s'échappa des mains de la soliste... Je ne bougeais pas, ne parvenant à savoir si cette personne était un danger ou non pour la brune. En alerte, je ne quittais pas l'étrangère du regard, mon pied légèrement en appui au cas ou il me faudrait me mouvoir avec célérité... « Niamh qu’est-ce que… » La voix de la brune s'était chargée en émotions, son corps se tendant avant qu'elle ne fonde en larme. De suite, l'inconnue la pris dans ses bras dans un geste tendre et protecteur qui me rassura. Surement était ce une amie, une parente ou une amante, dans tous les cas il s'agissait d'une personne qui pouvait surement l'aider à sortir de cet état de dépression dans lequel elle avait sombré... « Je suis là Kenlee. Tout va bien, tu vas bien ! » Je poussais un léger soupire de soulagement, au vu du regard de la blonde sur la brune, elle ne la laisserait pas se terrer dans un mutisme comme avait pu le faire son "mari"; Et si sa technique était plus douce, elle n'en était pas moins efficace, la soliste semblant lâcher du leste... Un léger sourire tendre se glissa sur mes lèvres alors que j'observais de loin cette scène des plus attendrissante... Étais je jalouse? humm, non... Éprouvais je une forme de contrariété de ne pas faire partie de ce tableau? Oui, sans aucun doute!

Me dirigeant silencieusement vers mon sac afin de ne pas briser ce moment intime entre les deux femmes, un tintement se fit entendre lorsque je mis celui à mon épaule, bruit provenant de mes pilules... Relevant son regard sur moi, l'inconnue ne chercha pas à dissimuler son animosité envers ma personne. Avec une infinie douceur, celle ci décala légèrement kenlee de son passage, gardant une main protectrice sur son corps... « C’est toi Leither ?" Oulaaa on connaissait mon prénom?! Ça commençait bien! "Qu’est-ce que tu fais encore là ?!" Heuuu, j'étais un peu là avant que vous n'arriviez, et vu que vous boucher la porte, je suis un p'tit peu coincée à l’intérieur, juste un p'tit peu...  "Tu ne penses pas avoir fait assez de mal comme ça ? Tu veux quoi, en rajouter un peu plus ?! La détruire jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus remonter à la surface ?" Olalalala.... La quoi?? J'avais quoi??? Mais c'était une habitude par chez eux de tout mettre sur le dos des autres ou quoi?! Elle débarquait de je ne sais ou, et du haut de son cheval blanc avait décidé que j'étais la méchante de l'histoire?! Est ce qu'au moins elle connaissait les tenants et aboutissants de cette affaire!!! "Quand une personne te dit non, tu l’écoutes au lieu de la défier. Surtout quand tu ne sais pas qui elle est vraiment, ni ce qui lui fait si peur ! Tu n’es qu’une gamine, tu ne fais que suivre tes envies sans penser aux conséquences. Et si tu ne comprends pas ce qu’il se passe, apprends au moins de tes erreurs et respecte ce qu’on te demande. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé et je ne sais pas comment ça s’est passé, mais elle t’a demandé de la laisser tranquille et ça me suffit pour comprendre qu’il est temps pour toi de partir, et vite ! » *OK! Respire lei, respire... Tu ne t'énerves pas, tu restes calme...* Je bouillais littéralement de l’intérieur alors que mon faciès restait neutre... Il n'y avait que mon regard qui trahissait la rage qui était mienne. "Quand une personne te dit non?" Qui avait dit non à qui? A quel moment? A quoi faisait elle référence?!! Kenlee et moi avions eu un échange de mots qui s'était mué en une étreinte brisée par la lâche agression de skinheads!!! DE SKINHEADS!! Est ce que quelqu'un pouvait remettre un peu les choses dans leurs contextes, reconnaitre les victimes de cette affaire et les coupables!! J'étais atterrée! J'avais l'impression que le monde tournait à l'envers, et dans un sens il tournait bien à l'envers puisqu'on arrivait à défendre des violeurs en prétextant que les femmes agressées incitaient au viol par leurs tenues, langages, gestuels, regards ou autres!! Mais merde!! Ce n'était pas parce que nous nous étions embrassé, car a ce que je sache il faut etre deux pour le faire, que nous avions cherché une quelconque agression... Le baiser n'en était pas la cause, la BÊTISE, la VIOLENCE GRATUITE l'étaient! Je ne bougeais pas entravée par une multitudes de sentiments et ressentiments comme l'injustice, la rage, le dégout et j'en passe... Mais la blonde avait raison sur un point, kenlee m'avait demandé de m'en aller, elle était entre de bonnes mains, j'avais la réponse au pourquoi elle n'avait pas pris de mes nouvelles, je n'avais plus rien à faire ici... Ne laissant rien transparaitre, le silence était la meilleure réponse face à ces amas de conneries, je me dirigeais vers la porte ou je m’arrêtais une fraction de seconde près de l'inconnue... "Prenez soin d'elle, elle en a grandement besoin..." Dépassant les deux femmes, je me dirigeais vers l’extérieur de la demeure pressant le pas pour passer le portail. Ce n'est qu'une fois au dehors masquée par le mur que je m'accroupis cherchant l'air qui me manquait. J'étais si en colère, ressentais un tel étau autour de ma poitrine que j'avais l'impression de suffoquer... Titubant légèrement, je me rattrapais sur un pan de mur haletante sentant monter en moi un cri de rage, lorsque... "(bruit de frein) Mlle vous allez bien? Voulez vous que j'appel les urgences?" Bifurquant sur moi meme, essayant d'afficher un faciès neutre, je répondis que tout allait bien ce qui ne sembla pas convaincre l'inconnu... "Écoutez, je vois bien que ca ne va pas fort... Voulez vous que je vous conduise quelque part? Je me rends sur gaeltacht, si ..." M'approchant de la portière affichant un sourire de remerciement... "Je veux bien, merci... Je cherchais à m'y rendre." Mensonge, mais je sortais de la maison de kenlee et demander à ce qu'on me dépose sur titanic n'était pas concevable. Durant le trajet j'envoyais un message à mike afin qu'il me récupère sur gaeltacht près du complexe sportif. Remerciant encore mon chauffeur, je ne tardais pas à apercevoir la voiture de mon ami... "(s’arrêtant près de moi)  Alors cette rencontre?"
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Titanic quarter, bar galerie de mikeal...

"Tu le laisses parler leither, on verra ce qu'il a à dire! (faisant les cent pas, sourcils froncés) On verra bien ce qu'il a à dire!!" Mikeal était plus en colère que moi... Je lui avais tout relater n'omettant rien, et c'est tout aussi consterné que moi qu'il avait tout écouté sans broncher. Mais une fois celui ci fini, il était entré dans une fureur que je ne lui connaissais pas... Soulevant les bonnes questions comme "comment la blonde connaissait mon prénom? Pourquoi m'accusait elle d'avoir fait du mal à kenlee? D’où tenait elle ses informations pour le moins incomplètes et fallacieuses?" Nous en étions arrivés à la même conclusion qu'il n'y avait qu'une personne présente ce soir là, qui connaissait mon prénom et kenlee: Nate! Malgré mes réticences, mike avait contacté james prétextant être en présence d'une personne détenant une pièce rare dont lui avait fait part nate; Et que si celui ci désirait en faire acquisition, c'était maintenant ou jamais... Une heure plus tard, les deux hommes pénétraient dans la galerie serrant chaleureusement la main de mike qui ferma à clé derrière eux, me faisant signe de la tête que je pouvais sortir de ma cachette, celui ci s'accouda au bar regard mauvais posé sur nate... "Je crois que tu as des choses à nous dire nate..." Bifurquant en direction de mike regard étonné... "Je... Quoi?" Je n'en tenais plus, sortant de ma cachette comme une lionne en cage, je fonçais sur nate qui se retournant surpris par ma présence, ne pus esquiver le magnifique coup de poing que je lui balançais en pleine figure... "LEITHER? Mais... NON!" m'attrapant par les hanches me soulevant du sol, james tentait de m’empêcher de m'en prendre une nouvelle fois à son ami qui était plus surpris que sonné... "Leither calme toi, mais qu'est ce qui.... " Me débattant laissant éclater toute ma rage... "Lâche moi james! LÂCHE MOI, TU ME FAIS MAL!" Réalisant qu'il me tenait un peu trop près de ma cote celui ci me lâcha s'excusant, non sans me maintenir par les épaules... "CE CONNARD, CET ESPÈCE D'ENFOUARE A ETE COLPORTER DES MENSONGES SUR MOI!!" N'y comprenant rien... "Mais qu'est ce que..." Me débattant... "DEMANDE, DEMANDE A TON CHER AMI CE QU'IL A DIT A CETTE BLONDE SUR MOI!!! Ayant un peu de mal à respirer, je cessais de me débattre cherchant mon souffle sous le regard inquiet de james... "Je ne vois pas de quoi tu..." Un bruit sourd interrompit la phrase de nate qui cette fois ci se retrouva à terre... Attrapant celui ci par le col, mikeal le souleva et le plaqua contre le bar... "Tu vas nous dire la vérité, car sinon je peux te promettre que tout le monde saura que tu es un bi soumis aimant qu'on l'entrave avec une laisse et qu'on le fouette!" Approchant son visage menaçant... " Et sois assuré qu'il te faudra un bon chirurgien plastique, en sortant d'ici!" S'emportant nate tenta de se dégager, mais mike prit l'ascendant menaçant de son poing l'anglais..." LA VÉRITÉ!" Levant les mains... "OK,OK,ok... J'ai bien prévenu niahm... mais... c'était pour kenlee, parce que leither l'a poussé à dépasser ses limites, l'a provoquée, manipulée et mise à nue dans un espace public!! Et maintenant à cause d'elle, kenlee s'est faite agressée de nouveau!!! Tout ca parce qu'elle n'a pas voulu l'écoutée, entendre ses réticences, parce qu'elle n'est qu’une gamine qui suit ses envies, sans penser aux conséquences!!" Relâchant nate sous le choc de ses propos, mikeal recula regard de dégout porté sur l'anglais. Quand à moi, je n'avais pas bougé encaissant tout ce qui venait de ce dire... Je comprenais un peu mieux la colère de la blonde, parvenais à voir sous quel angle ces informations lui avaient été fournis. Abasourdie, je ne savais quoi répliquer tant tout cela n'était qu'un immense tas de bulshits! James quand à lui avait relâcher son emprise sur mon épaule, caressant celle ci, la pression exercée mettant à nu ses émotions...

Arrangeant ses habits, nous regardant tour à tour. nate n'en menait pas large.. "Quoi?! Pourquoi vous me regardez comme ca, hein!! (s'énervant) Est ce que vous savez comme il est dur pour nous d'évoluer dans un monde sélect tout en devant nous cacher, répondre aux attentes de nos parents, de nos amis, de nos connaissances!! Jouer le role que l'on nous attribut, sans jamais se plaindre ou revendiquer! (rire jaune) Est ce que vous avez la moindre idée, de ce que c'est qu'avoir une peur viscérale qu'on ne vous perce à jour, que votre monde s'écroule par un simple ouï dire?! Non!!! Parce que vous n'êtes pas comme nous! Vous ne portez pas notre fardeau, vous ne.... " "LA FERME!  (tremblant de tous mes membres) FERME TA GRANDE GUEULE!" J'étais écœurée, écœurée par ces propos, par son pathétique monologue, sa pitoyable tentative de justifier ses actes! "Je comprends mieux kenlee à présent... (regard haineux, ton glacial, voix posée) Hooo oui, je la comprends bien mieux! (M’avançant) Je comprends pour qu’elle raison elle si embourbée, que dis je emmurée à la limite de l’asphyxie dans sa vie!! Ce n'est pas à cause de ses préférences sexuelles, ou du plausibles regards des autres, non! Le problème... (grimaçant) se sont les rats comme toi qui lui servent d'"amis", qui l'aide à creuser sa tombe, qui la privent d'air car eux même suffoquent dans leurs petites vies minables! (m’avançant) Comment peut elle se libérer de ses peurs quand des couards comme toi l'alimentent!?! Comment peut elle s'élever, quand pétri de jalousie devant son potentiel, ceux qu'elle prend pour ses "amis" la tirent vers le bas!! (rire jaune) J'ai dit ici meme à kenlee qu'elle empestait la peur, mais ce n'était pas son odeur que je sentais... mais la tienne et celle de tous les autres qui se veulent ses "amis"! (m’avançant) J'ai poussé kenlee à dépasser ses limites? Non... je n'ai rien fait de cela, elle l'a fait toute seule, bien avant que l'on vienne ici elle m'a embrassé sur la terrasse d'un restaurant en plein service, et meme si nous étions à l'écart, nous n'étions pas invisibles! Elle s'est désenclavée seule de VOS chaines!! J'ai manipulé kenlee??? On parle bien de ton amie non? Donc d'après toi, la femme accomplie et d'expérience qu'est kenlee se serait fait manipuler par une jeune femme de vingt cinq ans?!! On voit un peu toute la considération que tu as pour ton "amie"!! (M'appuyant sur le bar) Laisses moi te dire nate... Que kenlee est mille fois plus intelligente, futée et intuitive que tu ne le penses et ne le sera jamais. (regard de dégout) n'associe pas son nom à ta médiocrité! (réalisant) En fait, je ne vois meme pas pourquoi j'use ma salive avec toi! Une simple menace de mettre ta vie a nue, et tu écartes les fesses... C'est pitoyable! Mais puisque tu aimes tant cette position, tu vas tout me dire sur cette première agression, sur la blonde et après tu foutras le camps loin très loin d'ici!" Sous les menaces de mikeal et james, nate raconta tout comme la pute qu'il était... Nous le menaçâmes tout de meme de faire de sa vie un enfer, s'il lui prenait l'envie meme sous la menace de raconter quoi que ce soit sur kenlee et sur moi. James parachevant celle ci en lui rappelant que son yach était pourvu de caméra de sécurité, et c'est la "queue" entre les jambes que nate quitta les lieux... J'étais épuisée, épuisée et définitivement de retour à mon style de vie en retrait de tout et de tous. Embrassant mikeal, je sortis suivi de james qui avait proposé de me ramener chez moi... "(fermant la porte de sa voiture) Bon alors, tu es sur de vouloir rentrer chez toi? (jouant du sourcil, faisant l’imbécile) On pourrait aller sur mon yach..." Tentant de ne pas rire, je ne résistais pas longtemps... "(rire) tu ne perds jamais le nord toi!" Faisant tourner son moteur... "Jamais! mais parfois de très jolies femmes me font perdre la tete" Éclatant de rire, je secouais la tete sous les propos de l'anglais..."Et ça, ça fonctionne?!" Rigolant à son tour "Humm apparemment pas toujours..." Soupirant bruyamment, j'hésitais 2 secondes avant de lui répondre la voix légèrement enraillée... "Et si on prenait ton jet? (baissant la voix) j'aimerai faire un tour en Angleterre..." Souriant tendrement, james caressa de son pouce ma joue avant de répondre la voix enjouée... "God save the queen!"

Fin du rp pour leither...


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Kenlee Prescott
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↳ ÂGE : 41 ans
↳ CÔTÉ COEUR : mariée à un homme de qui elle est infidèle, et toujours amoureuse d'une femme qu'elle a quittée il y a 16 ans.
↳ ORIENTATION : publiquement hétérosexuelle, intimement homosexuelle
↳ OCCUPATION : soliste dans un grand orchestre symphonique et professeur de musique au conservatoire de belfast
↳ QUARTIER : queen's quarter
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↳ AVATAR : kate beckinsale

MessageSujet: Re: leave me alone. alone. [Leilee]   Jeu 19 Jan - 12:32

Je déteste ce côté provocateur qu’a Leither. Je ne sais pas exactement pourquoi mais présentement je le déteste. Si il y a quelques jours, à notre rencontre, il me faisait rire, m’attirait presque, aujourd’hui j’en suis fatiguée et surtout je me rends compte qu’il a fini par me mettre en danger. Alors oui, avec elle j’ai ressenti une forme de nouveauté, une prise de liberté que je n’avais que trop peu ressenti avant de la connaître. Celle que j’avais laissée venir en me mettant avec Niamh, en vivant avec elle une merveilleuse histoire d’amour. Mais tout s’est effondré sans que je n’ai rien pu faire, et pire, j’ai accentué la chose en quittant les environs plus vite que je n’aurai dû. Aujourd’hui, Leither fait remonter beaucoup trop de choses, autant en moi que dans ma vie, et je ne compte pas la laisser faire. Elle use de chantage et je compte bien lui expliquer qu’elle n’a pas intérêt de jouer à ce jeu là avec moi. Je l’ai laissée faire jusqu’à présent, mais je refuse de la laisser dicter ma vie comme elle semble vouloir le faire. Je ne doute pas qu’il s’agisse là d’une envie de me réveiller, de m’éveiller même, qu’elle ait un bon fond et que tout ça ne soit qu’en ma faveur. Mais je ne suis pas prête, pas prête à la laisser faire, à la laisser bousiller toutes ces années où j’ai travaillé dur pour parfaire ma couverture. Je ne la laisserai pas tout gâcher. J’aurai pu aussi me calmer, lui dire tout ça avec un peu plus de courtoisie et de calme. Mais le sourire narquois qu’elle m’offre a le don de me mettre hors de moi, et je n’arrive plus à me retenir. Elle doit partir, j’ai besoin d’air, besoin de me retrouver seule pour hurler ma colère et ma frustration. Ou alors peut-être que je devrais lui sauter dessus et qu’on fasse l’amour comme des sauvages pendant des heures pour exorciser tous mes démons. Non mais Kenlee ça va pas bien dans ta tête. Je secoue cette dernière et soupire avant de me diriger vers la porte d’un pas décidé, demandant à Leither de prendre ses clics et ses clacs et de quitter ma maison. Je n’ai plus envie de voir sa petite mine provocatrice et son sourire mutin. Mais alors que la porte s’ouvre, je remarque la présence de Niamh et je sens mon poids peser soudainement le double de d’habitude. Mes jambes flageolent, mon coeur s’emballe et la bouteille de martini s’explose sur le sol dans un bruit de fracas légèrement étouffé par la moquette, laissant les effluves d’alcool se répandre dans la pièce. La blonde ne tarde pas à réduire l’espace entre nous pour me prendre dans ses bras et c’est comme une sorte de délivrance. « Je suis là Kenlee. Tout va bien, tu vas bien ! » Ses bras me serrent un peu plus et je reste les bras ballants, soufflée par sa présence, fatiguée parce que j’ai vécu cette dernière semaine. Je suis à bout de forces. Je laisse tomber ma tête sur son épaule et finis par enfouir mon visage dans son cou, levant difficilement mes bras pour lui rendre un semblant d’étreinte. Elle me berce tendrement et son odeur me calme presque instantanément. Je retrouve notre bulle, celle dont elle se servait pour me calmer chaque fois que j’en avais besoin. Mais l’étreinte n’est que de courte durée quand Niamh remarque la présence de Leither. Le crains le pire. Je ne sais pas si elle sait qui elles sont l’une et l’autre, ce qu’elles représentent pour moi respectivement. Niamh se décale et vient de poser tel un bouclier devant moi, gardant toujours le contact de sa main sur mon corps comme pour me prouver qu’elle est de mon côté. Et voilà qu’elle prend ma défense telle une louve sentant la menace s’abattre sur ses proches. Je suis soufflée d’entendre ce qu’elle a à dire, son ton est dur ses mots hachés, elle ne passe pas par quatre chemins pour dire à Leither ce qu’elle doit entendre. Je me garde bien de rectifier ses propos qui sont parfois un peu éloignés de la vérité. On verra plus tard pour ça. J’ose à peine regarder Leither qui, la connaissant un minimum, serait tou à fait du genre à partir dans une colère non maîtrisée. Mais à ma grande surprise, la jeune femme se terre dans un mutisme qu’elle choisit face à la grande blonde qui me sert désormais de bouclier. Je suis soufflée d’une telle maîtrise de la part de la jeune femme. « Prenez soin d'elle, elle en a grandement besoin… » Je ferme les yeux en soupirant un peu alors que Leither passe près de nous pour quitter la maison. J’ai bien vu la déception et la douleur dans son regard. Et la culpabilité dans un coin de mon âme. Mais pour le moment, je ne suis focalisée que sur la présence de Niamh. Elle se tourne à nouveau vers moi et je plonge mon regard meurtri dans le sien, mais infiniment reconnaissant d’être arrivée jusque là pour me tirer d’affaire. « Comment tu as su ? » Je suis incapable de retenir mes larmes à nouveau. Trop d’émotions, trop de sentiments mêlés. Et sa présence qui m’inonde. Je fonds tout contre elle et pleure à chaudes larmes en la serrant contre moi comme si ma vie en dépendait. « J’ai eu tellement peur… excuse-moi… » Mon discours n’a ni queue ni tête, elle ne comprendra pas, mais moi je sais pourquoi je m’excuse.
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MessageSujet: Re: leave me alone. alone. [Leilee]   Jeu 19 Jan - 21:45

J’observai la jeune femme sans jamais dévier mon regard. De savoir qu’elle était celle qui avait manipuler Kenlee, qui l’avait mise dans une telle situation me rendait furieuse. Mais plus que tout, c’était la peur qui m’animait, la peur et l’inquiétude que la brune ne s’en remette pas me faisait devenir plus féroce que jamais. La gamine avait beau essayer de me transmettre toute sa rage à travers ses pupilles, elle n’était qu’un moucheron à mes yeux, un de ces minuscules insectes inutiles qui ne faisaient que pourrir nos vies quand ils s’approchaient de trop près. Elle ne me faisait pas trembler, elle n’avait aucune chance de me faire du mal, mais elle semblait avoir encore trop d’influence sur Kenlee. Me préparant à toute attaque de sa part, je restai parfaitement sur mes gardes tout en restant attentive aux faibles mouvement de la brune contre ma main. Voyant la jeune s’avancer vers nous, je fis un pas sur le côté pour mieux la surveiller. « Prenez soin d'elle, elle en a grandement besoin… » Pas de protestations, pas d’explications, pas même de scénarios différents, étrange… Je continuai de la regarder d’un air suspicieux jusqu’à ce qu’elle ouvre la porte d’entrée et disparaisse de mon champ de vision. Ce ne fut qu’à ce moment-là que je sentis mon corps se détendre lentement alors que je me tournai de nouveau vers mon ancienne compagne. Celle-ci semblait plus mal que jamais, autant physiquement que mentalement. Tout dans son regard m’indiquait qu’elle n’avait plus de force, c’était à peine si elle tenait encore debout. « Comment tu as su ? » Sa voix était chamboulée, brisée. Ses yeux se brouillèrent presque immédiatement sous les larmes. Et je la vis s’avancer vers moi avant même que je ne puisse penser à une réponse. Je la pris dans mes bras, tendrement, et recommençai mes douces caresses. Je pouvais sentir son cœur battre à toute vitesse contre ma poitrine tant elle me serrait fort dans ses bras. Je ne savais pas comment la rassurer, comment la faire se sentir mieux, alors je me contentai de poser ma tête contre la sienne tout en continuant mes gestes rassurant pour lui faire sentir ma présence. « J’ai eu tellement peur… excuse-moi… » Je la serrai un peu plus dans mes bras lorsque je la sentis trembler, comme pour absorber sa peur. « Eh, ne t’excuse pas, tu n’as rien fait de mal. Tu n’es pas responsable de tout ça, tu es la victime, tu n’as pas à t’excuser. Et rien, tu m’entends, rien de ce que tu as pu faire n’est mal. Tu n’as rien à te faire pardonner. » Je décalai légèrement ma tête de la sienne pour venir déposer un baiser sur sa tempe. Doucement, je relâchai mon étreinte et vins poser mes mains autour de son visage, mon regard plongeant dans le sien. D’un geste délicat, je viens capturer les larmes qui coulaient sur ses joues, puis je vins prendre sa main et me mouvait lentement en direction du piano, prenant soin de contourner les débris de verre. Je m’installai sur le banc du piano, me décalant pour laisser de la place à Kenlee. Prenant ses mains dans les miennes, je penchai ma tête sur le côté pour attirer son attention vers moi. « Qu’est-ce que tu ressens ? » Il ne servait à rien que je lui demande comment elle allait, il n’y avait pas besoin de mot pour savoir que ce n’était pas le cas. Mais elle pouvait ressentir tellement d’émotions différentes, dans des intensités variables. Et elle devait mettre des paroles sur ses émotions pour mieux les comprendre, les intégrer. Seulement, son regard me fuit bien trop vite pour que je puisse essayer de deviner ce qu’il se passait dans ses pensées. Je lâchai alors ses mains et me retournai sur le banc. Les questions ne suffiraient pas, pas après toutes ces années sans se voir. Je ne la connaissais plus, elle ne me connaissait plus. Mais il y avait une chose qui nous liait toujours et c’était sans doute la seule chose qui pourrait l’aider. « Ferme les yeux. » Ma voix n’était qu’un murmure. Mes doigts se posèrent silencieusement sur les touches du piano. Je ne savais pas ce que je pouvais jouer, ce que je devais jouer pour la faire se sentir mieux, alors je laissai volontairement mes souvenirs remonter à la surface. Mes doigts se mouvèrent avec agilité sur la surface froide des touches, mon pied appuyait et relâchait la pédale au rythme lent de la mélodie. Mes yeux fixés sur le piano, je ne distinguai plus ce qui m’entourait. Devant l’alternance de noir et de blanc se jouait des scènes courtes, mais puissantes, dans un tempo soutenu. L’arrivée à l’internat. Ma rencontre avec Kenlee. Nos défis. Notre premier morceau. La découverte de cette âme réprimée, perdue. Les sourires et rires harmonieux. Une force sans pareille. Une vie inimaginable, inimitable, rêvée. Des voix sombres, des mots impitoyables. Des coups qui tombent. Une peur soudaine, une peur pour elle. Le noir, complet. Un réveil dans la souffrance. Un manque, une absence impossible à combler. Un nouveau bonheur, une nouvelle vie. Un sourire inconnu qui efface tout le passé et construit un nouveau présent, un nouveau futur. Il était possible de s’en remettre, j’en étais la preuve, ma fille en était la preuve. Et elle aussi pouvait s’en remettre. Le chemin était long, parfois compliqué, mais il avait une fin. Comme une partition de piano particulièrement complexe. Comme son adaptation dans un duo de harpe et violon. Mes doigts ralentirent le tempo, laissant la fin de la mélodie résonner faiblement dans le silence. Alors que je laissai mes bras retomber contre mon corps, je saisis l’une des mains de Kenlee et la serrai doucement tout en fermant les yeux.

la musique jouée
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Kenlee Prescott
serendipity

↳ ÂGE : 41 ans
↳ CÔTÉ COEUR : mariée à un homme de qui elle est infidèle, et toujours amoureuse d'une femme qu'elle a quittée il y a 16 ans.
↳ ORIENTATION : publiquement hétérosexuelle, intimement homosexuelle
↳ OCCUPATION : soliste dans un grand orchestre symphonique et professeur de musique au conservatoire de belfast
↳ QUARTIER : queen's quarter
↳ INSCRIT LE : 27/11/2016
↳ CLICS : 101 ↳ POINTS : 120
↳ PSEUDO : shutterisland
↳ AVATAR : kate beckinsale

MessageSujet: Re: leave me alone. alone. [Leilee]   Mar 24 Jan - 10:53

Je suis totalement perdue dans mes sentiments, mes pensées. Tout se chamboule. Niamh est là, elle est venue me chercher, me sauver sans doute. Je ne sais même pas comment elle a su où j’habitais, comment elle a su que j’avais besoin d’aide, besoin d’elle. C’est une succession de questionnements incessants, sans compter cette migraine atroce qui est en train de sévir dans l’intégralité de mon crâne. Je fonds dans les bras de mon ex, sans réfléchir, comme un besoin irrépressible de sentir son corps contre le mien, ses bras autour de moi, son parfum ravir mes narines. Comme un souvenir d’antan. « Eh, ne t’excuse pas, tu n’as rien fait de mal. Tu n’es pas responsable de tout ça, tu es la victime, tu n’as pas à t’excuser. Et rien, tu m’entends, rien de ce que tu as pu faire n’est mal. Tu n’as rien à te faire pardonner. » Elle parle certainement des faits récents, mais mes excuses à moi, elles parlaient de nous. De ce jour où je l’ai laissée seule dans ce lit d’hôpital, seule parce que j’avais une peur bleue de continuer tout ça, de continuer de nous mettre en danger. Mais putain ce que j’ai eu mal, pendant des jours, des semaines, des mois entiers j’ai pleuré le manque horrible que je ressentais. Ne plus sentir sa présence chaque jour, son parfum pour m’endormir, sa main pour me réveiller, sa voix pour égayer mes journées. Et ces journées sont devenues si ternes que je me suis renfermée dans un personnage qui n’aurait pas dû m’aller si bien, qui n’aurait pas dû absorber ce que j’étais vraiment au plus profond de moi. Et cette femme qui a aimé Niamh, je ne sais même plus si elle serait capable de ressortir. D’assumer.

Niamh dépose un tendre baiser sur ma tempe et j’ai du mal à calmer mon corps qui tremble encore sous l’émotion, mes yeux qui pleurent sans arriver à s’arrêter, et ma tête qui me crie beaucoup trop de choses contradictoires. Mais lorsqu’elle vient plonger son regard dans le mien, je m’électrise, tout se fige et il n’y a plus rien. Plus rien mis à part elle et moi. Délicatement elle vient essuyer mes larmes et je la laisse faire, fermant les yeux une longue seconde pour apprécier son geste tendre. Puis sa main vient chercher la sienne et je la suis sans broncher, sans réfléchir, naturellement. Nous prenons place sur le banc du piano et je soupire un peu, avant qu’elle ne vienne récupérer mes mains. « Qu’est-ce que tu ressens ? » Les larmes remontent immédiatement et cette foutue boule dans ma gorge m’empêche de parler. Niamh le comprend bien vite et elle lâche mes mains pour se tourner face au piano. « Ferme les yeux. » Je ne cherche pas à comprendre et obéis, fermant les yeux avant d’entendre quelques notes, notes qui se succèdes les unes aux autres dans une mélodie d’une douceur infinie. Je me laisse porter par la musique, l’instant, les notes de parfum de cette femme que je n’ai jamais cessé d’aimer. Ma respiration se fait plus calme, plus régulière et mon corps se détend à mesure que les notes réchauffent mon coeur. Les yeux toujours clos, je me laisse emporter par les souvenirs, notre rencontre, notre premier regard, tous ces éclats de rire, et c’est comme si nous étions liées, Niamh change de tempo, ralentissant les notes pour aller avec mes souvenirs, ceux de notre agression, des mots violents, des coups, du souvenir du visage tuméfié de Niamh. Une nouvelle fois ma gorge se serre, mais heureusement elle fait en sorte de redonner de l’espoir dans sa mélodie, comme pour ne pas me laisse flancher. Puis elle ralentit et le morceau touche à sa fin. Je prends une inspiration un peu plus grande comme pour me redonner un semblant de force. La main de Niamh vient chercher la mienne et j’entrelace nos doigts avant de la serrer, comme pour la remercier sans avoir besoin de prononcer un seul mot. Et je porte sa main sur les touches à nouveau, avant de la lâcher pour venir poser mon autre main sur le piano. Une légère inspiration et je commence, quelques notes de cette partition qu’on aimait jouer toutes les deux. A quatre mains (musique). Niamh ne tarde pas à me rejoindre et nous partageons ce moment comme pour lier à nouveau nos âmes, comme pour nous pardonner des erreurs, des mots, de l’absence. Un faible sourire naît au coin de mes lèvres alors que mon coeur tambourine dans ma poitrine. S’il devait y avoir un remède, un seul. Ce serait elle. Nous terminons le morceau et je laisse échapper un léger soupir, mais pas aussi lourds que ceux que j’aurai pu avoir un peu plus tôt. Et puis sans regarder Niamh, les yeux rivés sur les touches bicolore, je prends la parole d’une voix peu assurée. « J’ai rencontré Leither à la fac où je faisais une intervention. On a partagé un duo piano-violon, c’était juste après qu’on se soit vues toi et moi au conservatoire. J’étais complètement paumée et je me suis laissée aller dans cette impro comme si ma vie en dépendait. Alors il s’est passé quelque chose entre elle et moi, j’ai pas bien compris quoi. On a passé la soirée ensemble, on s’est revues quelques jours plus tard. Y’avait une certaine attirance entre nous mais c’était… je sais pas trop comment le qualifier… » Je soupire un peu et tente de faire le tri dans ma tête pour poursuivre. « Elle avait cette lubie de me réveiller, de m’aider à sortir de cette fausse vie dans laquelle je m’étais laissée aller. On s’est embrassées au restau, et puis elle m’a emmenée dans une galerie photo et je l’ai envoyée chier parce que je voulais pas me montrer avec elle devant les gens de mon milieu. J’ai fini par partir et elle m’a rejoint dehors. » Je repense à cette scène et voilà que je me tends à nouveau. « On s’est embrassées et c’est là que le groupe de mec est arrivé, tout est allé super vite, ils l’ont foutue à terre et un autre a essayé de me… » Je serre les mâchoires et sens à nouveau l’émotion me parcourir. Je me racle la gorge pour tenter de finir l’histoire. « Elle est pas totalement fautive, je l’ai laissée faire, j’aurai pas dû. C’est une fille impulsive, elle est jeune, elle a besoin de vivre, et elle voulait que j’en fasse de même. » Je passe mes mains sur mon visage comme si ça pouvait m’aider à me réveiller d’un cauchemar. Mais non. « C’était toi. » Je me rends compte que ces trois mots ne veulent rien dire, alors je tente de m’exprimer. « C’était toi que je cherchais à travers elle, et ça m’a rattrapée, plus vite que j’aurai imaginé. Et pas de la meilleure façon qui soit… »
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